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dimanche 29 janvier 2012

Un beau samedi qui laisse des traces!!

Hier, 28 janvier, c'était le jour de l'anniversaire de mon ancienne colocataire et actuelle cousine, venue me visiter dans mon Alsace profonde à trois reprises et dont je m'ennuie terriblement!!!!

Elle a eu 40 ans, est devenue vieille et ratatinée comme moi, c'est du moins ce que je constaterai certainement à notre prochaine rencontre, et j'espère qu'elle a passé une crisse de belle journée!!!

Hier, c'était aussi samedi, jour de nos courses hebdomadaires que nous préférons maintenant faire sur le sol allemand puisque tout y est pas mal moins cher et souvent de meilleure qualité!!! J'ai été étonnée de voir toutes les variétés de fromages à tartiner allégés!!! Saveur de poivron grillé, aux fines herbes, à l'ail... alors que - du moins dans mon supermarché de ma région - en France je dois me contenter du fromage nature, ce qui est beaucoup moins agréable lorsque l'on ne peut varier les plaisirs!!!

J'ai d'ailleurs acheté de quoi faire de la bonne soupe aux pois dont je vous donnerai peut-être la recette si vous êtes sages... (en fait, si elle n'est pas réussie, je ne vous la donnerai pas sous prétexte que vous n'avez pas été sages!)

En soirée, nous nous sommes rendus à Strasbourg dans le but d'aller voir les Cow-boys fringants au Zénith. J'ai été très heureuse de voir qu'il y avait du monde à profusion, que des artistes québécois avec l'accent et les expressions bien québécoises pouvaient séduire un public français. 

J'ai été un peu déçue de ma soirée... en particulier parce que nous n'avions pas de place assise et que j'ai passé l'âge de rester debout pendant deux heures... ce qui fait en sorte qu'aujourd'hui, à l'heure où je vous raconte tout ça, je carbure aux Advil avec des douleurs lombaires s'étendant jusqu'aux genoux... Je suis vieille et je l'assume!!!

Cet inconfort, que je ne supporte plus, m'a grandement empêchée de profiter positivement de ce qui se passait sur la scène.

Je n'ai jamais adoré ce groupe, mais comme c'est à peu près le seul qui vient jusqu'ici, et qu'il venait pour la quatrième ou cinquième fois depuis mon départ du Québec, j'espérais toujours y aller afin de me plonger un peu dans l'atmosphère. Mon frère me les avait fait connaître en m'envoyant un de leurs CD avec une chanson pour moi. Ca m'avait touchée de sa part et j'avais trouvé le groupe sympa, surtout leurs paroles (je ne suis pas fan de musique, mais de textes, ce qui me distingue énormément du mari dont je suis la femme qui, lui, peut entendre un texte de merde sur une belle musique... il kiffe!!!!)


Après, ben... je ne sais pas si je peux me permettre de dire réellement ce que je pense...


Et puis merde!!! Je fonce!!!!! Je trouve que ça fait petit groupe de garage qui fait de la musique entre chums qui ont été au bon endroit au bon moment et qui n'ont ni le talent nécessaire pour réussir vraiment, ni le charisme, ni grand-chose, quoi!!!!! Ce n'est pas harmonieux musicalement, les enchaînements ne sont pas beaux, ça fait amateur!!!! Rien n'est original, leurs costumes sont clichés, leur musique utilisant le côté folklorique modernisé n'a rien de nouveau, ils plaisent comme par hasard, comme si leur succès avait été gagné au loto... sans parler de nombreux textes tellement inspirés par ceux d'autres chanteurs que ça frise un peu trop le ridicule... ou de leur côté Indochine à toujours réutiliser une combinaison gagnante...


De plus, voir le chanteur essuyer sa bouche salivante et son front transpirant à l'aide de sa cravate m'a quelque peu dégoûtée... à toutes les deux minutes il te prenait ça et se passait la cravate dans le visage, un peu en dessous des bras, une touche derrière les... bon, en tout cas... 


J'ai tout de même passé un beau moment à regarder les gens apprécier un groupe de mon pays, j'ai eu du plaisir à entendre les morceaux que je connaissais mais je pense que si j'avais été confortablement assise, mon bien-être aurait été multiplié par deux!!!


Je ne retournerai pas les voir... mais je garde précieusement mon billet, en souvenir...

samedi 23 janvier 2010

Saltimbanco!!! Nous y étions!!

Cet après-midi, après avoir déposé les enfants chez leur mamie, Alex et moi avons filé vers Strasbourg et son Zénith afin d'aller enfin assister à Saltimbanco, le spectacle du Cirque du Soleil!!!

Déjà, en arrivant, j'avais le coeur gros et la larme à l'oeil... J'avais envie de les voir autant que de m'enfuir tant je savais avec raison que de me retrouver en présence de québécois me fait toujours autant de mal que de bien...

Dans l'entrée, une fille avec un accent gros comme ça de chez moi vend des programmes et alors que je lui en demande un:

- Ah, vous avez un petit accent, me dit-elle...

- Le même que toi, que je lui réponds... toute émue...
- Tu viens du Québec!!!!, s'exclame-t-elle alors!!!

Je me sens déjà chez moi, j'ai le coeur en fête et en sanglots, j'en tremble et j'en frémis, je suis dépassée et heureuse, paradoxale et fière de l'être!!!

C'est au moment de s'asseoir que nous déchantons quelque peu... Nous avions pris la décision de prendre les meilleurs billets, c'est un cadeau que l'on s'offrait et nous avions choisi d'en profiter au maximum...

Donc, nous sommes dans le carré, à quelques pas de la scène... mais nous ne voyons presque rien... Le fait qu'il n'y a personne derrière nous nous permet de nous lever ou de nous asseoir sur le dossier, ce qui aide un peu, mais nous sommes relégués dans un petit coin perdu... C'est à croire que nous sommes cachés, Harry Potter sous son escalier, Danielle et Alex dans leur niche à côté de la scène... J'aurais été à peine étonnée d'apprendre que les WC des artistes se trouvaient juste à côté...

Bon, ça nous fait râler un peu au début... mais quand ça commence...

C'est éblouissant!!!!!!!! L'orchestre et sa musique, les artistes-comédiens, les costumes, les personnages fantastiques, c'est un ensemble, un monde imaginaire et mystérieux...

Scotchée par un jongleur, alors que je ne suis pas très fan, il faut le faire!!!! Cet homme à la longue chevelure semble jouer avec ses balles comme il se rongerait les ongles, distraitement, souvent sans même les regarder, à une vitesse déconcertante, et tant et si bien que l'on ne peut s'empêcher de se retrouver dans la peau d'un enfant qui redécouvre cette magie du cirque!!!!

Que ce soit le clown savoureux, les acrobates, les boleadoras... c'est partout le top, excepté peut-être les acrobaties à vélo qui ressemblaient à tout ce qui se fait dans le domaine et qui m'a un peu ennuyée!!

Vous y allez avec votre enfant qui n'est pas passionné par le numéro présenté? Qu'à cela ne tienne, il y a constamment des personnages peuplant la scène et accrochant l'oeil qui par malheur s'égare et captivant d'une autre façon le spectateur menaçant de décrocher.

Alex et moi avons vécu un excellent moment et nous sommes promis que la prochaine fois, nous serions également de la partie, à une meilleure place, bien sûr... Plus loin de la scène mais bien, bien devant!!!

N'ayant pas réussi à insérer la vidéo que je voulais dans mon billet, je vous invite à vous rendre sur le lien suivant et à regarder le clip qui vous est proposé.

dimanche 28 juin 2009

Pensée du jour...

Perfectionniste comme toujours, Michael Jackson, désireux de faire un beau cadavre, s'est entraîné pendant des années avant de se laisser aller...

vendredi 26 juin 2009

Qui l'eût cru?

Ce matin, quand Alex m'a annoncé le décès inattendu de Michael Jackson, ma première réaction a été de quasi-satisfaction... Je n'avais plus ni admiration ni compassion pour la bête qu'il était devenue, et ses nombreux démêlés avec justice et médias avaient achevé de me rendre le personnage antipathique.

Pourtant, après quelques minutes, ma pensée revenait vers lui, et ce n'était plus le monstre blanc et grimaçant qui m'apparaissait, mais celui de mon adolescence, le Michael Jackson que j'aimais, que j'avais sur photo sur le mur de ma chambre... Un Michael Jackson encore noir, encore humain, artiste de grand talent, créateur et avant-gardiste, partie incontournable de tout ce qui se fait en musique aujourd'hui.

J'ai entendu parler de lui pour la première fois à l'âge de 12 ans, je me rappelle que les filles de mon âge, à cette époque, avaient des cahiers à spirales, des carnets, des agendas avec Michael en couverture...

Je me souviens de sa veste aux multiples zippers et des nombreux enfants de mon école primaire qui en portaient, de tous ceux qui arboraient fièrement LE jacket de Michael Jackson, noir ou rouge, selon les goûts...

Si je prends un peu plus de recul encore, je regarde cet homme, ce qu'il a été comme ce qu'il est devenu... et je pense que de mourir comme ça d'une crise cardiaque à 50 ans, à l'aube d'une nouvelle tournée, était ce qui pouvait lui arriver de mieux.

Ni réellement enfant ou adulte, ni vraiment homme ou femme, ni noir ni blanc, ce produit de consommation n'avait plus rien d'humain. L'artiste qu'il a été mérite un grand hommage, l'humain une simple larme de commisération.

Mais plus que tout, c'est à mon propre vieillissement que s'attaque cette nouvelle qui m'a prise par surprise... Je me suis rendue compte que Michael Jackson était mort, qu'il avait 50 ans... donc que moi, j'en aurais bientôt 39 et qu'il y avait plus de 20 ans que j'avais entendu prononcer son nom pour la première fois...

Pour beaucoup, ce fut un grand coup... parce qu'il a accompagné l'adolescence d'un grand nombre de personnes... et que sa disparition est très symbolique pour celles qu'il a "vu" grandir!

Le pantin est mort, l'artiste est encore là!

jeudi 13 septembre 2007

Comme une odeur de muscles - Fred PELLERIN

Je viens de le découvrir!!!

On m'en a fait cadeau, comme ça... en me disant que c'était vraiment bien...

Je l'ai mis dans le lecteur un soir... et mon homme et moi avons tenté d'écouter ça... sans succès dans le cas d'Alex!

Alors, le lendemain, tout en popotant, je décide de me taper le CD de Fred Pellerin, toute seule dans ma cuisine!

Et j'ai compris que l'espèce en voie de disparition du conteur de légendes québécois avait de la relève! Et de la bonne!

Je me suis littéralement écroulée de rire en écoutant l'histoire d'Esimésac Gélinas, un homme issu de quinze années de grossesse qui était tellement fort et tellement grand "que quand y pétait, ça sentait pas, ça goûtait!"

Les légendes du village de Saint-Elie-de-Caxton - Fred Pellerin précise que ça existe vraiment - sont passionnantes, drôles, naïves... et tout raconté avec un accent québécois à couper au couteau que ne peuvent comprendre que ceux ayant l'oreille bien adaptée; puisque mon homme, en dépit de son état d'époux de québécoise bien accentuée, n'y est pas arrivé!

Là où bon nombre d'artistes de cette province ne sont que pâles copies des anciens, Fred Pellerin se place à la droite d'Yvon Deschamps et à la gauche de Sol... Il a sa place, bien méritée, bien délimitée... Du dur, du vrai, du québécois bien dégorgé!

Des jeux de mots et un vocabulaire de maître avec un accent du terroir de Saint-Elie... Ca ne fait pas que s'écouter; ça se goûte!