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vendredi 9 mars 2012

Peut-être un peu trop tôt!!

Certains sont prêts, d'autres pas...

Une fois le vendeur d'assurances assis sur le trône croqué par le tyrannosaure et englouti dans son énorme gueule... 

... nous nous sommes rendus à l'évidence, devant les yeux exorbités de Nana, sa bouche ouverte et son expression de fin du monde; devant le regard subjugué de Mimi, sa position détendue, son regard fixe et son manifeste émerveillement...

... qu'à sensiblement le même âge, Jérémie est prêt à voir Jurassic Park... 

... mais pas Elana qui, suivant mon gentil conseil, est retournée à sa lecture!!!

Chaque chose en son temps...

dimanche 4 mars 2012

The Artist... parce qu'il le fallait!!

Comme les deux enfants étaient en vacances depuis vendredi soir jusqu'à cet après-midi, Alex et moi en avons bien profité pour se retrouver et après une courte journée de boulot hier, nous nous sommes rendus à Strasbourg pour enfin voir le film dont tout le monde a tant parlé depuis quelques mois, The Artist!!!

Je ne m'attendais pas à rester la bouche ouverte pendant 1h40... je me méfiais du trop entendu, trop vanté, trop porté aux nues et je me suis fabriqué une jolie carapace, me préparant à une déception mais espérant, malgré tout, être agréablement surprise!!

Et le verdict est positif!! 

Bons points: Le souci du détail apporté à la mise en scène utilisant les clichés du muet jusque dans la façon de se déplacer, de courir, dans les grimaces exagérées, les rebondissements prévisibles et souvent burlesques; le jeu parfait de Jean Dujardin qui a réussi à m'émouvoir lors de certaines scènes tristes malgré la totale absence de subtilité dans la manipulation du spectateur; la fraîcheur et le talent de Bérénice Béjo comme la justesse de l'ensemble du casting; l'ouverture du film sur le refus de parler de Jean Dujardin en espion américain capturé par de méchants russes; et finalement les quelques scènes décalées et délicieuses!!

Moins bons points: Je me suis parfois ennuyée... de trop!

A voir absolument... sans s'attendre à trop!!

vendredi 10 février 2012

La belle histoire

J'avais enregistré ce film à Montréal alors qu'il passait à la télévision, sur la recommandation de mon beau-frère qui avait adoré. 

Comme il dure 3:30, j'avais attendu d'être libre toute une soirée afin de bien en profiter, et mon premier contact avec ce film magnifique a scellé une espèce de tradition... 

En effet, pas une année ne passait sans que je le déguste encore une fois... Un besoin se faisait soudainement en moi, un irrépressible sentiment d'urgence... je devais au plus vite visionner La belle histoire...

Jamais je ne me suis fatiguée, lassée... J'ai toujours profité de chaque moment de subtilité, de beauté contenus dans cette oeuvre et les frissons accompagnant chaque visionnement n'ont jamais fait défaut...

Au moment où j'ai quitté le Québec, j'ai bien sûr laissé la vieille cassette VHS derrière moi et il s'est passé 10 ans sans que je puisse revoir mon film fétiche qui m'a grandement manqué.

Je l'ai emprunté à la médiathèque... et mercredi soir, lors d'une soirée dédiée solennellement à La belle histoire, Alex et moi nous sommes replongés dans cette atmosphère magique. 

Et malgré tous les visionnements, toutes les fois où ce rituel avait été accompli, j'ai encore pu dénicher de légers détails que je n'avais jamais pu remarquer. 

Et je sais que ce n'était pas la dernière fois...

dimanche 22 janvier 2012

Millenium... encore une fois!!!

Je n'ai sûrement pas été la seule à avoir dévoré comme une bonne grosse glace gourmande les trois tomes de Millenium!!!! Je n'ai pas été la seule à repousser le moment de sombrer dans le sommeil pour en lire encore un peu plus, un tout petit peu plus, jusqu'à finir par s'endormir à des heures de malade, et tenter de faire bonne figure le lendemain matin pour ne surtout pas se faire reprocher de ne pas être en forme à cause de ce foutu bouquin!!!!!!!

Je n'ai pas été la seule à me précipiter sur la réalisation suédoise de Millenium, qui m'avait quelque peu déçue en raison de quelques "oublis" qui me paraissaient importants dans le livre, ou modifications qui m'ont titillée... mais n'est-ce pas un peu ce que l'on dit toujours, ou presque, lorsqu'un livre trop apprécié est adapté au cinéma? Peut-on exiger une parfaite symétrie? Peut-être pas, mais il me semble que... Bon, je ne suis pas cinéaste!!!

Hier, je me suis laissée aller à aller voir la version américaine qui ne m'interpellait pas trop... En fait, je me demandais bien ce qu'avait fumé David Fincher pour avoir cette idée saugrenue de refaire un film qui venait tout juste d'être fait!!!! C'est quoi???? De la compétition lourdingue? Une tentative d'être meilleur que???? Ou alors de ne pas laisser échapper un filon prometteur puisque bon... la popularité du livre rend la chose vachement intéressante économiquement... ce qui est encore plus vraisemblable des héritiers de Larsson puisque l'idée de vendre une nouvelle fois les droits, et à une grosse production américaine qui plus est, peut-elle être provoquée par autre chose que l'appât du gain? Je suis perplexe.

J'avoue que j'ai été choquée... et qu'au départ j'ai tout simplement décidé de ne pas le voir... Et je me suis laissée prendre... Pourquoi???? Premièrement parce que Fincher a réalisé nombre de films que j'ai adorés, en particulier Seven et Fight Club et que j'avais envie de voir ce qu'il avait réussi à faire de cet opus. Deuxièmement... la curiosité!!!! C'est le nom de Fincher qui m'a convaincue de le voir au cinéma... mais si ce n'avait été lui, je me serais tout de même débrouillée pour le regarder un soir à la télé... parce que bon, on se demande tout de même!!!

Verdict: Partagé!!! Dans la version suédoise, Noomi Rapace incarne une parfaite Lisbeth Salander... Elle est sèche, asociale, mauvaise et porte sa carapace en elle, sur elle, n'accordant sa confiance à personne, apparemment insensible à tout. Menue, corps d'ado, yeux pénétrants et glacés...

Rooney Mara est une Salander édulcorée. Je dirais même que c'est le gros point faible du film de Fincher. Elle est trop gentille, trop confiante, accordant même quelques confidences à Blomqvist sur l'oreiller concernant des détails que l'on ne doit apprendre qu'au milieu du second volet... Imagineriez-vous Lisbeth demandant à Blomqvist la moindre permission???? Pas moi!!! Ou encore lui disant "Mets encore ta main sous mon t-shirt, j'adore!!!!" Pfffff!!!!

Salander étant le personnage phare, c'est un sacré détail lorsque, comme moi, jusqu'à la fin on n'arrive pas à l'intégrer... 

Bien sûr, il y a également des aspects plus fidèles au livre que j'ai appréciés, notamment les investissements du groupe Vanger au sein de la direction de Millenium, la présence de la fille adolescente de Mikael, la relation de Blomqvist avec Erika Berger, mais aucun des deux réalisateurs n'est allé jusqu'au bout dans les méandres de la personnalité de ses héros, comme si on voulait les rendre davantage sympathiques, amoindrir leurs défauts qui les rendent humains, fascinants et parfois rebutants... et c'est justement, d'après moi, ce qui a rendu si rassembleur le roman de Larsson. 

J'en aurais encore des tonnes à dire mais je me refuse à dévoiler les détails, en particulier pour les futurs spectateurs qui ne connaissent pas encore l'histoire... parce qu'il y en a!!! 

dimanche 30 septembre 2007

Indigènes

En 1943, alors que la France est occupée par les nazis, de jeunes africains viendront combattre à ses côtés... contre l'espoir de quoi? D'une vie meilleure, d'argent, de réussite, de reconnaissance...
C'est à travers l'histoire de Yassir, Saïd, Abdelkader et Messaoud que nous découvrons la tragique réalité de ce qui attend en fait ces hommes venus de loin offrir leur vie à la France... qui la prend avec indifférence sans même un regard ou un remerciement...

Ce n'est que bagarres, rébellions, négociations violentes pour une justice entre les combattants français et africains;  colonels faisant miroiter permissions et autres récompenses à des hommes désespérés...

Samy Naceri m'a agréablement surprise, Sami Bouajila est remarquable et plutôt mignon; et même si j'ai eu du mal à prendre Jamel Debbouze au sérieux - surtout au début -, il jouait très bien!

J'ai été profondément choquée par ce film... ou plutôt par l'histoire qu'il raconte; une histoire vraie que je ne connaissais pas... l'histoire triste d'hommes quittant leur pays pour aider une armée sans reconnaissance... propulsés en première ligne sans avoir appris à se battre... utilisés comme chair à canon... sacrifiés dès leur arrivée dans des missions de repérage des positions allemandes...

Voici un très court extrait de la chanson des tirailleurs algériens:

Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu'un venait à y toucher
Nous serions là pour mourir à ses pieds
Je crois qu'aucun militaire français d'alors ne s'est posé de questions sur la raison pour laquelle autant d'hommes avaient accepté de s'engager... mais ce minable poème montre bien que ce n'était pas important! 

Encore davantage lorsqu'on apprend qu'aucun des survivants de ces tirailleurs n'a eu droit à la pension d'anciens combattant remerciant tous les militaires français ayant combattu pour leur patrie!

Comment des hommes peuvent-ils se donner le droit de se sentir à ce point supérieurs à d'autres???

lundi 14 mai 2007

Marie-Antoinette

Je n'étais pas particulièrement intéressée par ce film, j'avais peur que ça tourne au vu et revu de l'histoire de France, et franchement j'ai été surprise!

Une adolescente de 15 ans mariée au dauphin de France; une jeune fille autrichienne, archiduchesse, vendue à la France dans le but d'apaiser les tensions entre les deux pays.
 
Marie-Antoinette est dynamique, spontanée, chaleureuse et gaie... qualités difficiles à apprécier pour son mari dauphin de France, grand amateur de clés et très peu porté vers l'amour charnel... Voyant son mariage mis en péril, elle subit les pressions de l'Autriche. Elle se doit de charmer son mari, d'être sensuelle, douce... Tout est sa faute!
Au bout de huit ans, elle finit par avoir un enfant qui donne enfin une stabilité à son statut de reine, le roi étant mort entretemps.

En visionnant ce document, on ne peut que se demander de quelle façon cette reine qui n'avait jamais connu autre chose qu'une vie oisive et ennuyante pouvait se rendre compte de la véritable situation régnant au-dehors: le peuple avait faim.
 Elle qui n'était jamais seule, qui se faisait constamment diriger, habiller, nourrir, laver... elle qui n'avait jamais eu faim, qui n'avait eu que les besoins qu'on lui intimait d'avoir... elle n'avait même pas la capacité de se mettre psychologiquement à la place des autres...
La trame sonore est magnifique et vient magiquement rendre l'atmosphère irréelle de la vie de l'Autrichienne.

lundi 2 avril 2007

Da Vinci code

Comme tous les grands films qu'on tarde à voir et dont on entend tellement parler... je suis restée sur ma faim.

J'ai trouvé l'intrigue intéressante, mais le thème des nouvelles hypothèses sur le mariage de Jésus ou la découverte de documents amenant une lumière différente sur la façon de voir le christianisme sont vraiment à la mode; Eliette Abécassis en a d'ailleurs beaucoup, beaucoup parlé dans ses plus récents romans.

Tom Hanks a bien vieilli, ce rôle lui va très bien... Audrey Tautou, Jean Reno, Alfred Molina... Ils sont tous bons; à la hauteur de ce que l'on attend d'eux!

 Le suspense était très bien monté; à quelques reprises j'ai été vraiment embarquée dans le film! J'aime être surprise, déroutée; et sur ce point-là on a répondu à mes attentes. Puis j'ai attendu un bouleversement, une chute spectaculaire qui n'est pas venue.

La faute à qui? A moi, sûrement! J'avais trop d'espoir, d'excitation, de hâte à enfin visionner Da Vinci code...

Mais ça m'a donné envie de lire le livre!!!