- Quand je serai grand, je vais changer de prénom?
- Non!! Pourquoi? Tu préférerais?
- Oui, parce que je trouve que Jérémie ça va mieux pour un enfant...
- Tu dis ça parce que tu es un enfant mais quand tu seras grand, tu trouveras que ça va bien pour les grands!
- Mais comment vous avez choisi ce nom?
- C'est Claude-Anne qui a eu l'idée!! Parce que papa et moi, nous avions fait une liste de noms de garçon que nous aimions, mais nous n'avions aucune idée en commun!! Et Claude-Anne avait fait une liste aussi... qu'elle nous a lue!!! Et dedans il y avait Jérémie, et on a trouvé que c'était une bonne idée!!!
- Alors c'est Claude-Anne qui a choisi!!
- Oui!!
- Et c'est pour ça que c'est ma soeur??
- ...
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mardi 29 novembre 2011
Soeur de coeur... soeur de nom...
mardi 14 juin 2011
Parce que des fois, la vie...
Comme j'aime, comme j'aime donc voir mon homme être motivé pour le boulot, rêver l'avenir en couleurs et faire des projets!!!
La société a eu tellement de difficultés l'an passé que nous craignions réellement de ne pas arriver à garder la tête hors de l'eau... et là... je le vois partir souriant, travailler beaucoup, et bien, être fier de ce qu'il accomplit et plein d'espoir!!!
Et moi... ça me permet de me relâcher aussi... de refaire une place au désir dans mon quotidien et de me remettre au boulot avec le sentiment que ça sert vraiment à quelque chose!!!
Non, nous ne partirons pas en vacances cette année, mais nous aurons de beaux moments, et nous ferons quelques sorties en attendant la probable arrivée de ma mère en septembre.
Si le départ de Claude-Anne a créé un vide en moi, si j'ai eu du mal à me remettre à me bouger au quotidien (plus facile de se replier sur soi et de faire la limace), je me sens aujourd'hui prête à y croire encore... et si ma fille arrivait un jour à venir habiter près de moi... ce serait le paradis!!!
Ce qui est bon avec les rêves, c'est qu'on peut leur faire dire tout ce qu'on veut!!!!
En attendant, je prépare ma petite St-Jean avec quelques amis... et beaucoup de chez moi!!
La société a eu tellement de difficultés l'an passé que nous craignions réellement de ne pas arriver à garder la tête hors de l'eau... et là... je le vois partir souriant, travailler beaucoup, et bien, être fier de ce qu'il accomplit et plein d'espoir!!!
Et moi... ça me permet de me relâcher aussi... de refaire une place au désir dans mon quotidien et de me remettre au boulot avec le sentiment que ça sert vraiment à quelque chose!!!
Non, nous ne partirons pas en vacances cette année, mais nous aurons de beaux moments, et nous ferons quelques sorties en attendant la probable arrivée de ma mère en septembre.
Si le départ de Claude-Anne a créé un vide en moi, si j'ai eu du mal à me remettre à me bouger au quotidien (plus facile de se replier sur soi et de faire la limace), je me sens aujourd'hui prête à y croire encore... et si ma fille arrivait un jour à venir habiter près de moi... ce serait le paradis!!!
Ce qui est bon avec les rêves, c'est qu'on peut leur faire dire tout ce qu'on veut!!!!
En attendant, je prépare ma petite St-Jean avec quelques amis... et beaucoup de chez moi!!
mardi 7 juin 2011
Et c'est un départ... et plein de beaux souvenirs!!!
C'est avec des sanglots que nous nous sommes retrouvées, et les deux semaines passées ensemble n'ont été en gros que discussions sur tout et rien, sur le passé et l'avenir, des embrassades et des caresses...
Nous pleurions toutes les deux au moment du départ... les hommes étaient émus... ne savaient pas trop quelle attitude adopter, nous laissaient à notre douleur, notre angoisse... puisque après 4 années d'absence, le vide autour de nous est rempli de la question du moment où nous nous reverrons...
Alex et moi sommes rentrés dans un silence ponctué de sanglots sporadiques et de reniflements réguliers...
A notre arrivée les enfants étaient silencieux, eux aussi accusant le coup du départ de leur grande soeur qu'ils apprenaient tout juste à mieux connaître.
C'est sans parler que nous avons défait le lit d'appoint, changé les tables, nettoyé ce qui restait de nos derniers moments de partage...
Parce que... entre Claude-Anne et moi... tout s'est si bien passé... que la séparation n'en est que plus cruelle...
Mais... le souvenir de sa main dans la mienne, de nos accolades ne date plus de 4 ans; non plus que celui de son sourire, de sa voix...
J'ai été scotchée par sa grande maturité, son caractère fort et sa débrouillardise... Elle a les pieds sur terre, elle est forte, ma fille!!! Elle saura profiter de ce que la vie lui accorde!!!
L'appartement est bien vide, et nos repas préparés ensemble, les courses ensemble, les promenades me manquent terriblement!!!
Heureusement, j'ai Alex ici... et sa tendresse et ses caresses, et je sais qu'il comprend... tout comme je sais pertinemment que Michael, l'amoureux de ma fille, est tendre avec elle et l'aime réellement! Ca rassure une mère, ça!!!
Je reste ici avec de merveilleux souvenirs, de très belles photos... et une impatience de la revoir!!!! Vivement la prochaine fois!!
Nous pleurions toutes les deux au moment du départ... les hommes étaient émus... ne savaient pas trop quelle attitude adopter, nous laissaient à notre douleur, notre angoisse... puisque après 4 années d'absence, le vide autour de nous est rempli de la question du moment où nous nous reverrons...
Alex et moi sommes rentrés dans un silence ponctué de sanglots sporadiques et de reniflements réguliers...
A notre arrivée les enfants étaient silencieux, eux aussi accusant le coup du départ de leur grande soeur qu'ils apprenaient tout juste à mieux connaître.
C'est sans parler que nous avons défait le lit d'appoint, changé les tables, nettoyé ce qui restait de nos derniers moments de partage...
Parce que... entre Claude-Anne et moi... tout s'est si bien passé... que la séparation n'en est que plus cruelle...
Mais... le souvenir de sa main dans la mienne, de nos accolades ne date plus de 4 ans; non plus que celui de son sourire, de sa voix...
J'ai été scotchée par sa grande maturité, son caractère fort et sa débrouillardise... Elle a les pieds sur terre, elle est forte, ma fille!!! Elle saura profiter de ce que la vie lui accorde!!!
L'appartement est bien vide, et nos repas préparés ensemble, les courses ensemble, les promenades me manquent terriblement!!!
Heureusement, j'ai Alex ici... et sa tendresse et ses caresses, et je sais qu'il comprend... tout comme je sais pertinemment que Michael, l'amoureux de ma fille, est tendre avec elle et l'aime réellement! Ca rassure une mère, ça!!!
Je reste ici avec de merveilleux souvenirs, de très belles photos... et une impatience de la revoir!!!! Vivement la prochaine fois!!
jeudi 26 mai 2011
Sur un nuage!!
Je sais bien que vous êtes là, à vous faire du souci parce que je ne suis pas là, à vous demander s'il s'est passé quelque chose... alors vous vous présentez ici trois fois par jour, si ce n'est davantage, vous errez parmi les couloirs (très limités) de ce blog... devenant, tout doucement, un peu bizarre...
Vos collègues vous regardent d'une façon qui vous fait peur, vous avez le sentiment que plus rien n'est pareil depuis lundi matin...
Et pourtant... je peux vous assurer que je passe un moment de bonheur... je peux enfin toucher ma Claude-Anne, je l'ai là, avec moi, et j'ai beau avoir du mal à y croire elle est toujours là le matin quand je me réveille... pour quelques jours encore...
Je suis épatée par sa maturité... et vous pouvez vous dire qu'à 21 ans c'est un peu normal, je trouve qu'elle a les pieds sur terre et qu'elle semble mener sa barque comme elle l'entend, de façon saine et raisonnable... avec juste ce qu'il faut de folie pour se faire une existence agréable...
J'évite de penser à la fin de ce séjour, je souhaite de tout coeur profiter de chaque moment...
... avant le grand départ et le début de la nouvelle séparation...
Ensuite, on fera comme on pourra!!! Une St-Jean prévue avec des amis, un mariage en juillet, des anniversaires, des vacances?? Non, je ne pense pas... des vacances ici, peut-être...
Les choses reprendront leur cours... mais pas pour 4 ans, cette fois-ci... Je souhaite que ce soit beaucoup plus court!!!!!
Vos collègues vous regardent d'une façon qui vous fait peur, vous avez le sentiment que plus rien n'est pareil depuis lundi matin...
Et pourtant... je peux vous assurer que je passe un moment de bonheur... je peux enfin toucher ma Claude-Anne, je l'ai là, avec moi, et j'ai beau avoir du mal à y croire elle est toujours là le matin quand je me réveille... pour quelques jours encore...
Je suis épatée par sa maturité... et vous pouvez vous dire qu'à 21 ans c'est un peu normal, je trouve qu'elle a les pieds sur terre et qu'elle semble mener sa barque comme elle l'entend, de façon saine et raisonnable... avec juste ce qu'il faut de folie pour se faire une existence agréable...
J'évite de penser à la fin de ce séjour, je souhaite de tout coeur profiter de chaque moment...
... avant le grand départ et le début de la nouvelle séparation...
Ensuite, on fera comme on pourra!!! Une St-Jean prévue avec des amis, un mariage en juillet, des anniversaires, des vacances?? Non, je ne pense pas... des vacances ici, peut-être...
Les choses reprendront leur cours... mais pas pour 4 ans, cette fois-ci... Je souhaite que ce soit beaucoup plus court!!!!!
lundi 23 mai 2011
Famille reconstituée!!
MOI: Aaah, j'ai hâte de revoir ma fille!!!!
JEREMIE: Ah oui, moi j'ai hâte de revoir ma soeur!!!!!
ELANA: Mais non, c'est pas ta soeur, c'est MA soeur!!!
C'est encore nébuleux, mais ça vient!!!!
JEREMIE: Ah oui, moi j'ai hâte de revoir ma soeur!!!!!
ELANA: Mais non, c'est pas ta soeur, c'est MA soeur!!!
C'est encore nébuleux, mais ça vient!!!!
dimanche 22 mai 2011
Un peu à droite, un peu à gauche
Que de surmenage à la veille des grandes choses!!!!!!
Après avoir été enfin cueillir des fraises, en quantité industrielle, je torchonne, je popote, je me propulse un peu partout et je voudrais être à tous les endroits à la fois, avec le sentiment que je n'y arriverai pas, mais pourquoi...
... s'il y a quelqu'un qu'il n'est pas angoissant de recevoir, c'est bien son propre enfant, non??
Eh bien je pense que oui... sauf que si je n'avais pas tout ça à faire, peut-être que j'angoisserais pour tout le reste...
Je ne peux plus attendre... je me rejoue la scène de l'arrivée, je révise, vérifiant que tout est prêt, conditionnée à vite défaire le lit demain matin afin de l'aérer et de le préparer à accueillir ma chère fille qui m'a tant manquée...
J'ai encore du mal à y croire et l'excitation est mâtinée de fausse raison me préparant à l'inéluctable déception qui n'aura pas lieu, je le sais bien...
Je vais aller tout terminer... et nettoyer les fraises, et les équeuter... et en faire congeler une partie!!
Ouf!!!
Calme-toi, Danielle!!!!!!!!! Caaaaaalme-toi!!!!
Mais dépêche-toi quand même!!!!!!!!
Après avoir été enfin cueillir des fraises, en quantité industrielle, je torchonne, je popote, je me propulse un peu partout et je voudrais être à tous les endroits à la fois, avec le sentiment que je n'y arriverai pas, mais pourquoi...
... s'il y a quelqu'un qu'il n'est pas angoissant de recevoir, c'est bien son propre enfant, non??
Eh bien je pense que oui... sauf que si je n'avais pas tout ça à faire, peut-être que j'angoisserais pour tout le reste...
Je ne peux plus attendre... je me rejoue la scène de l'arrivée, je révise, vérifiant que tout est prêt, conditionnée à vite défaire le lit demain matin afin de l'aérer et de le préparer à accueillir ma chère fille qui m'a tant manquée...
J'ai encore du mal à y croire et l'excitation est mâtinée de fausse raison me préparant à l'inéluctable déception qui n'aura pas lieu, je le sais bien...
Je vais aller tout terminer... et nettoyer les fraises, et les équeuter... et en faire congeler une partie!!
Ouf!!!
Calme-toi, Danielle!!!!!!!!! Caaaaaalme-toi!!!!
Mais dépêche-toi quand même!!!!!!!!
mercredi 18 mai 2011
En attendant...
18 mai...
Le printemps a du mal à s'assumer cette année... ou plutôt il a quelque chose de pressé et refuse de rester longtemps, laissant volontiers sa place à un été tant souhaité, ce qui n'est pas un désastre pour nous tant que la saison estivale n'est pas autant dans l'urgence que la précédente!!!
On peut dire que les températures de cette semaine sont de saison, avec même quelques jours de pluie, ce qui est un avantage pour les cultivateurs qui craignaient une sécheresse...
Pourtant, hier soir, alors que nous marchions vers le lieu de la gymnastique de Nana, nous avons pu voir les hélicoptères des érables, encore verts mais déjà gros, nous rappelant que ce n'est pas pour toute la vie que les feuilles sont grandes et belles, qu'un jour elles se dessécheront et se laisseront tomber...
Si les matins ont une fraîcheur saisonnière, les après-midis nous amènent une douce chaleur nous permettant de quitter les vestes légères que nous avions enfilées plus tôt...
Les hirondelles et autres oiseaux sont déjà là, arrivés en trombe dans une Alsace qu'ils embellissent de leurs cris et roucoulements, de leur vol gracieux, leur symbolique de belle saison.
Je croule déjà sous les multiples fleurs des champs que les enfants me ramènent, les verres sont pleins de rose, de blanc et de jaune, les coquelicots foisonnent le long des routes, les yeux n'ont de cesse de savourer, de faire le plein de couleurs...
... peut-être pour contrer le mauvais sort qui était le nôtre à la même période de l'an passé...
Une petite pensée pour Montréal pris sous des déluges de pluie... mais si pour mes parents, frère et soeur je peux compatir... Claude-Anne, elle, n'a qu'à se montrer patiente...
... en espérant que ce beau temps durera!!!!
Le printemps a du mal à s'assumer cette année... ou plutôt il a quelque chose de pressé et refuse de rester longtemps, laissant volontiers sa place à un été tant souhaité, ce qui n'est pas un désastre pour nous tant que la saison estivale n'est pas autant dans l'urgence que la précédente!!!
On peut dire que les températures de cette semaine sont de saison, avec même quelques jours de pluie, ce qui est un avantage pour les cultivateurs qui craignaient une sécheresse...
Pourtant, hier soir, alors que nous marchions vers le lieu de la gymnastique de Nana, nous avons pu voir les hélicoptères des érables, encore verts mais déjà gros, nous rappelant que ce n'est pas pour toute la vie que les feuilles sont grandes et belles, qu'un jour elles se dessécheront et se laisseront tomber...
Si les matins ont une fraîcheur saisonnière, les après-midis nous amènent une douce chaleur nous permettant de quitter les vestes légères que nous avions enfilées plus tôt...
Les hirondelles et autres oiseaux sont déjà là, arrivés en trombe dans une Alsace qu'ils embellissent de leurs cris et roucoulements, de leur vol gracieux, leur symbolique de belle saison.
Je croule déjà sous les multiples fleurs des champs que les enfants me ramènent, les verres sont pleins de rose, de blanc et de jaune, les coquelicots foisonnent le long des routes, les yeux n'ont de cesse de savourer, de faire le plein de couleurs...
... peut-être pour contrer le mauvais sort qui était le nôtre à la même période de l'an passé...
Une petite pensée pour Montréal pris sous des déluges de pluie... mais si pour mes parents, frère et soeur je peux compatir... Claude-Anne, elle, n'a qu'à se montrer patiente...
... en espérant que ce beau temps durera!!!!
samedi 30 avril 2011
Lettre à ma douce...
Quand tu étais adolescente, j'étais si loin que je croyais que la moindre ingérence de ma part se serait soldée par une réaction de rejet de la tienne, me disant que loin comme je l'étais j'étais gonflée de me mêler de ta vie... Du moins c'est ce que je croyais, par sentiment de culpabilité, je pense, et par désir de te rendre heureuse, ou plutôt de ne pas te dégoûter.
Il y a eu des moments où je n'ai pas eu des nouvelles de toi pendant longtemps... et où je me demandais si c'était parce que tu n'allais pas bien, ou parce que tu allais trop bien et que tu ne ressentais pas le besoin de m'en parler, ou parce que tu te détachais... j'extrapolais, j'angoissais, parfois, pendant des nuits et ce n'est qu'au bout de nombre de journées ou de semaines que je finissais par t'envoyer un message gentillet, pour ne pas te brusquer, te demandant des nouvelles...
Voir partir son adolescente de 13 ans, la voir quelques semaines par année jusqu'à 18 ans... puis passer 4 ans sans même pouvoir la serrer dans ses bras...
... c'est dur... et il n'y a que celles qui l'ont vécu qui peuvent réellement comprendre ce que ça fait, de souffrir la perte de l'enfant tout en ne voulant pas l'étouffer sous notre douleur et notre besoin d'elle...
Je t'ai vue de loin faire tes études, souffrir tes premières peines d'amour, tes amitiés heureusement fidèles, tes premiers emplois, ton premier appartement partagé avec l'homme de tes rêves de quelques mois que je n'aurai jamais connu...
Ce matin, la conversation que nous avons eue me donne le sentiment que je peux enfin te dire toutes ces choses que je pense fortement... parce que je crois que tu as passé bien des étapes, seule ou pas, à vieillir, prendre de la maturité... et que tu as réfléchi...
Et quoiqu'il arrive, je t'aime... et les quelques jours que nous passerons ensemble bientôt nous permettront de nous dire bien des choses que nous ne pouvions ou ne sachions nous confier il y a quelques années.
Je n'en peux plus d'attendre de te voir, de le voir, de vous voir... J'ai envie de ça, de rattraper toutes ces années où je n'ai pu te serrer dans mes bras pour t'aimer ou te consoler, pour te raconter, pour t'écouter, pour simplement te sentir contre moi, comme nous avons fait, mère-fille fusionnelles que nous étions quand tu étais petite...
Et tout ce que je souhaite, c'est que Michael se sente bien avec nous, qu'il trouve du bonheur au sein de notre petite famille française...
Et si la séparation d'après ta visite te fait peur, dis-toi que ce sont ces moments de manque qui nous font grandir et réfléchir... et que ça nous motivera, toi comme moi, vous comme nous, à rechercher par la suite à se revoir le plus rapidement possible...
Allez, tu verras!!! On en profitera!!
Je t'aime!!!
Il y a eu des moments où je n'ai pas eu des nouvelles de toi pendant longtemps... et où je me demandais si c'était parce que tu n'allais pas bien, ou parce que tu allais trop bien et que tu ne ressentais pas le besoin de m'en parler, ou parce que tu te détachais... j'extrapolais, j'angoissais, parfois, pendant des nuits et ce n'est qu'au bout de nombre de journées ou de semaines que je finissais par t'envoyer un message gentillet, pour ne pas te brusquer, te demandant des nouvelles...
Voir partir son adolescente de 13 ans, la voir quelques semaines par année jusqu'à 18 ans... puis passer 4 ans sans même pouvoir la serrer dans ses bras...
... c'est dur... et il n'y a que celles qui l'ont vécu qui peuvent réellement comprendre ce que ça fait, de souffrir la perte de l'enfant tout en ne voulant pas l'étouffer sous notre douleur et notre besoin d'elle...
Je t'ai vue de loin faire tes études, souffrir tes premières peines d'amour, tes amitiés heureusement fidèles, tes premiers emplois, ton premier appartement partagé avec l'homme de tes rêves de quelques mois que je n'aurai jamais connu...
Ce matin, la conversation que nous avons eue me donne le sentiment que je peux enfin te dire toutes ces choses que je pense fortement... parce que je crois que tu as passé bien des étapes, seule ou pas, à vieillir, prendre de la maturité... et que tu as réfléchi...
Et quoiqu'il arrive, je t'aime... et les quelques jours que nous passerons ensemble bientôt nous permettront de nous dire bien des choses que nous ne pouvions ou ne sachions nous confier il y a quelques années.
Je n'en peux plus d'attendre de te voir, de le voir, de vous voir... J'ai envie de ça, de rattraper toutes ces années où je n'ai pu te serrer dans mes bras pour t'aimer ou te consoler, pour te raconter, pour t'écouter, pour simplement te sentir contre moi, comme nous avons fait, mère-fille fusionnelles que nous étions quand tu étais petite...
Et tout ce que je souhaite, c'est que Michael se sente bien avec nous, qu'il trouve du bonheur au sein de notre petite famille française...
Et si la séparation d'après ta visite te fait peur, dis-toi que ce sont ces moments de manque qui nous font grandir et réfléchir... et que ça nous motivera, toi comme moi, vous comme nous, à rechercher par la suite à se revoir le plus rapidement possible...
Allez, tu verras!!! On en profitera!!
Je t'aime!!!
vendredi 25 février 2011
Elle viendra!!! Enfin!!!
Je l'ai vue pour la dernière fois en août 2007, et pourtant elle est ma fille, mon enfant, mon bébé... né il y a 20 ans, une éternité... ou un souffle... tant il me semble parfois que je l'ai tenue, tout bébé, dans mes bras il y a à peine quelques jours, quelques minutes...
Depuis 3 ans, nous nous parlons au téléphone, sporadiquement, puisqu'elle a un boulot, un copain, un appartement... et que le décalage horaire ainsi que mes propres responsabilités font en sorte qu'il n'est pas aisé pour nous deux de trouver le bon moment pour passer quelques minutes, quelques quarts d'heure à papoter, se confier, s'écouter, s'encourager...
Cette année, nous avons décidé de la faire venir passer ses vacances, 15 journées, trop courtes mais combien précieuses... il faudra en profiter sans tenter de tout rattraper, mais beaucoup discuter... et s'amuser de la présence de l'autre!!!!
Je l'ai vue pour la dernière fois à la fin d'une adolescence qui, sans être extrêmement difficile, ne fut pas non plus des plus simples, et je la retrouverai à 21 ans, adulte...
Ca fera bizarre!!!
Fin mai, début juin... les trois autres auront encore de l'école, ce qui nous laissera le temps d'être un peu toutes les deux...
Et pourquoi pas quelques sorties?
On verra!! Commençons par acheter les billets... on aura encore trois mois pour planifier!!!
J'ai hâte!!!!!!!!!!!!
Ma Claude-Anne, tu me manques!!!!!!!
Depuis 3 ans, nous nous parlons au téléphone, sporadiquement, puisqu'elle a un boulot, un copain, un appartement... et que le décalage horaire ainsi que mes propres responsabilités font en sorte qu'il n'est pas aisé pour nous deux de trouver le bon moment pour passer quelques minutes, quelques quarts d'heure à papoter, se confier, s'écouter, s'encourager...
Cette année, nous avons décidé de la faire venir passer ses vacances, 15 journées, trop courtes mais combien précieuses... il faudra en profiter sans tenter de tout rattraper, mais beaucoup discuter... et s'amuser de la présence de l'autre!!!!
Je l'ai vue pour la dernière fois à la fin d'une adolescence qui, sans être extrêmement difficile, ne fut pas non plus des plus simples, et je la retrouverai à 21 ans, adulte...
Ca fera bizarre!!!
Fin mai, début juin... les trois autres auront encore de l'école, ce qui nous laissera le temps d'être un peu toutes les deux...
Et pourquoi pas quelques sorties?
On verra!! Commençons par acheter les billets... on aura encore trois mois pour planifier!!!
J'ai hâte!!!!!!!!!!!!
Ma Claude-Anne, tu me manques!!!!!!!
vendredi 12 mars 2010
Elle a 20 ans... et j'en suis si fière!!!!
Bon anniversaire, ma grande fille!!!! Du courage, de la persévérance et de la gueule à profusion!!!! Je sais que tu en as!!!!
Je t'aime!!!
Allez, ferme les yeux... et imagine-toi que je te serre à t'étouffer dans mes bras... et que juste à la dernière minute, je te laisse prendre un petit filet d'air!!!!
Ma belle, ma douce... ma si grande enfant...
Je t'aime!!!
Allez, ferme les yeux... et imagine-toi que je te serre à t'étouffer dans mes bras... et que juste à la dernière minute, je te laisse prendre un petit filet d'air!!!!
Ma belle, ma douce... ma si grande enfant...
mercredi 22 octobre 2008
Mon arbre généalogique est maintenant ouvert!
A deux mois de mon dix-neuvième anniversaire, j'ai appris que j'étais enceinte. Partagée entre l'angoisse et le bonheur, j'ai pris la décision de garder le bébé; appuyée par mon homme de l'époque.
Ca me faisait très drôle de m'imaginer que lorsque Claude-Anne fêterait ses vingt ans, j'en aurais 39. De toutes façons, c'était si loin!!
Observant ses qualités en tant qu'aidante, encourageant sa propension naturelle vers le travail social, j'ai longtemps craint, lorsqu'elle avait des copains, de l'entendre au téléphone m'annoncer cette nouvelle d'une grossesse bien précoce...
Aujourd'hui, elle a 18 ans... presque mon âge au moment où elle a commencé à grandir en moi...
Je ne me voyais pas grand-mère, j'étais trop jeune!!! J'avais peur pour elle... et peur pour moi, aussi. Je n'étais pas prête à ça...
Ces derniers temps, je n'y ai pas tellement pensé, mais...
... cette nuit, j'ai fait un drôle de rêve...
Claude-Anne arrivait, chez moi... et elle me présentait son petit bébé, tout petit... nouveau-né...
Je n'étais pas surprise... Je le prenais tout doucement, une main en forme de coquille sous son petit crâne duveteux, et je me répétais en le regardant que c'était mon petit-fils... avec émotion, avec joie...
Je le trouvais magnifique, je tombais instantanément amoureuse de ce petit humain que j'avais contribué à former...
Je me suis réveillée encore toute émerveillée!!!!
Ca m'a laissé un sentiment de paix... comme si maintenant - même si j'espère que Claude-Anne attendra d'avoir un peu profité de la vie avant de prendre des responsabilités de mère -, j'étais prête à cette possibilité...
A 38 ans, je sais qu'il est possible que je sois grand-mère d'ici quelques années, peut-être même quelques mois... et je me sens en paix avec l'idée!
J'ai l'impression d'avoir passé une étape...
Il faut croire que ça me travaillait, même si je ne m'en rendais pas compte!
Ca me faisait très drôle de m'imaginer que lorsque Claude-Anne fêterait ses vingt ans, j'en aurais 39. De toutes façons, c'était si loin!!
Observant ses qualités en tant qu'aidante, encourageant sa propension naturelle vers le travail social, j'ai longtemps craint, lorsqu'elle avait des copains, de l'entendre au téléphone m'annoncer cette nouvelle d'une grossesse bien précoce...
Aujourd'hui, elle a 18 ans... presque mon âge au moment où elle a commencé à grandir en moi...
Je ne me voyais pas grand-mère, j'étais trop jeune!!! J'avais peur pour elle... et peur pour moi, aussi. Je n'étais pas prête à ça...
Ces derniers temps, je n'y ai pas tellement pensé, mais...
... cette nuit, j'ai fait un drôle de rêve...
Claude-Anne arrivait, chez moi... et elle me présentait son petit bébé, tout petit... nouveau-né...
Je n'étais pas surprise... Je le prenais tout doucement, une main en forme de coquille sous son petit crâne duveteux, et je me répétais en le regardant que c'était mon petit-fils... avec émotion, avec joie...
Je le trouvais magnifique, je tombais instantanément amoureuse de ce petit humain que j'avais contribué à former...
Je me suis réveillée encore toute émerveillée!!!!
Ca m'a laissé un sentiment de paix... comme si maintenant - même si j'espère que Claude-Anne attendra d'avoir un peu profité de la vie avant de prendre des responsabilités de mère -, j'étais prête à cette possibilité...
A 38 ans, je sais qu'il est possible que je sois grand-mère d'ici quelques années, peut-être même quelques mois... et je me sens en paix avec l'idée!
J'ai l'impression d'avoir passé une étape...
Il faut croire que ça me travaillait, même si je ne m'en rendais pas compte!
mardi 15 juillet 2008
Mère et fille!
Tu sais, ma puce, mes matins débutent toujours par un regard à ton sourire, à tes yeux, à ta main pliée vers ta bouche rongeuse d'ongles... Je te fais un bonjour silencieux, toi qui es loin et pourtant mon enfant.
A l'aube de l'adolescence, après une année passée en France, tu as pris la dure décision de la quitter pour repartir vers le Québec, tes amies et ton père... en fait, vers une société dont tu connaissais les règles et dans laquelle tu avais appris à évoluer.
Je ne me suis pas opposée à ton départ parce que je savais mieux que personne les brimades, les insultes et les humiliations que tu avais eu bien du mal à encaisser tout comme mon incapacité à te venir en aide, aussi ignorante que toi, aussi maladroite que toi dans ma façon d'appréhender ces gens, ce système.
Lorsque tu es partie, je me suis fermée... parce que Jérémie venait de naître et que je devais lui consacrer toute mon attention; parce qu'Olivier était là aussi, qu'il commençait l'école et que je devais aussi m'occuper de lui... J'ai fui dans le travail et les responsabilités cet abîme qui s'était creusé à l'intérieur de moi, cette déchirure encore mal cicatrisée aujourd'hui.
J'ai vécu de longues soirées d'angoisse quand, à 14 ou 15 ans, tu fuguais... J'étais trop loin pour intervenir, je ne pouvais qu'attendre un appel, un message m'annonçant ton retour ou encore mieux, une amélioration de ta situation.
Je t'ai vue hésiter à entreprendre des études poussées, je t'ai entendue me faire part de ton manque d'intérêt et de motivation pour quoi que ce soit...
Il y a un an, tu as pris la décision d'arrêter l'école... à 17 ans... Je t'ai appuyée car je savais bien qu'il ne servait à rien que tu t'entêtes à aller vers quelque chose que tu ne finirais pas ou à tout le moins que tu n'aimerais pas dans le seul but de faire plaisir à tes parents. Je t'ai appuyée parce qu'il est absolument inutile de travailler d'arrache-pied pour une chose en laquelle on ne croit pas.
Je t'ai vue, alors, grandir... j'ai vu la petite fleur toute rabougrie, étouffée par le sentiment de n'être bonne à rien, s'étoffer, se relever...
De téléphone en téléphone, de semaine en semaine et de mois en mois, j'ai assisté à ton essor! Tu t'es retroussé les manches, tu as travaillé, tu as gravi des échelons et tu es devenue responsable et respectée!!! A 18 ans!!!
Peu m'importe que tu sois employée dans un fast-food, ou que tu n'aies pas 56 diplômes sur lesquels asseoir des lauriers gagnés sur des bancs d'université!!!
Tu as l'air mille fois plus heureuse et épanouie depuis que tu as quitté ce carcan! Je sais que dans la vie tu t'en sortiras... Tu es débrouillarde, tu as la gniaque, tu es gentille, patiente, et loin d'être conne!!!
J'ai su récemment que tu habitais maintenant un appartement... Ton chez-toi, ton petit nid que tu arrangeras à ta façon, en compagnie de cet homme, ton conjoint, que je n'ai jamais vu...
Si tu savais à quel point j'aimerais aller visiter cet endroit que tu as choisi, rencontrer ce garçon que ton coeur a élu... comme j'ai envie d'aller faire les magasins avec toi afin de t'aider à t'installer... rire, te regarder, te serrer dans mes bras!!!
Tu me manques à un point que je ne saurai jamais t'exprimer. Je t'aime, je pense à toi, et je parle de toi à tes frères et ta soeur qui ne comprennent pas tous le rôle que tu joues dans leur vie mais qui, un jour, pourront peut-être aller te voir et connaître ta famille, ton quotidien, ton accent qui évoluera dans une autre direction que le leur...
Bientôt, tu viendras nous visiter... on tentera de passer quelques heures, peut-être une soirée, ensemble, mère et fille, comme, il y a de ça quelques années, c'était notre quotidien!!!
A l'aube de l'adolescence, après une année passée en France, tu as pris la dure décision de la quitter pour repartir vers le Québec, tes amies et ton père... en fait, vers une société dont tu connaissais les règles et dans laquelle tu avais appris à évoluer.
Je ne me suis pas opposée à ton départ parce que je savais mieux que personne les brimades, les insultes et les humiliations que tu avais eu bien du mal à encaisser tout comme mon incapacité à te venir en aide, aussi ignorante que toi, aussi maladroite que toi dans ma façon d'appréhender ces gens, ce système.
Lorsque tu es partie, je me suis fermée... parce que Jérémie venait de naître et que je devais lui consacrer toute mon attention; parce qu'Olivier était là aussi, qu'il commençait l'école et que je devais aussi m'occuper de lui... J'ai fui dans le travail et les responsabilités cet abîme qui s'était creusé à l'intérieur de moi, cette déchirure encore mal cicatrisée aujourd'hui.
J'ai vécu de longues soirées d'angoisse quand, à 14 ou 15 ans, tu fuguais... J'étais trop loin pour intervenir, je ne pouvais qu'attendre un appel, un message m'annonçant ton retour ou encore mieux, une amélioration de ta situation.
Je t'ai vue hésiter à entreprendre des études poussées, je t'ai entendue me faire part de ton manque d'intérêt et de motivation pour quoi que ce soit...
Il y a un an, tu as pris la décision d'arrêter l'école... à 17 ans... Je t'ai appuyée car je savais bien qu'il ne servait à rien que tu t'entêtes à aller vers quelque chose que tu ne finirais pas ou à tout le moins que tu n'aimerais pas dans le seul but de faire plaisir à tes parents. Je t'ai appuyée parce qu'il est absolument inutile de travailler d'arrache-pied pour une chose en laquelle on ne croit pas.
Je t'ai vue, alors, grandir... j'ai vu la petite fleur toute rabougrie, étouffée par le sentiment de n'être bonne à rien, s'étoffer, se relever...
De téléphone en téléphone, de semaine en semaine et de mois en mois, j'ai assisté à ton essor! Tu t'es retroussé les manches, tu as travaillé, tu as gravi des échelons et tu es devenue responsable et respectée!!! A 18 ans!!!
Peu m'importe que tu sois employée dans un fast-food, ou que tu n'aies pas 56 diplômes sur lesquels asseoir des lauriers gagnés sur des bancs d'université!!!
Tu as l'air mille fois plus heureuse et épanouie depuis que tu as quitté ce carcan! Je sais que dans la vie tu t'en sortiras... Tu es débrouillarde, tu as la gniaque, tu es gentille, patiente, et loin d'être conne!!!
J'ai su récemment que tu habitais maintenant un appartement... Ton chez-toi, ton petit nid que tu arrangeras à ta façon, en compagnie de cet homme, ton conjoint, que je n'ai jamais vu...
Si tu savais à quel point j'aimerais aller visiter cet endroit que tu as choisi, rencontrer ce garçon que ton coeur a élu... comme j'ai envie d'aller faire les magasins avec toi afin de t'aider à t'installer... rire, te regarder, te serrer dans mes bras!!!
Tu me manques à un point que je ne saurai jamais t'exprimer. Je t'aime, je pense à toi, et je parle de toi à tes frères et ta soeur qui ne comprennent pas tous le rôle que tu joues dans leur vie mais qui, un jour, pourront peut-être aller te voir et connaître ta famille, ton quotidien, ton accent qui évoluera dans une autre direction que le leur...
Bientôt, tu viendras nous visiter... on tentera de passer quelques heures, peut-être une soirée, ensemble, mère et fille, comme, il y a de ça quelques années, c'était notre quotidien!!!
mercredi 12 mars 2008
Bon anniversaire, ma douce Claude-Anne!!!
Je t'ai donné la vie à l'âge tendre de 19 ans; je t'ai choyée, nourrie, aimée...
Je t'ai bercée en te chantant de doux refrains que tu étais la seule à adorer écouter, je t'ai serrée contre moi lorsque les fortes quintes de toux de ta coqueluche, à quatre ans, te laissaient essouflée et épuisée...
J'ai consolé tes chagrins d'enfant, j'ai calmé tes fièvres, j'ai traité tes allergies, tes otites, tes rhumes et tes fausses maladies t'empêchant d'aller à l'école...
Je t'ai laissée grandir et te développer, je t'ai même laissée repartir le jour où tu as décidé que tu ne voulais pas rester en France...
... et malgré tout ce que j'ai fait pour toi... malgré les nuits blanches et les soucis...
... tu pousses l'égoïsme jusqu'à devenir adulte????
Et moi??? Par ta préoccupation à mûrir, tu as vu où j'en suis??? J'ai des cheveux blancs, des rides...
Tu te rends compte de l'exemple que tu donnes à tes frères et soeur??? Ils voudront faire comme toi, naturellement!
Blague à part, ma Claude-Anne, ma grande fille... j'ai du mal à croire que tu as réellement 18 ans aujourd'hui...
Je suis la mère d'une adulte...
Bon, écoute!! J'ai un marché à te proposer...
Tu me laisses, une fois par mois, t'appeler pour te demander si tu as ramassé ta chambre, si tu es assez habillée pour sortir, si tu as bien mangé...
... et en échange, le jour où tu auras des enfants, je te promets de me faire un chignon et de mettre mes lunettes sur le bout de mon nez lorsque je les accueillerai!
18 ans... pffff!
Mais maintenant c'est fini, ok?
18 ans, c'est assez! Pense à moi!!!!
De quoi j'aurai l'air si tu te rends à 40 ans?
Hi hi hi!!!! Non, je ne suis pas épouvantable... Je te donne la permission de continuer à évoluer dans ce monde si déconcertant et si beau à la fois!
Bon anniversaire, Claude-Anne!!!
Si tu savais à quel point j'aimerais te faire une belle fête avec un bon repas et te serrer contre moi en te le souhaitant de vive voix!!!
Je t'aime très, très fort, ma première, ma si grande, ma si lointaine fille... que j'ai très, très hâte de revoir!
Je t'ai bercée en te chantant de doux refrains que tu étais la seule à adorer écouter, je t'ai serrée contre moi lorsque les fortes quintes de toux de ta coqueluche, à quatre ans, te laissaient essouflée et épuisée...
J'ai consolé tes chagrins d'enfant, j'ai calmé tes fièvres, j'ai traité tes allergies, tes otites, tes rhumes et tes fausses maladies t'empêchant d'aller à l'école...
Je t'ai laissée grandir et te développer, je t'ai même laissée repartir le jour où tu as décidé que tu ne voulais pas rester en France...
... et malgré tout ce que j'ai fait pour toi... malgré les nuits blanches et les soucis...
... tu pousses l'égoïsme jusqu'à devenir adulte????
Et moi??? Par ta préoccupation à mûrir, tu as vu où j'en suis??? J'ai des cheveux blancs, des rides...
Tu te rends compte de l'exemple que tu donnes à tes frères et soeur??? Ils voudront faire comme toi, naturellement!
Blague à part, ma Claude-Anne, ma grande fille... j'ai du mal à croire que tu as réellement 18 ans aujourd'hui...
Je suis la mère d'une adulte...
Bon, écoute!! J'ai un marché à te proposer...
Tu me laisses, une fois par mois, t'appeler pour te demander si tu as ramassé ta chambre, si tu es assez habillée pour sortir, si tu as bien mangé...
... et en échange, le jour où tu auras des enfants, je te promets de me faire un chignon et de mettre mes lunettes sur le bout de mon nez lorsque je les accueillerai!
18 ans... pffff!
Mais maintenant c'est fini, ok?
18 ans, c'est assez! Pense à moi!!!!
De quoi j'aurai l'air si tu te rends à 40 ans?
Hi hi hi!!!! Non, je ne suis pas épouvantable... Je te donne la permission de continuer à évoluer dans ce monde si déconcertant et si beau à la fois!
Bon anniversaire, Claude-Anne!!!
Si tu savais à quel point j'aimerais te faire une belle fête avec un bon repas et te serrer contre moi en te le souhaitant de vive voix!!!
Je t'aime très, très fort, ma première, ma si grande, ma si lointaine fille... que j'ai très, très hâte de revoir!
lundi 31 décembre 2007
Bilan de l'année qui s'achève
Les moments difficiles de mon année 2007:
- un début de déprime nostalgique... à m'apitoyer sur mon triste sort d'expatriée et à chercher ce que je pourrais bien faire pour sortir de cet isolement;
- l'absence de ma grande fille, qui, pour la première fois n'est pas venue nous visiter... et que je n'ai vu qu'à quelques reprises au Québec à travers la tornade de visites, de retrouvailles et d'émotions;
- le diagnostic de sclérose en plaques tout récent de mon père... qui a beaucoup de mal à supporter l'inactivité;
- la mauvaise tête de Kevin à refuser à tout prix de me permettre de fabriquer, avec son aide, un pain au levain digne de ce nom... ce qui le met maintenant dans un état critique... en raison de son odeur plus que présente et de son manque de détermination, Kevin sera exécuté au prochain échec...
Les bons moments de mon année 2007:
- La création de mon blog est en première position, bien sûr... c'est ce qui m'a permis de sortir de cette période noire, de m'épanouir dans ce que j'ai toujours aimé faire, de me valoriser et surtout de voir la fierté briller dans les yeux de mon homme lorsqu'il lit vos commentaires;
- mon voyage au Québec a également été un des points forts de cette année; moi qui n'avais aucune photographie de mon pays; qui n'avait jamais revu la ville dans laquelle j'avais grandi depuis une quinzaine d'années; qui n'avait pu faire visiter ma patrie à celui qui partage toute ma vie... j'ai pu combler toutes ces brèches et me fabriquer une assise beaucoup plus solide; un voyage qui a également donné l'occasion à Olivier de revoir son père dont il s'ennuyait beaucoup;
- la fête de la St-Jean en compagnie de trois autres québécois;
- les visites, à trois reprises, de membres de ma famille;
- les rencontres que j'ai pu faire par le biais de mon blog... les personnes rencontrées en vrai, avec qui nous avons partagé un repas... celles avec qui je communique depuis le début... ou depuis longtemps, celles dont j'ai fait la connaissance grâce à ce blog qui a provoqué ce lien;
- une augmentation de nos sorties, de randonnées... le début de mon fitness matinal grâce auquel j'ai pu retrouver une partie de ma forme;
- l'évolution de mon goût pour la cuisine maison; mon envie d'arriver à tout faire, les défis que je me suis lancés, les encouragements et le soutien d'Alex; qui m'ont aidée à réussir une grande partie de ce que j'ai tenté... et ne m'ont pas empêchée d'en rater une autre platement... mais bon!
- ma décision de rester en France et de demander ma naturalisation afin de mettre un terme à tout ça... cesser de me sentir étrangère dans un pays où je me suis mariée, où j'ai eu des enfants, où je partage un bonheur avec l'homme que j'aime depuis maintenant plus de 6 ans!
Un bilan positif pour une belle année qui se termine aujourd'hui!
Ce soir, nous nous étoufferons de dinde aux marrons et de bûche aux noix avant d'aller faire exploser quelques pétards et ainsi participer à cette tradition débile de notre coin de pays!
Et à minuit, une nouvelle année naîtra... avec son cortège de hauts et de bas, de déceptions et de bonnes surprises, de belles découvertes et de tout ce qui fait que le monde tourne et que la vie passe... ce qui est, à la fois, une horreur et une bénédiction...
- un début de déprime nostalgique... à m'apitoyer sur mon triste sort d'expatriée et à chercher ce que je pourrais bien faire pour sortir de cet isolement;
- l'absence de ma grande fille, qui, pour la première fois n'est pas venue nous visiter... et que je n'ai vu qu'à quelques reprises au Québec à travers la tornade de visites, de retrouvailles et d'émotions;
- le diagnostic de sclérose en plaques tout récent de mon père... qui a beaucoup de mal à supporter l'inactivité;
- la mauvaise tête de Kevin à refuser à tout prix de me permettre de fabriquer, avec son aide, un pain au levain digne de ce nom... ce qui le met maintenant dans un état critique... en raison de son odeur plus que présente et de son manque de détermination, Kevin sera exécuté au prochain échec...
Les bons moments de mon année 2007:
- La création de mon blog est en première position, bien sûr... c'est ce qui m'a permis de sortir de cette période noire, de m'épanouir dans ce que j'ai toujours aimé faire, de me valoriser et surtout de voir la fierté briller dans les yeux de mon homme lorsqu'il lit vos commentaires;
- mon voyage au Québec a également été un des points forts de cette année; moi qui n'avais aucune photographie de mon pays; qui n'avait jamais revu la ville dans laquelle j'avais grandi depuis une quinzaine d'années; qui n'avait pu faire visiter ma patrie à celui qui partage toute ma vie... j'ai pu combler toutes ces brèches et me fabriquer une assise beaucoup plus solide; un voyage qui a également donné l'occasion à Olivier de revoir son père dont il s'ennuyait beaucoup;
- la fête de la St-Jean en compagnie de trois autres québécois;
- les visites, à trois reprises, de membres de ma famille;
- les rencontres que j'ai pu faire par le biais de mon blog... les personnes rencontrées en vrai, avec qui nous avons partagé un repas... celles avec qui je communique depuis le début... ou depuis longtemps, celles dont j'ai fait la connaissance grâce à ce blog qui a provoqué ce lien;
- une augmentation de nos sorties, de randonnées... le début de mon fitness matinal grâce auquel j'ai pu retrouver une partie de ma forme;
- l'évolution de mon goût pour la cuisine maison; mon envie d'arriver à tout faire, les défis que je me suis lancés, les encouragements et le soutien d'Alex; qui m'ont aidée à réussir une grande partie de ce que j'ai tenté... et ne m'ont pas empêchée d'en rater une autre platement... mais bon!
- ma décision de rester en France et de demander ma naturalisation afin de mettre un terme à tout ça... cesser de me sentir étrangère dans un pays où je me suis mariée, où j'ai eu des enfants, où je partage un bonheur avec l'homme que j'aime depuis maintenant plus de 6 ans!
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Un bilan positif pour une belle année qui se termine aujourd'hui!
Ce soir, nous nous étoufferons de dinde aux marrons et de bûche aux noix avant d'aller faire exploser quelques pétards et ainsi participer à cette tradition débile de notre coin de pays!
Et à minuit, une nouvelle année naîtra... avec son cortège de hauts et de bas, de déceptions et de bonnes surprises, de belles découvertes et de tout ce qui fait que le monde tourne et que la vie passe... ce qui est, à la fois, une horreur et une bénédiction...
lundi 12 mars 2007
Lettre à celle qui est loin
Je n'ai jamais vu l'appartement dans lequel tu habites, ni même ton immeuble... Je n'ai pu jeter un oeil à ton école, à cette prairie urbaine dans laquelle tu résides tout au loin, dans ce Québec que j'aime...
J'ai suivi ton adolescence de loin en loin, à travers nos coups de fil, tes visites annuelles... Tu me parles de tes amis, tu m'as présenté ton copain... Tu me mets au courant de tes projets d'avenir, de tes réussites scolaires, de tes engueulades avec profs et directeurs et de tes bons coups!!!
Bien que loin physiquement, tu es ici par le biais de photos que je contemple tous les jours; par tes frères et soeur qui parlent de toi ou se contentent de prononcer tant bien que mal ton nom en pointant ton image d'un petit doigt mouillé et collant.
Bon anniversaire, ma grande! Profites-en pour fêter!!! Et pense à ta vieille maman qui t'aime dans son petit village rabougri mais ensoleillé, au moins!!!
J'ai suivi ton adolescence de loin en loin, à travers nos coups de fil, tes visites annuelles... Tu me parles de tes amis, tu m'as présenté ton copain... Tu me mets au courant de tes projets d'avenir, de tes réussites scolaires, de tes engueulades avec profs et directeurs et de tes bons coups!!!
Bien que loin physiquement, tu es ici par le biais de photos que je contemple tous les jours; par tes frères et soeur qui parlent de toi ou se contentent de prononcer tant bien que mal ton nom en pointant ton image d'un petit doigt mouillé et collant.
Bon anniversaire, ma grande! Profites-en pour fêter!!! Et pense à ta vieille maman qui t'aime dans son petit village rabougri mais ensoleillé, au moins!!!
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