Puis-je vraiment parler de surprise quand des signes précurseurs sont apparus sans subtilité particulière?
Lorsque l'on se croit protégé par un bouclier vitaminique, ou par un ordre divin de quelque essence qu'il soit, oui, je pense que l'on peut être surpris par l'apparition foudroyante de la grippe...
Bien que le jour de la St-Valentin je présentais une discrète goutte au nez, je me suis retrouvée, le lendemain, présentant un visage enflé, un appendice nasal devenu bâtiment industriel spécialisé dans la fabrication de mucus ainsi qu'un état général au plus bas allant du cerveau cotonneux et hors-service aux courbatures m'interdisant toute pratique du fitness, ce qui est catastrophique dans l'état actuel des choses.
Je suis mourante maintenant depuis deux jours, comme je le suis régulièrement, mais comme je dis toujours à mon mari: "Cesse de rire et de refuser de me prendre au sérieux, parce qu'une fois, obligatoirement, ce sera vrai et tu culpabiliseras tout le reste de ta vie de ne m'avoir laissé que des souvenirs de moquerie sadique à emporter dans ma tombe."
En attendant le verdict final, je suinte, je limaçonne comme je peux, faisant la cuisine les yeux fermés, à la grâce de dieu...
Que la vie est cruelle, comme dirait ma Nana...
Snif...
Affichage des articles dont le libellé est Elucubrations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Elucubrations. Afficher tous les articles
jeudi 16 février 2012
Invité surprise
samedi 11 février 2012
Mais où est donc ma crédibilité?
- J'ai mal au dos!!!!! Trop!!!
- Ah, ma pauvre Nana!!! C'est très triste...
- Oui... je sais pas quoi faire...
- Tu as fait du sport aujourd'hui, t'as peut-être fait un faux-mouvement?
- Oui, je pense... mais ça fait trop mal...
- Tu sais ce que ma mère faisait dans ce temps-là?
- Non!!!
- Elle nous repassait!
- Quoi?
- Elle nous mettait sur la planche à repasser et nous repassait quelques coups!! Ca faisait du bien!
- Mais ça brûle!!!
- C'est bien chaud mais après on devient tout grand et tout plat et c'est très agréable!!!
- C'est pas vrai!!!!
- Elle nous disait toujours que rien ne vaut un bon repassage de temps en temps! Ca détend les muscles!!
- ...
- Ah, comme c'était bien...
- Je te crois pas...
- ...
- Ah, ma pauvre Nana!!! C'est très triste...
- Oui... je sais pas quoi faire...
- Tu as fait du sport aujourd'hui, t'as peut-être fait un faux-mouvement?
- Oui, je pense... mais ça fait trop mal...
- Tu sais ce que ma mère faisait dans ce temps-là?
- Non!!!
- Elle nous repassait!
- Quoi?
- Elle nous mettait sur la planche à repasser et nous repassait quelques coups!! Ca faisait du bien!
- Mais ça brûle!!!
- C'est bien chaud mais après on devient tout grand et tout plat et c'est très agréable!!!
- C'est pas vrai!!!!
- Elle nous disait toujours que rien ne vaut un bon repassage de temps en temps! Ca détend les muscles!!
- ...
- Ah, comme c'était bien...
- Je te crois pas...
- ...
lundi 23 janvier 2012
Cauchemar...
La vaisselle est faite, les restes sont au frigo, tout est prêt pour demain matin, du moins le principal, soit l'évier n'est pas rempli de vaisselle sale (elle est dans l'égouttoir), ce qui aurait pu gêner le remplissage du réservoir d'eau de la cafetière.
Enchaînant les baillements, vous faites le tour des chambres... et constatez que les enfants sont endormis... enfin... après les devoirs, les disputes, les rapportages et récriminations, demandes incessantes, protestations et suppliques, le calme paraîtrait même quelque peu artificiel, bien que vous sachiez pertinemment qu'il n'est que temporaire... mais vous comptez bien en profiter pour rendre les armes à votre tour et vous étendre...
Alex paressant encore quelques minutes devant le petit écran, vous savez que vous pourrez vous plonger dans votre livre avant son arrivée ponctuée de discussions intempestives, de remarques, de chatouillis, de grimaces et de tout ce qui vous empêche de lire, montrant bien par là qu'il n'est absolument pas lecteur et n'a résolument aucun respect pour votre passion!!
Vous vous étirez, fermez les yeux... en pensée, vous êtes déjà au lit... mais il vous reste à vous préparer...
Et c'est alors que vous ouvrez la bouche, la brosse à dent tenue mollement dans votre main droite, le cerveau déjà assoupi, se projetant quelques minutes vers le futur, au moment où vous serez en train de vous laisser tomber sur un beau grand lit accueillant et doux...
... que votre regard vous trahit, vous poignarde dans le dos... lorsque, par un fait exprès, il s'attarde une seconde de trop sur le lave-linge goguenard et que comme par hasard, vous avez encore juste assez d'acuité visuelle pour vous rendre compte que le lavage que vous aviez fait n'a pas été étendu...
Le tout premier réflexe est de vous dire que fuck la brassée de lavage, elle restera là et attendra le lendemain... elle ne se sauvera pas, ne risque pas de se révolter durant la nuit, elle restera bien sagement derrière son hublot et tant pis!!!!
Vous tapez même du pied dans le but d'appuyer votre pensée, de seconder ce sursaut de rébellion qui, bien que fort en apparence, n'est que l'ombre de lui-même lorsque votre foutu surmoi vous lance un seau d'eau bien glacée en vous faisant valoir que demain il risque d'y avoir de mauvaises odeurs dans ce linge mouillé en pagaille, tout en boule, tout moisissant d'humidité... et que vous devrez sans doute tout refaire, ce qui gaspillera de l'eau, du savon, de l'assouplissant... et que votre mère ne vous a pas élevée comme ça, non monsieur!! Et qu'elle se retournerait dans sa tombe si elle n'était bien vivante quelque part dans ce grand Montréal, si quelqu'un allait lui dire qu'oh mon dieu vous avez laissé les vêtements se décomposer et que vous les avez retrouvés morts le lendemain!!!!
Sans conviction, vous tentez de torpiller cette trop moraliste partie de votre psychisme, faisant valoir que l'on ne vit qu'une fois, que ce n'est pas quelques vêtements pourris, voire puants, qui vont venir vous gâcher la vie, qu'on s'en fout... mais le coeur n'y est pas, d'autant plus que vous savez très bien que cette situation est régulière...
La mort dans l'âme, vous vous pincez cruellement afin de vous éveiller, de vous donner un peu de courage, et vous ouvrez le hublot de la machine... humez le parfum d'assouplissant (muguet, ou pêche, ou brise d'été, ou steak tartare) avec un froncement de narine révélateur... puis extrayez le paquet de tissu pêle-mêle avant d'aller l'étendre un peu partout... ce qui vous prend bien 10 minutes, et vous réveille de trop...
... si bien qu'une fois tout ceci accompli, une fois étendue sur un lit pas si moelleux ici, et un peu trop là, vous n'avez plus du tout le cerveau à Off...
... et vous restez là... à attendre le sommeil, les yeux ouverts fixant méchamment les vêtements dont le processus de séchage n'en est qu'à ses débuts...
... et vous lui promettez un chien de votre chienne...
... si tant est que vous ayez une chienne, qu'elle ne soit pas stérilisée, qu'elle soit jolie, qu'elle sorte et qu'elle n'aie pas que des filles...
... conditions somme toute que je n'accumule pas, à commencer par la première, la primordiale... étant que mon chat et mon lapin ne pourront jamais se reproduire...
Autant pour moi... (ou "au temps" puisque ni les linguistes ni les membres insignes et inutiles de l'Académie-Française ne s'accordent là-dessus!)
Enchaînant les baillements, vous faites le tour des chambres... et constatez que les enfants sont endormis... enfin... après les devoirs, les disputes, les rapportages et récriminations, demandes incessantes, protestations et suppliques, le calme paraîtrait même quelque peu artificiel, bien que vous sachiez pertinemment qu'il n'est que temporaire... mais vous comptez bien en profiter pour rendre les armes à votre tour et vous étendre...
Alex paressant encore quelques minutes devant le petit écran, vous savez que vous pourrez vous plonger dans votre livre avant son arrivée ponctuée de discussions intempestives, de remarques, de chatouillis, de grimaces et de tout ce qui vous empêche de lire, montrant bien par là qu'il n'est absolument pas lecteur et n'a résolument aucun respect pour votre passion!!
Vous vous étirez, fermez les yeux... en pensée, vous êtes déjà au lit... mais il vous reste à vous préparer...
Et c'est alors que vous ouvrez la bouche, la brosse à dent tenue mollement dans votre main droite, le cerveau déjà assoupi, se projetant quelques minutes vers le futur, au moment où vous serez en train de vous laisser tomber sur un beau grand lit accueillant et doux...
... que votre regard vous trahit, vous poignarde dans le dos... lorsque, par un fait exprès, il s'attarde une seconde de trop sur le lave-linge goguenard et que comme par hasard, vous avez encore juste assez d'acuité visuelle pour vous rendre compte que le lavage que vous aviez fait n'a pas été étendu...
Le tout premier réflexe est de vous dire que fuck la brassée de lavage, elle restera là et attendra le lendemain... elle ne se sauvera pas, ne risque pas de se révolter durant la nuit, elle restera bien sagement derrière son hublot et tant pis!!!!
Vous tapez même du pied dans le but d'appuyer votre pensée, de seconder ce sursaut de rébellion qui, bien que fort en apparence, n'est que l'ombre de lui-même lorsque votre foutu surmoi vous lance un seau d'eau bien glacée en vous faisant valoir que demain il risque d'y avoir de mauvaises odeurs dans ce linge mouillé en pagaille, tout en boule, tout moisissant d'humidité... et que vous devrez sans doute tout refaire, ce qui gaspillera de l'eau, du savon, de l'assouplissant... et que votre mère ne vous a pas élevée comme ça, non monsieur!! Et qu'elle se retournerait dans sa tombe si elle n'était bien vivante quelque part dans ce grand Montréal, si quelqu'un allait lui dire qu'oh mon dieu vous avez laissé les vêtements se décomposer et que vous les avez retrouvés morts le lendemain!!!!
Sans conviction, vous tentez de torpiller cette trop moraliste partie de votre psychisme, faisant valoir que l'on ne vit qu'une fois, que ce n'est pas quelques vêtements pourris, voire puants, qui vont venir vous gâcher la vie, qu'on s'en fout... mais le coeur n'y est pas, d'autant plus que vous savez très bien que cette situation est régulière...
La mort dans l'âme, vous vous pincez cruellement afin de vous éveiller, de vous donner un peu de courage, et vous ouvrez le hublot de la machine... humez le parfum d'assouplissant (muguet, ou pêche, ou brise d'été, ou steak tartare) avec un froncement de narine révélateur... puis extrayez le paquet de tissu pêle-mêle avant d'aller l'étendre un peu partout... ce qui vous prend bien 10 minutes, et vous réveille de trop...
... si bien qu'une fois tout ceci accompli, une fois étendue sur un lit pas si moelleux ici, et un peu trop là, vous n'avez plus du tout le cerveau à Off...
... et vous restez là... à attendre le sommeil, les yeux ouverts fixant méchamment les vêtements dont le processus de séchage n'en est qu'à ses débuts...
... et vous lui promettez un chien de votre chienne...
... si tant est que vous ayez une chienne, qu'elle ne soit pas stérilisée, qu'elle soit jolie, qu'elle sorte et qu'elle n'aie pas que des filles...
... conditions somme toute que je n'accumule pas, à commencer par la première, la primordiale... étant que mon chat et mon lapin ne pourront jamais se reproduire...
Autant pour moi... (ou "au temps" puisque ni les linguistes ni les membres insignes et inutiles de l'Académie-Française ne s'accordent là-dessus!)
lundi 19 décembre 2011
Amandes récalcitrantes... attention!!!
Depuis quelques jours, je fais, tant et plus, des biscuits de Noël. Histoire de relever un défi, j'ai décidé, également, de faire les pannelets de Danielle 38. J'avais un peu peur, mais comme Danielle a toujours été gentille avec moi, voire bienveillante, je ne me suis pas méfiée... J'ai suivi les instructions et au lieu d'utiliser des amandes en poudre comme je ferais pour n'importe quelle pâtisserie, j'ai décidé de faire exactement selon la recette et d'acheter les amandes, de les émonder à l'eau et de les réduire en poudre moi-même!!!!
Fière à l'avance... je ne savais pas dans quoi je m'embarquais!!!! Prendre un kilo d'amandes et les foutre dans l'eau bouillante... Combien de temps? Je regarde sur internet... les laisser blanchir deux minutes!!! Ca va, c'est plutôt facile!! Je sais faire bouillir de l'eau, mettre des choses dedans et même les égoutter!!! C'est que j'ai de l'expérience, puisque je fais des pâtes!!!
Je contemple amoureusement mes amandes que j'ai blanchies!!! Moi!!!! J'ai blanchi des amandes!!!! Youppiiii!!! Après en avoir informé le journal local, je suis passée à la phase deux...
Les mettre à sécher sur un linge propre... Voilà qui est fait... Je les étale... Quelques-une se superposent mais on n'étale pas un kilo d'amandes sur un linge propre, ça se saurait!!!! Et là, j'attends... Durant ce temps j'en émonde quelques-unes... facilement!!! On touche à peine que ça se sauve de son enveloppe, cette histoire-là!!! Un peu comme si elles étaient prisonnières et qu'elles n'attendaient que ce moment pour jaillir de leur geôle en poussant des cris de joie... inaudibles à l'oreille humaine, pour ce que j'ai pu constater!!
Mais ce n'est pas parce qu'on dit à des amandes de sécher qu'elles s'exécutent!! Ou alors les miennes sont particulièrement têtues, ou poreuses... Etalées vers 15 heures, il eût été de bon ton qu'en soirée, à l'heure de J'irai dormir à Bollywood - la première fois que je trouve Antoine de MAXIMY très lourd!!!!! -, elles soient sèches et prêtes!!! Meuh non!!!! Nous les avons donc promptement écalées - et quand je dis promptement, c'est un peu exagéré puisque nous y avons passé un bon deux heures à quatre - avant de les mettre dans le four éteint, histoire qu'elles terminent leur séchage interminable sans qu'un chat ne vienne les piétiner durant la nuit!!!
Le croirez-vous si je vous dis que ce matin elles sont encore légèrement humides??? C'est mon eau bouillante qui était trop mouillée??? Elle ressemble à quoi l'eau bouillante, à Grenoble??? A de la poudre d'eau??
Parce que moi j'ai peur!!!! Je meurs d'angoisse à l'idée de les passer au blender afin de les réduire en poudre et que ça fasse de la purée en raison de leur humidité persistante... Et que les bonbons soient immangeables...
Mais peut-être...
... peut-être que mon eau bouillante était trop chaude... et qu'elles sont mortes????
Mes pauvres... pauvres amandes...
Fière à l'avance... je ne savais pas dans quoi je m'embarquais!!!! Prendre un kilo d'amandes et les foutre dans l'eau bouillante... Combien de temps? Je regarde sur internet... les laisser blanchir deux minutes!!! Ca va, c'est plutôt facile!! Je sais faire bouillir de l'eau, mettre des choses dedans et même les égoutter!!! C'est que j'ai de l'expérience, puisque je fais des pâtes!!!
Je contemple amoureusement mes amandes que j'ai blanchies!!! Moi!!!! J'ai blanchi des amandes!!!! Youppiiii!!! Après en avoir informé le journal local, je suis passée à la phase deux...
Les mettre à sécher sur un linge propre... Voilà qui est fait... Je les étale... Quelques-une se superposent mais on n'étale pas un kilo d'amandes sur un linge propre, ça se saurait!!!! Et là, j'attends... Durant ce temps j'en émonde quelques-unes... facilement!!! On touche à peine que ça se sauve de son enveloppe, cette histoire-là!!! Un peu comme si elles étaient prisonnières et qu'elles n'attendaient que ce moment pour jaillir de leur geôle en poussant des cris de joie... inaudibles à l'oreille humaine, pour ce que j'ai pu constater!!
Mais ce n'est pas parce qu'on dit à des amandes de sécher qu'elles s'exécutent!! Ou alors les miennes sont particulièrement têtues, ou poreuses... Etalées vers 15 heures, il eût été de bon ton qu'en soirée, à l'heure de J'irai dormir à Bollywood - la première fois que je trouve Antoine de MAXIMY très lourd!!!!! -, elles soient sèches et prêtes!!! Meuh non!!!! Nous les avons donc promptement écalées - et quand je dis promptement, c'est un peu exagéré puisque nous y avons passé un bon deux heures à quatre - avant de les mettre dans le four éteint, histoire qu'elles terminent leur séchage interminable sans qu'un chat ne vienne les piétiner durant la nuit!!!
Le croirez-vous si je vous dis que ce matin elles sont encore légèrement humides??? C'est mon eau bouillante qui était trop mouillée??? Elle ressemble à quoi l'eau bouillante, à Grenoble??? A de la poudre d'eau??
Parce que moi j'ai peur!!!! Je meurs d'angoisse à l'idée de les passer au blender afin de les réduire en poudre et que ça fasse de la purée en raison de leur humidité persistante... Et que les bonbons soient immangeables...
Mais peut-être...
... peut-être que mon eau bouillante était trop chaude... et qu'elles sont mortes????
Mes pauvres... pauvres amandes...
samedi 17 décembre 2011
Petit ménage sur Facebook!!
Lors de mon inscription sur Facebook, je me suis lancée dans une chasse aux amis!!!! Et on y va, tous ceux que j'ai connus, y compris la famille, les amis, les anciens des écoles que j'ai fréquentées, mes voisins, ceux qui attendaient avec moi à la caisse du Métro en mars 1993, la petite fille qui mettait sa main dans sa culotte pleine de pisse avant de courir après nous en la brandissant pour nous toucher et le caissier du dépanneur!!!
Ah comme ça y allait les retrouvailles au début!!!! Qu'est-ce que t'es devenue et patati et patata!!!! Mais on s'en fiche de ce qu'on devient!!! Au fond, ce n'est que pour s'amuser, remonter un peu le temps, effacer pour un instant les nombreuses années nous séparant de notre collège, de la cour d'école ou de notre première brosse (cuite)!!!
J'ai eu des enfants, je me suis mariée, je travaille à tel endroit, et je vis à tel autre!!! Woww!!!!! Moi aussi ça ressemble à ça!!!! Quelle coïncidence!!! Non mais comme le monde est petit!!!! Et à part ça???? Ben, rien!!
Pourquoi? Parce qu'on n'a rien à se dire, bordel!!!
Et toute la famille qui se croit encore autorisée à porter des jugements sur ma vie, sur mes orientations ou sur les choix que j'ai dû faire!!! T'as entendu ça? Il paraît que? Tu peux pas me dire que? Alors garde ça pour toi!!! J'ai autre chose à faire!!!!! Dis-moi, demande-moi, confronte-moi!!! Point!! En-dehors de ça, débarrasse!!!!
Il y a d'autres relations qui ne sont pas viables à distance!! Oui, quand j'étais à Montréal on était proches, mais maintenant c'est fini!! Parce qu'on est pas des écriveux, parce qu'on n'a peut-être pas tellement de choses en commun, finalement, en-dehors des fous rires et du bien-être immédiat quand on est ensemble!!
C'est la vie!!! On ne peut reprocher aux gens d'être ce qu'ils sont, ou d'avoir été ce qu'ils ont été - assez logique! - ou d'évoluer, ou de se détourner quand certaines situations deviennent lourdes ou inintéressantes!!!
Ma vie n'a rien à voir avec mes amitiés Facebook!! Ce n'est qu'une façon pour moi de rester en contact avec ceux que je choisis!!!
Alors j'ai pris un peu plus de 30 personnes dans mes petits bras, je les ai tous emmenés à la poubelle, même ceux qui se débattaient - peu nombreux - et j'ai bien pressé pour tous les faire entrer!!
J'ai fermé le couvercle, donné un beau grand coup de pied dans le tas, pris un profond "respir"!!!!!
Quin toé!!!! (On pourrait traduire ça par... euh... vlan dans les dents... ou euh... dans les coucougnettes? L'un ou l'autre, quoi...)
Ah comme ça y allait les retrouvailles au début!!!! Qu'est-ce que t'es devenue et patati et patata!!!! Mais on s'en fiche de ce qu'on devient!!! Au fond, ce n'est que pour s'amuser, remonter un peu le temps, effacer pour un instant les nombreuses années nous séparant de notre collège, de la cour d'école ou de notre première brosse (cuite)!!!
J'ai eu des enfants, je me suis mariée, je travaille à tel endroit, et je vis à tel autre!!! Woww!!!!! Moi aussi ça ressemble à ça!!!! Quelle coïncidence!!! Non mais comme le monde est petit!!!! Et à part ça???? Ben, rien!!
Pourquoi? Parce qu'on n'a rien à se dire, bordel!!!
Et toute la famille qui se croit encore autorisée à porter des jugements sur ma vie, sur mes orientations ou sur les choix que j'ai dû faire!!! T'as entendu ça? Il paraît que? Tu peux pas me dire que? Alors garde ça pour toi!!! J'ai autre chose à faire!!!!! Dis-moi, demande-moi, confronte-moi!!! Point!! En-dehors de ça, débarrasse!!!!
Il y a d'autres relations qui ne sont pas viables à distance!! Oui, quand j'étais à Montréal on était proches, mais maintenant c'est fini!! Parce qu'on est pas des écriveux, parce qu'on n'a peut-être pas tellement de choses en commun, finalement, en-dehors des fous rires et du bien-être immédiat quand on est ensemble!!
C'est la vie!!! On ne peut reprocher aux gens d'être ce qu'ils sont, ou d'avoir été ce qu'ils ont été - assez logique! - ou d'évoluer, ou de se détourner quand certaines situations deviennent lourdes ou inintéressantes!!!
Ma vie n'a rien à voir avec mes amitiés Facebook!! Ce n'est qu'une façon pour moi de rester en contact avec ceux que je choisis!!!
Alors j'ai pris un peu plus de 30 personnes dans mes petits bras, je les ai tous emmenés à la poubelle, même ceux qui se débattaient - peu nombreux - et j'ai bien pressé pour tous les faire entrer!!
J'ai fermé le couvercle, donné un beau grand coup de pied dans le tas, pris un profond "respir"!!!!!
Quin toé!!!! (On pourrait traduire ça par... euh... vlan dans les dents... ou euh... dans les coucougnettes? L'un ou l'autre, quoi...)
Libellés :
Elucubrations,
Expatriation,
Famille,
Grrrr,
Québec,
Quotidien
vendredi 9 décembre 2011
Que faire...
... lorsque plusieurs fois par semaine on nous répète, et avec des gants, svp, que si nous ne sommes pas de mauvais parents à strictement parler, nous ne sommes certainement pas les meilleurs, ni même à citer en exemple puisque les petites voisines ont en leur possession, sans même, peut-être, avoir conscience de leur insigne chance, des parents qui ne les grondent jamais - ou presque jamais puisque depuis Elana a été témoin, à une seule reprise, d'un léger tremblement, aussi furtif qu'un soupir, à peine un reproche voilé -, qui leur offrent régulièrement des jouets - à se demander où ils trouvent la place de les ranger -, et leur préparent des goûters gargantuesques dignes des meilleures tables, composés de mets variés et appétissants, bien meilleurs que chez nous, bien plus amusant... et que de plus la petite fille a refusé bien net votre invitation à manger, préférant de beaucoup inviter Elana chez elle, secondée par cette dernière vous enjoignant d'accepter, précisant que c'est tellement plus intéressant chez elle, devant le papa vous regardant rougir, se disant sans doute à l'intérieur de son crâne que vous devez être vraiment très mauvaise et méchante?
Alors? Que faire?
Comme j'ai fait, en disant à la petite voisine: "Allez, viens!! Je ne te battrai pas comme la dernière fois promis!!!"?
Alors? Que faire?
Comme j'ai fait, en disant à la petite voisine: "Allez, viens!! Je ne te battrai pas comme la dernière fois promis!!!"?
mardi 29 novembre 2011
L'imposteuse!!
- Maman, tu sais, la maîtresse elle a dit exactement la même chose que toi!!
- Quoi??? Elle parle aussi mal??? Qu'est-ce que c'est que cette maîtresse qui dit des niaiseries pareilles?
Alors que j'allais, prestement, enfiler mon manteau et aller porter plainte contre cette enseignante utilisant de gros mots...
- Elle a dit qu'il fallait bien manger jeudi matin avant d'aller au planétarium comme on peut pas apporter de goûter!!
- Tout comme toi maman!! Et même ma maîtresse aussi elle l'a dit!!
Ouf!!
- Quoi??? Elle parle aussi mal??? Qu'est-ce que c'est que cette maîtresse qui dit des niaiseries pareilles?
Alors que j'allais, prestement, enfiler mon manteau et aller porter plainte contre cette enseignante utilisant de gros mots...
- Elle a dit qu'il fallait bien manger jeudi matin avant d'aller au planétarium comme on peut pas apporter de goûter!!
- Tout comme toi maman!! Et même ma maîtresse aussi elle l'a dit!!
Ouf!!
lundi 7 novembre 2011
Le blues du micro-ondes...
- Bonjour monsieur!! Il se trouve que mon micro-ondes est dans un bien piteux état...
- Ah... et qu'est-ce qu'il a?
- Euh... je ne sais pas... Il ne parle pas beaucoup... mais il sonne toutes les 10 minutes...
- Il lui est arrivé quelque chose?
- En fait, je ne sais pas... il n'est pas vieux, vous savez...
- Oui, je vois... et qu'est-il arrivé à son prédecesseur?
- Un malencontreux incident impliquant un pré-adolescent, une casserole métallique et des parents absents...
- Un tel incident n'aurait pu se reproduire, selon vous?
- Non, non!!! De tels concours de circonstances ne se rencontrent que rarement...
- Et qu'est-ce qu'il fait le micro-ondes?
- Il ne fait rien...
- Il y a une lumière?
- Non, rien du tout...
- Ah bon!!! Mais vous ne disiez pas qu'il sonnait, il y a à peine une minute?
- Oui, il sonnait... avant...
- Et il ne sonne plus?
- Non...
- Voilà qui est embêtant...
- Si vous voulez, je le branche!!!! Et il sonnera de nouveau!!!
- ...
- Ca va?
- ...
- Oui? Je le branche?
- ... oui... (soupir)
- Voilà!!! Bon... il affiche un 0...
- Oui...
- Et voilà!! Il sonne!!! Vous entendez????
- Oui, j'entends... Et c'est écrit quoi?
- Il y a un E... et après un R... et après un autre R... et ensuite un 2
- Erreur 2 donc...
- Oui!!! Vous êtes rapide!!!
- Vous avez essayé de le débrancher?
- Euh...
- Non, non, ça va, je sais que vous avez essayé...
- Ah ça mais vous êtes fort!!!!
- On va devoir faire venir un technicien!!
- D'accord!!
- Me donnez-vous l'autorisation de lui transmettre votre adresse?
- ...
- Madame?
- Oui...
- Me la donnez-vous?
- Ben... c'est que je sais pas... je ne le connais pas, moi, votre technicien...
- C'est parce que si je ne la lui donne pas, il ne pourra pas aller chez vous...
- Ah bon!! Mais comment je ferai, moi, dans ce cas???
- Donnez-moi l'autorisation et il ira!!!
- C'est du chantage, ça, monsieur!!!!! Je me plaindrai à votre supérieur!!!
- Ah... et qu'est-ce qu'il a?
- Euh... je ne sais pas... Il ne parle pas beaucoup... mais il sonne toutes les 10 minutes...
- Il lui est arrivé quelque chose?
- En fait, je ne sais pas... il n'est pas vieux, vous savez...
- Oui, je vois... et qu'est-il arrivé à son prédecesseur?
- Un malencontreux incident impliquant un pré-adolescent, une casserole métallique et des parents absents...
- Un tel incident n'aurait pu se reproduire, selon vous?
- Non, non!!! De tels concours de circonstances ne se rencontrent que rarement...
- Et qu'est-ce qu'il fait le micro-ondes?
- Il ne fait rien...
- Il y a une lumière?
- Non, rien du tout...
- Ah bon!!! Mais vous ne disiez pas qu'il sonnait, il y a à peine une minute?
- Oui, il sonnait... avant...
- Et il ne sonne plus?
- Non...
- Voilà qui est embêtant...
- Si vous voulez, je le branche!!!! Et il sonnera de nouveau!!!
- ...
- Ca va?
- ...
- Oui? Je le branche?
- ... oui... (soupir)
- Voilà!!! Bon... il affiche un 0...
- Oui...
- Et voilà!! Il sonne!!! Vous entendez????
- Oui, j'entends... Et c'est écrit quoi?
- Il y a un E... et après un R... et après un autre R... et ensuite un 2
- Erreur 2 donc...
- Oui!!! Vous êtes rapide!!!
- Vous avez essayé de le débrancher?
- Euh...
- Non, non, ça va, je sais que vous avez essayé...
- Ah ça mais vous êtes fort!!!!
- On va devoir faire venir un technicien!!
- D'accord!!
- Me donnez-vous l'autorisation de lui transmettre votre adresse?
- ...
- Madame?
- Oui...
- Me la donnez-vous?
- Ben... c'est que je sais pas... je ne le connais pas, moi, votre technicien...
- C'est parce que si je ne la lui donne pas, il ne pourra pas aller chez vous...
- Ah bon!! Mais comment je ferai, moi, dans ce cas???
- Donnez-moi l'autorisation et il ira!!!
- C'est du chantage, ça, monsieur!!!!! Je me plaindrai à votre supérieur!!!
jeudi 3 novembre 2011
La force du mental
Je veux bien que mes enfants aient passé l'Halloween déguisés en d'innommables perversions et qu'ils aient ramassé des tas de bonbons...
De BONBONS, je précise...
Même petite, à l'âge où, comme tous les enfants, je me jetais sur les sucettes tendues par des individus lubriques, j'étais loin d'être folle des bonbons durs et autres douceurs à sucer pendant des heures alors que je pouvais me goinfrer de sachets de pop-corn, chips ou chocolats, tires Ste-Catherine (genre de Carambars à la mélasse) ou autres bonbons mous... D'autant plus que ma mère nous interdisait de croquer, ne serait-ce que le dernier bout, quand l'imposante sucrerie n'est plus qu'une pastille transparente, il fallait toute notre concentration pour arriver à activer la fin de l'interminable suçotement... de légers coups de dents... bien placés... et discrets!!!
Il se trouve que cette année, en plus des innombrables bonbons durs dont ils raffolent - allez savoir pourquoi mais tant mieux puisque c'est ce qu'ils reçoivent le plus -, ils ont eu, chacun, une tablette de chocolat au lait au riz soufflé...
Et moi...
J'aime ça... le chocolat au riz soufflé... surtout le chocolat au lait au riz soufflé... même sans riz soufflé... alors avec...
Et il se trouve que je suis au régime!!!!
Je n'ai donc pas le droit d'aller, subrepticement, leur subtiliser leur trésor... d'où leur absence totale d'insécurité, de ce besoin pressant de dévorer leur bon chocolat avant que papa - oui, lui aussi - ou maman ne mette la main dessus...
Et ça traîne... toute la journée, dans de grands saladiers, la tentation sur le dessus...
- Vous ne voulez pas manger votre chocolat? Ca me ferait du bien qu'il disparaisse!!!!
- Pas tout de suite, j'ai pas envie!!! C'est bizarre, maman, y a toujours des filets de bave partout autour des bonbons... C'est un peu dégueu...
- Ca doit être le chat...
Et le soir, j'ai l'oeil attiré par tous ces trésors pendant que je me prépare ma petite salade de tomates à 1 point, ou mes coeurs de palmier, ou ma pomme...
Mais je résiste... car je suis forte!!!!!
Oui!!!!!!!! Je suisun petit peu forte...
De BONBONS, je précise...
Même petite, à l'âge où, comme tous les enfants, je me jetais sur les sucettes tendues par des individus lubriques, j'étais loin d'être folle des bonbons durs et autres douceurs à sucer pendant des heures alors que je pouvais me goinfrer de sachets de pop-corn, chips ou chocolats, tires Ste-Catherine (genre de Carambars à la mélasse) ou autres bonbons mous... D'autant plus que ma mère nous interdisait de croquer, ne serait-ce que le dernier bout, quand l'imposante sucrerie n'est plus qu'une pastille transparente, il fallait toute notre concentration pour arriver à activer la fin de l'interminable suçotement... de légers coups de dents... bien placés... et discrets!!!
Il se trouve que cette année, en plus des innombrables bonbons durs dont ils raffolent - allez savoir pourquoi mais tant mieux puisque c'est ce qu'ils reçoivent le plus -, ils ont eu, chacun, une tablette de chocolat au lait au riz soufflé...
Et moi...
J'aime ça... le chocolat au riz soufflé... surtout le chocolat au lait au riz soufflé... même sans riz soufflé... alors avec...
Et il se trouve que je suis au régime!!!!
Je n'ai donc pas le droit d'aller, subrepticement, leur subtiliser leur trésor... d'où leur absence totale d'insécurité, de ce besoin pressant de dévorer leur bon chocolat avant que papa - oui, lui aussi - ou maman ne mette la main dessus...
Et ça traîne... toute la journée, dans de grands saladiers, la tentation sur le dessus...
- Vous ne voulez pas manger votre chocolat? Ca me ferait du bien qu'il disparaisse!!!!
- Pas tout de suite, j'ai pas envie!!! C'est bizarre, maman, y a toujours des filets de bave partout autour des bonbons... C'est un peu dégueu...
- Ca doit être le chat...
Et le soir, j'ai l'oeil attiré par tous ces trésors pendant que je me prépare ma petite salade de tomates à 1 point, ou mes coeurs de palmier, ou ma pomme...
Mais je résiste... car je suis forte!!!!!
Oui!!!!!!!! Je suis
lundi 31 octobre 2011
La bourse ou la vie...
Ce soir, pour faire changement, il faisait beau!!!
Nous avons déambulé le long des rues de notre petite ville, et les enfants sont allés sonner aux maisons, l'une après l'autre, avec une préférence pour celles appartenant aux familles de leurs copains et copines de classe!!
Les bonbons pleuvaient, c'était la fête, on se bousculait aux portes de gens souriants nous ouvrant la porte les mains déjà pleines, impatientes de tout faire basculer à l'intérieur d'immenses sacs à dos que l'on aurait cru sans fond...
Les monstres souriaient, les fantômes étaient polis, les sorcières rigolotes...
C'était un monde à part... où le plaisir était tout entier dans le fait d'aller chez des inconnus - de moins en moins inconnus puisqu'on y va à chaque année - consentants et de leur extorquer, en souriant, la bourse sucrée des grands jours, le trésor collant, chocolaté, celui qui traîne toujours au fond d'une armoire, poissant tout ce qui a le malheur de s'y frotter... et que l'on est plus qu'heureux d'offrir, souriant, aux enfants d'Halloween!!
Et puis, lorsque Jérémie et Elana, d'un commun accord, ont déclaré leur butin assez fourni, nous sommes revenus, non sans passer chez quelques connaissances, histoire de mettre le paquet, de s'encanailler un peu...
Suite à l'extraction quasiment magique du contenu des besaces enfantines vers de grands saladiers - de couleurs différentes -, les doigts se sont tendus, frétillant d'expectative, collants par anticipation... et alors que les lèvres frémissaient d'envie, que les dents cariaient de peur... ils se sont emparés des bonbons, guimauves, sablés, sucettes et autres friandises dégoûtantes et sans même attendre l'ouverture d'une bouche avide, ont engouffré, de force, leur contenu... allant jusqu'au trop-plein, à l'abus causé par le manque, la solitude des papilles... enfin rassasiée!!!
Et les parents au régime... ce n'est qu'un autre avantage, encore, s'ajoutant à toutes ces extases gustatives et olfactives... puisque personne n'ira grapiller dans la manne, se tremper les extrémités en plein milieu d'une marée bonbonnière...
Mais de toute façon... ils ont comme une petite nausée en assistant à cette orgie de sucre... comme si... sans raison...
... ils étaient devenus très, très vieux!!!!
Nous avons déambulé le long des rues de notre petite ville, et les enfants sont allés sonner aux maisons, l'une après l'autre, avec une préférence pour celles appartenant aux familles de leurs copains et copines de classe!!
Les bonbons pleuvaient, c'était la fête, on se bousculait aux portes de gens souriants nous ouvrant la porte les mains déjà pleines, impatientes de tout faire basculer à l'intérieur d'immenses sacs à dos que l'on aurait cru sans fond...
Les monstres souriaient, les fantômes étaient polis, les sorcières rigolotes...
C'était un monde à part... où le plaisir était tout entier dans le fait d'aller chez des inconnus - de moins en moins inconnus puisqu'on y va à chaque année - consentants et de leur extorquer, en souriant, la bourse sucrée des grands jours, le trésor collant, chocolaté, celui qui traîne toujours au fond d'une armoire, poissant tout ce qui a le malheur de s'y frotter... et que l'on est plus qu'heureux d'offrir, souriant, aux enfants d'Halloween!!
Et puis, lorsque Jérémie et Elana, d'un commun accord, ont déclaré leur butin assez fourni, nous sommes revenus, non sans passer chez quelques connaissances, histoire de mettre le paquet, de s'encanailler un peu...
Suite à l'extraction quasiment magique du contenu des besaces enfantines vers de grands saladiers - de couleurs différentes -, les doigts se sont tendus, frétillant d'expectative, collants par anticipation... et alors que les lèvres frémissaient d'envie, que les dents cariaient de peur... ils se sont emparés des bonbons, guimauves, sablés, sucettes et autres friandises dégoûtantes et sans même attendre l'ouverture d'une bouche avide, ont engouffré, de force, leur contenu... allant jusqu'au trop-plein, à l'abus causé par le manque, la solitude des papilles... enfin rassasiée!!!
Et les parents au régime... ce n'est qu'un autre avantage, encore, s'ajoutant à toutes ces extases gustatives et olfactives... puisque personne n'ira grapiller dans la manne, se tremper les extrémités en plein milieu d'une marée bonbonnière...
Mais de toute façon... ils ont comme une petite nausée en assistant à cette orgie de sucre... comme si... sans raison...
... ils étaient devenus très, très vieux!!!!
vendredi 20 août 2010
Vous ne me croirez jamais, mais...
Vendredi 13 août, en matinée, Alex prend la carte bancaire dans l'intention d'aller retirer des sous...
Jusque là, rien que de très normal... mais attention!!!!!
Le guichet avale la carte... éructe... puis plus rien... Alex déchiffre sur l'écran: "Nous sommes en possession de votre carte bancaire, nananèèèère. Si vous désirez la revoir vivante, vous devrez vous rendre au guichet où notre charmant animateur vous donnera le premier indice."
Nous entrons dans la banque... et le jeune homme au brushing impeccable nous oriente vers une de ses collègues qui affiche son plus beau sourire:
- J'ai le regret de vous annoncer (tu parles, le regret, avec un sourire comme ça...) que vous êtes interdit bancaire!!!!!!
- Et ça fait quoi, ça, dans la vie????? On gagne quelque chose avec ça???
- Non!!! Ou plutôt si... vous gagnez l'interdiction formelle de faire un chèque et d'utiliser votre carte bleue dans quelque circonstance que ce soit!!! Etes-vous heureux????
- Ben... pas trop, non... et pourquoi nous arrive-t-il cette... euh... cette chance inespérée???
- Euh... ben je ne sais pas!!!! Vous devez être à découvert...
- Alors vérifiez... ce n'est pas normal!!!
- Bon...
Sans se départir de son expression de félicité orgasmique, la dame pianote sur son ordinateur...
- Ah... non... ce n'est pas ici... vous avez un compte dans une autre banque?
- Oui...
- Ce doit être ça... Mais vous comprendrez que je ne peux pas vous remettre, dans l'immédiat, votre carte bancaire...
Nous comprenons, bien sûr... puisque nous n'avons pas le choix... et de retour chez nous Alex téléphone à notre autre banque...
- Oui, bonjour... c'est que nous apprenons à l'instant que nous sommes "interdit bancaire" et il paraît que ça vient de chez vous...
- Ah bon!!!!!!!!! Quel bonheur!!!! Félicitations!!!!
- Merci, mais pourriez-vous me passer monsieur R...?
- Ah... euh... il n'est pas là, mais il vous rappellera dès qu'il arrivera.
- Aujourd'hui?
- Je ne peux pas vous dire... mon intelligence me permet de répondre au téléphone, mais je suis limitée.
- Oui, je comprends!!!!
Nous attendons, nous rongeant les ongles ou nous grignotant les lobes...
Aucun appel vendredi... samedi il n'est pas là... dimanche et lundi, c'est fermé...
Nous pleurons, blottis l'un contre l'autre... jusqu'à mardi... et enfin il appelle!!!!
- Oui, monsieur, c'est que nous sommes l'objet d'une interdiction bancaire et il paraît que ça vient de votre banque...
- Ah bon???? Mais non!!!! Tout est en ordre ici!!!!
- Bon... Alors je ne sais plus...
- Mais je peux vérifier les fichiers Banque de France!
- Ah oui, j'aimerais bien!!! La première personne qui nous a renseignés ne pouvait pas le faire à la Banque P...
- Elle pouvait certainement, mais elle n'avait pas envie!!!
- Ah, la ...!!!!!
- Tsss, tsss, les gros mots!!!!
- Pardon!!!! Donc????
- Ah oui, ça vient d'une autre banque... Vous n'avez pas un compte au CM????
- Ah oui, c'est vrai!!! C'est un vieux compte!!!
- Eh bien c'est eux!!!
Nous nous rendons donc sur place... Nous en avons marre et nous demandons bien ce qui se passe avec ce compte dont nous ne nous servons plus...
- En fait, ce qui bloque votre compte, c'est que vous avez un découvert!!!!
- Un découvert????
- Oui!!! De... Asseyez-vous, ça va faire mal!!!!!!!!!!!
Alex et moi prenons place, tétanisés par l'angoisse...
- De 11 euros!!!!!!
- 11 euros??? Vous nous mettez dans la mouise pour 11 euros???
- Quoi???? Vous n'êtes pas heureux?????
- Ecoutez, on va vous donner 11 euros et on va fermer le compte!!! C'est tout!!! Vous attendez ça pour manger, ou quoi??? 11 euros!!! Non mais, vous vous foutez de ma gueule!!!!!!!!!!
Sur ce... l'homme se tait... Il paraît étonné, déçu... Il rougit...
- Mais... mais...
De grosses larmes brouillent son visage ingrat et se mettent à lui couler dans le cou, laissant de longues traînées crasseuses sur son beau t-shirt...
- Vous êtes fâchés, hoquette-t-il... Vous ne vous rendez pas compte à quel point on s'ennuie, ici!!! On se fait chier à gérer des comptes dont vous ne vous servez à peu près jamais, on attend du mouvement, de la vie!!!!!! Afin de faire bouger un peu les choses à la banque on vous concocte un beau petit interdit bancaire... et vous nous traitez comme ça...
Sur ce... l'homme, n'en pouvant plus, se jette sur le sol, se tortille dans tous les sens, donne des coups de pied, mord la moquette en pleurant tout ce qu'il sait...
Alertés par le bruit, ses collègues ouvrent la porte et entrent... Evaluant la situation, ils se mettent à nous invectiver, comme quoi nous sommes égoïstes, nous ne comprenons pas leur situation, etc...
Je me lève et demande le silence, que j'obtiens après quelques minutes. Une femme se mouche dans sa jupe, une autre s'arrache consciencieusement les cheveux avant de les avaler d'un geste bruque...
- Afin de vous faire plaisir, nous resterons interdit bancaire quelques jours... et après on fera la fête, d'accord???
Les yeux se sèchent, les cheveux sont vivement replacés, les vêtements lissés du plat de la main... Plus une trace du drame venant de se jouer...
Une fois dans la rue...
- On règle ça et on se dépêche de fermer le compte, hein???
- Oui, t'inquiètes... Bizarres, tout de même, ces banquiers...
- Bizarres???? Allez, on se casse!!
Jusque là, rien que de très normal... mais attention!!!!!
Le guichet avale la carte... éructe... puis plus rien... Alex déchiffre sur l'écran: "Nous sommes en possession de votre carte bancaire, nananèèèère. Si vous désirez la revoir vivante, vous devrez vous rendre au guichet où notre charmant animateur vous donnera le premier indice."
Nous entrons dans la banque... et le jeune homme au brushing impeccable nous oriente vers une de ses collègues qui affiche son plus beau sourire:
- J'ai le regret de vous annoncer (tu parles, le regret, avec un sourire comme ça...) que vous êtes interdit bancaire!!!!!!
- Et ça fait quoi, ça, dans la vie????? On gagne quelque chose avec ça???
- Non!!! Ou plutôt si... vous gagnez l'interdiction formelle de faire un chèque et d'utiliser votre carte bleue dans quelque circonstance que ce soit!!! Etes-vous heureux????
- Ben... pas trop, non... et pourquoi nous arrive-t-il cette... euh... cette chance inespérée???
- Euh... ben je ne sais pas!!!! Vous devez être à découvert...
- Alors vérifiez... ce n'est pas normal!!!
- Bon...
Sans se départir de son expression de félicité orgasmique, la dame pianote sur son ordinateur...
- Ah... non... ce n'est pas ici... vous avez un compte dans une autre banque?
- Oui...
- Ce doit être ça... Mais vous comprendrez que je ne peux pas vous remettre, dans l'immédiat, votre carte bancaire...
Nous comprenons, bien sûr... puisque nous n'avons pas le choix... et de retour chez nous Alex téléphone à notre autre banque...
- Oui, bonjour... c'est que nous apprenons à l'instant que nous sommes "interdit bancaire" et il paraît que ça vient de chez vous...
- Ah bon!!!!!!!!! Quel bonheur!!!! Félicitations!!!!
- Merci, mais pourriez-vous me passer monsieur R...?
- Ah... euh... il n'est pas là, mais il vous rappellera dès qu'il arrivera.
- Aujourd'hui?
- Je ne peux pas vous dire... mon intelligence me permet de répondre au téléphone, mais je suis limitée.
- Oui, je comprends!!!!
Nous attendons, nous rongeant les ongles ou nous grignotant les lobes...
Aucun appel vendredi... samedi il n'est pas là... dimanche et lundi, c'est fermé...
Nous pleurons, blottis l'un contre l'autre... jusqu'à mardi... et enfin il appelle!!!!
- Oui, monsieur, c'est que nous sommes l'objet d'une interdiction bancaire et il paraît que ça vient de votre banque...
- Ah bon???? Mais non!!!! Tout est en ordre ici!!!!
- Bon... Alors je ne sais plus...
- Mais je peux vérifier les fichiers Banque de France!
- Ah oui, j'aimerais bien!!! La première personne qui nous a renseignés ne pouvait pas le faire à la Banque P...
- Elle pouvait certainement, mais elle n'avait pas envie!!!
- Ah, la ...!!!!!
- Tsss, tsss, les gros mots!!!!
- Pardon!!!! Donc????
- Ah oui, ça vient d'une autre banque... Vous n'avez pas un compte au CM????
- Ah oui, c'est vrai!!! C'est un vieux compte!!!
- Eh bien c'est eux!!!
Nous nous rendons donc sur place... Nous en avons marre et nous demandons bien ce qui se passe avec ce compte dont nous ne nous servons plus...
- En fait, ce qui bloque votre compte, c'est que vous avez un découvert!!!!
- Un découvert????
- Oui!!! De... Asseyez-vous, ça va faire mal!!!!!!!!!!!
Alex et moi prenons place, tétanisés par l'angoisse...
- De 11 euros!!!!!!
- 11 euros??? Vous nous mettez dans la mouise pour 11 euros???
- Quoi???? Vous n'êtes pas heureux?????
- Ecoutez, on va vous donner 11 euros et on va fermer le compte!!! C'est tout!!! Vous attendez ça pour manger, ou quoi??? 11 euros!!! Non mais, vous vous foutez de ma gueule!!!!!!!!!!
Sur ce... l'homme se tait... Il paraît étonné, déçu... Il rougit...
- Mais... mais...
De grosses larmes brouillent son visage ingrat et se mettent à lui couler dans le cou, laissant de longues traînées crasseuses sur son beau t-shirt...
- Vous êtes fâchés, hoquette-t-il... Vous ne vous rendez pas compte à quel point on s'ennuie, ici!!! On se fait chier à gérer des comptes dont vous ne vous servez à peu près jamais, on attend du mouvement, de la vie!!!!!! Afin de faire bouger un peu les choses à la banque on vous concocte un beau petit interdit bancaire... et vous nous traitez comme ça...
Sur ce... l'homme, n'en pouvant plus, se jette sur le sol, se tortille dans tous les sens, donne des coups de pied, mord la moquette en pleurant tout ce qu'il sait...
Alertés par le bruit, ses collègues ouvrent la porte et entrent... Evaluant la situation, ils se mettent à nous invectiver, comme quoi nous sommes égoïstes, nous ne comprenons pas leur situation, etc...
Je me lève et demande le silence, que j'obtiens après quelques minutes. Une femme se mouche dans sa jupe, une autre s'arrache consciencieusement les cheveux avant de les avaler d'un geste bruque...
- Afin de vous faire plaisir, nous resterons interdit bancaire quelques jours... et après on fera la fête, d'accord???
Les yeux se sèchent, les cheveux sont vivement replacés, les vêtements lissés du plat de la main... Plus une trace du drame venant de se jouer...
Une fois dans la rue...
- On règle ça et on se dépêche de fermer le compte, hein???
- Oui, t'inquiètes... Bizarres, tout de même, ces banquiers...
- Bizarres???? Allez, on se casse!!
mercredi 14 juillet 2010
Chaud... chaud... en Alsace
Aah, la canicule...
Marcher au ralenti, tel un escargot agonisant, portant péniblement sur son dos la coquille alourdie d'années de vie gastéropode...
Dégouliner sans avoir pris sa douche, mais se sentir horriblement sale et puante deux minutes après avoir quitté le bain, avoir envie de se laver 20 fois par jour... ressentir une jouissance orgasmique lorsqu'un souffle d'air, passant par là, en profite pour effleurer une partie d'épiderme...
Se prosterner pour un peu de pluie, pour la venue d'un orage, tenter de forcer l'entrée du congélateur et se rendre compte qu'il est déjà occupé par les voisins, avoir envie de se jeter dans la piscine que vous observez de votre fenêtre, celle-là, oui, que l'on vient de construire hier et vous vous dites qu'après avoir enduré pendant des heures le bruit des tracteurs et des machines vous auriez bien droit à une petite saucette rafraîchissante, mais non... trop polie vous vous retenez...
Aller faire les courses comme dans un cauchemar, alors que les vagues de chaleur vous possèdent, vous cernent, et que vous évoluez au coeur d'ondes brûlantes, de souffles chauds, d'haleines de créatures infernales...
Avoir envie de se coucher sur le sol du supermarché climatisé et de n'en plus bouger, de rester là jusqu'à la fin de la période de canicule, et se faire jeter par le personnel, comme une vulgaire pelure de banane, sous le fallacieux prétexte que les clients sont allés se plaindre que vous étiez étalée sur les yaourts, la tête sur un pot de crème fraîche...
Se demander pourquoi, mais pourquoi vous avez eu l'idée complètement stupide de faire de la pizza, faisant du même coup de la cuisine un gigantesque four, avec le frigo qui ne refroidit pas assez et l'eau du robinet qui ne descend pas sous 20°...
Penser à son homme qui travaille encore... et se dire que quand même, l'eau de la piscine du voisin a l'air vraiment, vraiment bonne...
Marcher au ralenti, tel un escargot agonisant, portant péniblement sur son dos la coquille alourdie d'années de vie gastéropode...
Dégouliner sans avoir pris sa douche, mais se sentir horriblement sale et puante deux minutes après avoir quitté le bain, avoir envie de se laver 20 fois par jour... ressentir une jouissance orgasmique lorsqu'un souffle d'air, passant par là, en profite pour effleurer une partie d'épiderme...
Se prosterner pour un peu de pluie, pour la venue d'un orage, tenter de forcer l'entrée du congélateur et se rendre compte qu'il est déjà occupé par les voisins, avoir envie de se jeter dans la piscine que vous observez de votre fenêtre, celle-là, oui, que l'on vient de construire hier et vous vous dites qu'après avoir enduré pendant des heures le bruit des tracteurs et des machines vous auriez bien droit à une petite saucette rafraîchissante, mais non... trop polie vous vous retenez...
Aller faire les courses comme dans un cauchemar, alors que les vagues de chaleur vous possèdent, vous cernent, et que vous évoluez au coeur d'ondes brûlantes, de souffles chauds, d'haleines de créatures infernales...
Avoir envie de se coucher sur le sol du supermarché climatisé et de n'en plus bouger, de rester là jusqu'à la fin de la période de canicule, et se faire jeter par le personnel, comme une vulgaire pelure de banane, sous le fallacieux prétexte que les clients sont allés se plaindre que vous étiez étalée sur les yaourts, la tête sur un pot de crème fraîche...
Se demander pourquoi, mais pourquoi vous avez eu l'idée complètement stupide de faire de la pizza, faisant du même coup de la cuisine un gigantesque four, avec le frigo qui ne refroidit pas assez et l'eau du robinet qui ne descend pas sous 20°...
Penser à son homme qui travaille encore... et se dire que quand même, l'eau de la piscine du voisin a l'air vraiment, vraiment bonne...
dimanche 6 décembre 2009
J'ai 12 ans, maman!
Comme hier après-midi Olivier avait invité des copains pour fêter son anniversaire, dans la matinée nous préparions ce qu'il fallait... et nous ne voulions rien oublier...
- Alors... des ballons, un gâteau, des petites voitures et des bonbons!!! Ca va, Alex, la liste est terminée!
- Danielle, ce sont des jeunes ados, ils n'ont plus envie de ballons!!!! Ils veulent découvrir le monde!!!!
- Aah... oui, c'est vrai... J'ajoute donc de la bière...
- De la bière?
- Ben oui, c'est ça qu'ils veulent, les jeunes!!! Faire des expériences!!!
- Mais ils ont 12 ans!!!!
- Justement!!!!!!! Après ils pourront me dire merci puisque grâce à moi ils n'auront pas l'air ignorants dans la cour d'école...
- ...
- Bon... et j'ajoute un peu de shit...
- Danielle!!!!!!!!!
- Comme ça, la jeunesse s'amuse et découvre la vie!!!! Bon, et une pros... euh... au fait, il faudrait que tu ailles chercher des capotes...
- Ah non!!!!!!!!!! T'exagères, là!!!!
- Donc, ce sera ta faute s'ils doivent expliquer à leurs parents pourquoi ils ont de petits boutons ou des démangeaisons sur leurs parties intimes!!!
- Mais...
- Non, non, il faut une fête d'ados!!! Qu'est-ce que tu crois qu'ils font aujourd'hui, les ados, dans leurs anniversaires????
- Ils s'amusent?
- Il faut vivre avec son temps!!! Et pour la prostituée, laisse tomber.... Prends plutôt une caissière...
- Je note...
- Une d'expérience, pas trop moche... et tu lui demandes si elle a un string, quelque chose qui ressemble un peu à ce qu'ils s'imaginent, quoi...
- Ok... Donc... bière, drogue, caissière et capotes...
- Et string!
- ... et string...
- Et ramène quand même bonbons, chocolat, et gâteau!!!
- Pourquoi?
- Alex!!!!! Ce sont encore des enfants!!!!!
- Alors... des ballons, un gâteau, des petites voitures et des bonbons!!! Ca va, Alex, la liste est terminée!
- Danielle, ce sont des jeunes ados, ils n'ont plus envie de ballons!!!! Ils veulent découvrir le monde!!!!
- Aah... oui, c'est vrai... J'ajoute donc de la bière...
- De la bière?
- Ben oui, c'est ça qu'ils veulent, les jeunes!!! Faire des expériences!!!
- Mais ils ont 12 ans!!!!
- Justement!!!!!!! Après ils pourront me dire merci puisque grâce à moi ils n'auront pas l'air ignorants dans la cour d'école...
- ...
- Bon... et j'ajoute un peu de shit...
- Danielle!!!!!!!!!
- Comme ça, la jeunesse s'amuse et découvre la vie!!!! Bon, et une pros... euh... au fait, il faudrait que tu ailles chercher des capotes...
- Ah non!!!!!!!!!! T'exagères, là!!!!
- Donc, ce sera ta faute s'ils doivent expliquer à leurs parents pourquoi ils ont de petits boutons ou des démangeaisons sur leurs parties intimes!!!
- Mais...
- Non, non, il faut une fête d'ados!!! Qu'est-ce que tu crois qu'ils font aujourd'hui, les ados, dans leurs anniversaires????
- Ils s'amusent?
- Il faut vivre avec son temps!!! Et pour la prostituée, laisse tomber.... Prends plutôt une caissière...
- Je note...
- Une d'expérience, pas trop moche... et tu lui demandes si elle a un string, quelque chose qui ressemble un peu à ce qu'ils s'imaginent, quoi...
- Ok... Donc... bière, drogue, caissière et capotes...
- Et string!
- ... et string...
- Et ramène quand même bonbons, chocolat, et gâteau!!!
- Pourquoi?
- Alex!!!!! Ce sont encore des enfants!!!!!
dimanche 15 novembre 2009
Tourtière porc et boeuf... enfin!!
Comme je suis dans ma période "Combattons la nostalgie en préparant de la bouffe traditionnelle mais juste pour Noël comme je suis au régime", je me suis dit que ce serait une super bonne idée de faire des bonnes tourtières bien de chez nous dans la journée de samedi, donc hier!!!
Pour ce faire, il fallait que je me déniche une super recette, ce qui est assez aisé sur le site de recettes du Québec.
Ensuite, il me fallait aller acheter de la viande à la boucherie... En tenant compte qu'il me fallait 500 g de boeuf haché et 500 g de porc haché pour préparer une tourtière, et que j'avais l'intention d'en faire une dizaine, je suis arrivée chez le boucher et ai demandé 5 kilos de boeuf haché et la même chose en porc...
Lorsque je fis ma demande à la dame se trouvant bien à sa place légitime derrière le comptoir, elle ouvrit des yeux immenses:
- Oulah, madame!!
- Vous n'avez pas en stock?
- Euh... Le boeuf c'est pas un problème...
- C'est le porc?
J'assistai ensuite à une scène pour le moins terrifiante. La dame, d'un certain âge, se retourna vers celui dont la fonction de mari se lisait sur le visage, saisit son immense couteau et dit:
- Raymond, excuse-moi...
Sur ce, elle entreprit de découper en rondelles cet homme qui avait, je suppose, partagé sa vie durant des années et lui avait fait le fils qui assistait, horrifié, à l'insertion de son géniteur dans le petit hachoir...
Reprenant mon souffle, les jambes flageolantes, je balbutiai:
- Mais... n'y avait-il aucune autre solution?
- Ah, madame... Les temps sont durs et puis bon... il n'était pas gai ces derniers jours...
- C'est que je ne sais pas si...
- Ah, vous pouvez me croire, il y a des moments où c'était un vrai porc!!!
- Mais je ne me vois pas cuisiner votre mari... même haché...
- Voulez-vous dire qu'après m'avoir contrainte à cette extrémité, vous allez me le laisser sur les bras? Tout ça n'aurait donc servi à rien?
- Ah... non, non, je vais le prendre...
- De plus je vous fais un prix puisqu'il n'était plus tout frais...
J'ai tout bien fait cuire...
... et...
... ça sent bon... peut-être un peu la transpiration...
Pour ce faire, il fallait que je me déniche une super recette, ce qui est assez aisé sur le site de recettes du Québec.
Ensuite, il me fallait aller acheter de la viande à la boucherie... En tenant compte qu'il me fallait 500 g de boeuf haché et 500 g de porc haché pour préparer une tourtière, et que j'avais l'intention d'en faire une dizaine, je suis arrivée chez le boucher et ai demandé 5 kilos de boeuf haché et la même chose en porc...
Lorsque je fis ma demande à la dame se trouvant bien à sa place légitime derrière le comptoir, elle ouvrit des yeux immenses:
- Oulah, madame!!
- Vous n'avez pas en stock?
- Euh... Le boeuf c'est pas un problème...
- C'est le porc?
J'assistai ensuite à une scène pour le moins terrifiante. La dame, d'un certain âge, se retourna vers celui dont la fonction de mari se lisait sur le visage, saisit son immense couteau et dit:
- Raymond, excuse-moi...
Sur ce, elle entreprit de découper en rondelles cet homme qui avait, je suppose, partagé sa vie durant des années et lui avait fait le fils qui assistait, horrifié, à l'insertion de son géniteur dans le petit hachoir...
Reprenant mon souffle, les jambes flageolantes, je balbutiai:
- Mais... n'y avait-il aucune autre solution?
- Ah, madame... Les temps sont durs et puis bon... il n'était pas gai ces derniers jours...
- C'est que je ne sais pas si...
- Ah, vous pouvez me croire, il y a des moments où c'était un vrai porc!!!
- Mais je ne me vois pas cuisiner votre mari... même haché...
- Voulez-vous dire qu'après m'avoir contrainte à cette extrémité, vous allez me le laisser sur les bras? Tout ça n'aurait donc servi à rien?
- Ah... non, non, je vais le prendre...
- De plus je vous fais un prix puisqu'il n'était plus tout frais...
J'ai tout bien fait cuire...
... et...
... ça sent bon... peut-être un peu la transpiration...
lundi 14 septembre 2009
Si tu fais pas dodo, la grippe A viendra te mangeeeeeeeeer!!!!
Hier soir, Olivier s'est mis au lit avec un début de rhume... Nez bouché, toux, voix légèrement éteinte ne m'ont jamais alarmée et ce n'est pas parce qu'on parle tant et plus de la grippe A en ce moment que je vais paniquer à la vue du premier caca de nez un peu coulant!!!!!
Ce matin, il ne se sentait pas super bien, mais moi, je pense que quand on a le rhume, on va à l'école!!!! On reste à la maison quand on fait de la fièvre, quand on souffre, quand on se vide ou quand on a une maladie contagieuse dangereuse et/ou très désagréable!!! Donc, à l'école mon homme, c'est pas un petit rhume qui t'empêchera d'aller travailler quand tu seras adulte alors autant commencer maintenant les bonnes habitudes!!!!!!
Sauf qu'à l'école, Olivier a eu, sensiblement, la conversation suivante avec sa prof:
- Olivier, qu'est-ce que tu as?
- Je suis malade, j'ai un rhume.
- Et tu es venu à l'école?
- Ma mère trouvait que je n'étais pas assez malade pour manquer l'école.
- Alors si jamais tu as la grippe A, ce sera de ta faute si les autres l'attrapent!!!!
Euh... je veux bien que l'on soit prudent!!! Je n'ai pas plus envie que les autres que mes enfants meurent de la grippe!
Mais je considère que cette espèce d'hystérie collective est ridicule!!! La grippe tue chaque année un certain nombre de personnes fragilisées par un âge trop ou pas assez avancé ou encore par des maladies chroniques... Combien de décès sont réellement alarmants???
Jérémie revient de l'école ce soir, et j'ouvre le cahier noir de communication entre maîtresse et parents... il y a un petit mot de la directrice...
Un enfant de CE2 présente des symptômes grippaux mais ils ne savent pas encore s'il s'agit de la grippe A!!!!
Au secours!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Un enfant présente des symptômes de grippe!!!!! Lynchons-le au plus vite et brûlons son corps afin d'être certains que le microbe ne se propagera pas!!!!!
Youhouuu!!! C'est l'automne!!! Nous sommes en septembre, ça ne vous dit rien???? Ce n'est pas un mois où à chaque année des milliers de personnes attrapent le rhume ou la grippe???
Si on se retrouve chez le médecin dès qu'on a la goutte au nez, si on se sauve dès qu'on entend un passant éternuer, si un mouchoir devient plus mal vu qu'une cigarette...
... nous nageons en pleine psychose!!
Allez-y, faites le test!!! Vous vous trouvez entourés de gens... faites semblant d'éternuer, sortez un mouchoir... ce sera pire que si vous aviez fait un énorme pet nauséabond!!!!
A l'Halloween, déguisez-vous en grippe A!!
Ce matin, il ne se sentait pas super bien, mais moi, je pense que quand on a le rhume, on va à l'école!!!! On reste à la maison quand on fait de la fièvre, quand on souffre, quand on se vide ou quand on a une maladie contagieuse dangereuse et/ou très désagréable!!! Donc, à l'école mon homme, c'est pas un petit rhume qui t'empêchera d'aller travailler quand tu seras adulte alors autant commencer maintenant les bonnes habitudes!!!!!!
Sauf qu'à l'école, Olivier a eu, sensiblement, la conversation suivante avec sa prof:
- Olivier, qu'est-ce que tu as?
- Je suis malade, j'ai un rhume.
- Et tu es venu à l'école?
- Ma mère trouvait que je n'étais pas assez malade pour manquer l'école.
- Alors si jamais tu as la grippe A, ce sera de ta faute si les autres l'attrapent!!!!
Euh... je veux bien que l'on soit prudent!!! Je n'ai pas plus envie que les autres que mes enfants meurent de la grippe!
Mais je considère que cette espèce d'hystérie collective est ridicule!!! La grippe tue chaque année un certain nombre de personnes fragilisées par un âge trop ou pas assez avancé ou encore par des maladies chroniques... Combien de décès sont réellement alarmants???
Jérémie revient de l'école ce soir, et j'ouvre le cahier noir de communication entre maîtresse et parents... il y a un petit mot de la directrice...
Un enfant de CE2 présente des symptômes grippaux mais ils ne savent pas encore s'il s'agit de la grippe A!!!!
Au secours!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Un enfant présente des symptômes de grippe!!!!! Lynchons-le au plus vite et brûlons son corps afin d'être certains que le microbe ne se propagera pas!!!!!
Youhouuu!!! C'est l'automne!!! Nous sommes en septembre, ça ne vous dit rien???? Ce n'est pas un mois où à chaque année des milliers de personnes attrapent le rhume ou la grippe???
Si on se retrouve chez le médecin dès qu'on a la goutte au nez, si on se sauve dès qu'on entend un passant éternuer, si un mouchoir devient plus mal vu qu'une cigarette...
... nous nageons en pleine psychose!!
Allez-y, faites le test!!! Vous vous trouvez entourés de gens... faites semblant d'éternuer, sortez un mouchoir... ce sera pire que si vous aviez fait un énorme pet nauséabond!!!!
A l'Halloween, déguisez-vous en grippe A!!
vendredi 21 août 2009
L'arroseur arrosé
- Oh merde!!!!!!!, dis-je élégamment en constatant que le pot de cornichons que je m'apprête à ranger laisse échapper un liquide à odeur de vinaigre le long de mes doigts jusque sur le plancher...
- MAMAN!!!, de s'étonner mes deux petits... euh... en fait ce serait plutôt "Maman..." vu la fréquence de l'outrage!
- On va appeler les gendarmes, menace Jérémie!
- Tu vas appeler les gendarmes??? Tu vas me faire mettre en prison pour un mot échappé dans l'urgence d'une situation dramatique?
- Oui!!!
- Mais vous allez rester ici tous seuls!!
- Moi, je vais aller en prison avec toi, maman, tente de me rassurer Nana.
- Moi aussi, renchérit Mimi, croyant à tort me donner un plaisir inoubliable...
- Ah non, dis-je... Vous allez rester avec papa... et moi je serai en prison... tranquille... et je pourrai peut-être même amener mes livres... et pourquoi pas mon ordi... ah oui!!! Allez-y, appelez les gendarmes, je suis prête!!!!
La menace enfantine se heurte donc à ma cruauté naturelle... Et pan, les enfants... Amenez-en, des idées comme ça!!!
- MAMAN!!!, de s'étonner mes deux petits... euh... en fait ce serait plutôt "Maman..." vu la fréquence de l'outrage!
- On va appeler les gendarmes, menace Jérémie!
- Tu vas appeler les gendarmes??? Tu vas me faire mettre en prison pour un mot échappé dans l'urgence d'une situation dramatique?
- Oui!!!
- Mais vous allez rester ici tous seuls!!
- Moi, je vais aller en prison avec toi, maman, tente de me rassurer Nana.
- Moi aussi, renchérit Mimi, croyant à tort me donner un plaisir inoubliable...
- Ah non, dis-je... Vous allez rester avec papa... et moi je serai en prison... tranquille... et je pourrai peut-être même amener mes livres... et pourquoi pas mon ordi... ah oui!!! Allez-y, appelez les gendarmes, je suis prête!!!!
La menace enfantine se heurte donc à ma cruauté naturelle... Et pan, les enfants... Amenez-en, des idées comme ça!!!
mardi 7 juillet 2009
Finale
Nos regards se croisent et se comprennent... peut-être trop bien pour ce que j'en sais, puisque nos mains ne devraient pas se rejoindre et s'enlacer de cette façon... Je me cramponne à toi, à tes doigts un peu moites s'accrochant aux miens, je suis terrifiée...
Je jette un oeil en bas, un tout petit oeil, tout rapide... d'une pression dans le creux de ta main, je t'indique que ma décision est prise... et tu me réponds de la même façon, sans un échange visuel, sans un regard, sans un mot...
Je sens des larmes rouler sur mes joues... et je tourne la tête... Avant même de te voir je sais qu'il en est de même pour toi... je sais que la vie t'a fait le même cadeau qu'à moi, je sais que nous sommes devant ce mur trop haut, cette colline devenue montagne, cette fissure s'effritant en une large crevasse...
- On se souviendra de tout ça, tu crois?
J'ai enlevé mes chaussures... nous nous tenons devant un vide sans fin, une falaise d'une trop grande profondeur... les mains jointes comme pour survivre, dans une désolation si froide...
Ton exclamation étouffée me fait prendre conscience de mes ongles ébréchés s'enfonçant dans ta chair, et je relâche ma prise, un peu...
Je veux sauter... je veux avancer, me laisser tomber, m'envoler, nager à travers le désespoir, et le dépasser, comme une pierre, m'encastrer dans une route asphaltée...
Je te vois hésiter... tu veux vivre... Serais-je donc en droit de t'imposer la résignation dont je fais preuve dans cette histoire? Je te regarde, je suis désolée...
T'encerclant de mes bras, je t'embrasse à pleine bouche, m'enivrant de toi, de ton goût, de ta douceur... puis je m'écarte, décidée... avant de m'élancer dans un vide sans retour, faisant de toi un survivant... un veuf survivant...
Je jette un oeil en bas, un tout petit oeil, tout rapide... d'une pression dans le creux de ta main, je t'indique que ma décision est prise... et tu me réponds de la même façon, sans un échange visuel, sans un regard, sans un mot...
Je sens des larmes rouler sur mes joues... et je tourne la tête... Avant même de te voir je sais qu'il en est de même pour toi... je sais que la vie t'a fait le même cadeau qu'à moi, je sais que nous sommes devant ce mur trop haut, cette colline devenue montagne, cette fissure s'effritant en une large crevasse...
- On se souviendra de tout ça, tu crois?
J'ai enlevé mes chaussures... nous nous tenons devant un vide sans fin, une falaise d'une trop grande profondeur... les mains jointes comme pour survivre, dans une désolation si froide...
Ton exclamation étouffée me fait prendre conscience de mes ongles ébréchés s'enfonçant dans ta chair, et je relâche ma prise, un peu...
Je veux sauter... je veux avancer, me laisser tomber, m'envoler, nager à travers le désespoir, et le dépasser, comme une pierre, m'encastrer dans une route asphaltée...
Je te vois hésiter... tu veux vivre... Serais-je donc en droit de t'imposer la résignation dont je fais preuve dans cette histoire? Je te regarde, je suis désolée...
T'encerclant de mes bras, je t'embrasse à pleine bouche, m'enivrant de toi, de ton goût, de ta douceur... puis je m'écarte, décidée... avant de m'élancer dans un vide sans retour, faisant de toi un survivant... un veuf survivant...
jeudi 18 juin 2009
Analyse sanguine... en direct!!
- Dr Machin...
- Bonjour! Est-ce que vous avez les résultats de mes analyses?
- Ah oui... un moment...
Un petit silence pendant lequel je l'entends farfouiller... puis:
- Ah oui, c'est vous... ah, que c'est joliiiiii...
- Pardon?
- Ce sang... il est bien à vous, n'est-ce pas?
- Ben... oui, en principe...
- Il est d'une superbe couleur...
- Rouge, je pense?
- Ouiiiiiii... et il sent... mmmmmm!!!! Quelle bonne odeur!!!!!!!!
- Bon... et alors, l'analyse?
- Je la fais, là!!!!!!! Attendez un peu!!! Alors... la couleur, l'odeur... attendez un peu...
- Vous allez pas le goûter, quand même?
- Oui, oui... juste un peu... (sluuuuurp!) Aaaaaaah!!! Comme c'est regénérant!!!! Quel parfum, quel arôme, quelle saveur!!!!!!!!! C'est un nectar que vous avez dans les veines, madame!! Vous pourriez vous faire de l'argent en le commercialisant!!!
- Ah bon?? Mais... il n'y a pas eu d'analyse de faite? Vous savez, une feuille blanche avec des lettres noires, et des chiffres?
- Ah ça??? Oui, oui!
- Qu'est-ce que ça dit?
- Que vous êtes en parfaite santé!!! Pas de cholestérol, pas de diabète, pas de nécrose galopante de la symphise pubienne...
- Euh... c'est quoi???
- Rien, c'était pour voir si vous écoutiez...
- Oui... j'écoute... Alors ça va? J'ai rien?
- Non!!
- Alors ma fatigue, mes douleurs, ma mochitude?
- Que des mots...
- Mais c'est pas que des mots!!! Je ne me sentais pas bien!!
- Hou, la menteuse!!!!!!! Elle est amoureuuuuuuseeeee!!!
- Mais je me sens mieux maintenant...
- Bonjour! Est-ce que vous avez les résultats de mes analyses?
- Ah oui... un moment...
Un petit silence pendant lequel je l'entends farfouiller... puis:
- Ah oui, c'est vous... ah, que c'est joliiiiii...
- Pardon?
- Ce sang... il est bien à vous, n'est-ce pas?
- Ben... oui, en principe...
- Il est d'une superbe couleur...
- Rouge, je pense?
- Ouiiiiiii... et il sent... mmmmmm!!!! Quelle bonne odeur!!!!!!!!
- Bon... et alors, l'analyse?
- Je la fais, là!!!!!!! Attendez un peu!!! Alors... la couleur, l'odeur... attendez un peu...
- Vous allez pas le goûter, quand même?
- Oui, oui... juste un peu... (sluuuuurp!) Aaaaaaah!!! Comme c'est regénérant!!!! Quel parfum, quel arôme, quelle saveur!!!!!!!!! C'est un nectar que vous avez dans les veines, madame!! Vous pourriez vous faire de l'argent en le commercialisant!!!
- Ah bon?? Mais... il n'y a pas eu d'analyse de faite? Vous savez, une feuille blanche avec des lettres noires, et des chiffres?
- Ah ça??? Oui, oui!
- Qu'est-ce que ça dit?
- Que vous êtes en parfaite santé!!! Pas de cholestérol, pas de diabète, pas de nécrose galopante de la symphise pubienne...
- Euh... c'est quoi???
- Rien, c'était pour voir si vous écoutiez...
- Oui... j'écoute... Alors ça va? J'ai rien?
- Non!!
- Alors ma fatigue, mes douleurs, ma mochitude?
- Que des mots...
- Mais c'est pas que des mots!!! Je ne me sentais pas bien!!
- Hou, la menteuse!!!!!!! Elle est amoureuuuuuuseeeee!!!
- Mais je me sens mieux maintenant...
mercredi 20 mai 2009
La bête... déclare la guerre!!!!
Olivier, Jérémie, Elana et moi étions en train de manger tranquillement nos côtelettes de porc fumées lorsqu'un hélicoptère est entré dans le salon... vraisemblablement arrivé à l'intérieur de l'appartement par la fenêtre ouverte de l'une des chambres...
La bouche pleine, je savourais les arômes exquis du repas lorsque je l'entendis... et tournai la tête avec une lenteur calculée en raison de l'angoisse qui était la mienne à partir du moment où mon oreille se mit à capter le bourdonnement de son moteur.
Il me suffit d'un coup d'oeil pour me faire une idée de la situation! Une bête volante, énorme, monstrueuse!!!!!!!! Un dinosaure ailé dans mon salon!!!!!!! Doté d'un abdomen tendu, d'une horrible tête aux yeux si grands qu'on aurait presque pu lui mettre un peu de mascara...
Il faut dire que j'ai la chance de très bien réagir au stress, donc d'assurer comme un chef dans les moments d'urgence... j'ai donc pris les choses en main...
- SORTEEEEEEEEEEEEZ!!!!!!!!
Je fis sortir les enfants, hurlant des ordres, désireuse de mettre l'épaisseur d'une porte entre nous et la chose... ce qui fut fait dans les règles de l'art, sauf que... j'avais oublié de vérifier que les fenêtres étaient ouvertes et permettaient donc au monstre de se retirer.
- Olivieeeer...
- Oui?
- T'as peur?
- Euh... oui, quand même...
- Olivieeeeeer...
- Oui??
- Tu veux bien regarder si les fenêtres sont ouvertes?
- Bon oui, mais poussez-vous un peu...
- Mimi, qu'est-ce que tu as? Pourquoi tu pleures?
- J'ai peur que Jeff se fasse piquer...
Après avoir délégué quelques tâches, nous nous sommes légèrement reculés et Olivier, après avoir entrouvert la porte, n'a pu que constater que toutes les fenêtres étaient closes et que la bête arpentait rageusement la vitre sale (bah oui, quoi?) de la porte-fenêtre... Il fallait un courageux volontaire...
- Olivier?
- Oui?
- Tu penses que tu aurais le courage d'aller ouvrir une fenêtre?
- Euh...
- Alleeeeez... stp... et regarde si Jeff va bien...
- Bon... ok... mais je vais mettre une veste avant...
Enveloppé dans un tissu épais, crâne recouvert d'un capuchon, un gant sur une main et un balai dans l'autre, il s'avança vers les fenêtres pendant que je demandais aux petits de reculer au cas où Olivier devrait opérer une sortie d'urgence.
Après avoir réussi à ouvrir bien grand la porte, l'immense frelon de 7 cm prit son temps mais finit par s'envoler... avec un bruit de 747 de mauvais poil... non sans nous jeter un regard mauvais.
Encore tremblants, nous terminâmes notre repas bien refroidi... et Alex saisit encore une fois l'occasion de me ridiculiser...
J'aurais donc dû prendre une photo...
La bouche pleine, je savourais les arômes exquis du repas lorsque je l'entendis... et tournai la tête avec une lenteur calculée en raison de l'angoisse qui était la mienne à partir du moment où mon oreille se mit à capter le bourdonnement de son moteur.
Il me suffit d'un coup d'oeil pour me faire une idée de la situation! Une bête volante, énorme, monstrueuse!!!!!!!! Un dinosaure ailé dans mon salon!!!!!!! Doté d'un abdomen tendu, d'une horrible tête aux yeux si grands qu'on aurait presque pu lui mettre un peu de mascara...
Il faut dire que j'ai la chance de très bien réagir au stress, donc d'assurer comme un chef dans les moments d'urgence... j'ai donc pris les choses en main...
- SORTEEEEEEEEEEEEZ!!!!!!!!
Je fis sortir les enfants, hurlant des ordres, désireuse de mettre l'épaisseur d'une porte entre nous et la chose... ce qui fut fait dans les règles de l'art, sauf que... j'avais oublié de vérifier que les fenêtres étaient ouvertes et permettaient donc au monstre de se retirer.
- Olivieeeer...
- Oui?
- T'as peur?
- Euh... oui, quand même...
- Olivieeeeeer...
- Oui??
- Tu veux bien regarder si les fenêtres sont ouvertes?
- Bon oui, mais poussez-vous un peu...
- Mimi, qu'est-ce que tu as? Pourquoi tu pleures?
- J'ai peur que Jeff se fasse piquer...
Après avoir délégué quelques tâches, nous nous sommes légèrement reculés et Olivier, après avoir entrouvert la porte, n'a pu que constater que toutes les fenêtres étaient closes et que la bête arpentait rageusement la vitre sale (bah oui, quoi?) de la porte-fenêtre... Il fallait un courageux volontaire...
- Olivier?
- Oui?
- Tu penses que tu aurais le courage d'aller ouvrir une fenêtre?
- Euh...
- Alleeeeez... stp... et regarde si Jeff va bien...
- Bon... ok... mais je vais mettre une veste avant...
Enveloppé dans un tissu épais, crâne recouvert d'un capuchon, un gant sur une main et un balai dans l'autre, il s'avança vers les fenêtres pendant que je demandais aux petits de reculer au cas où Olivier devrait opérer une sortie d'urgence.
Après avoir réussi à ouvrir bien grand la porte, l'immense frelon de 7 cm prit son temps mais finit par s'envoler... avec un bruit de 747 de mauvais poil... non sans nous jeter un regard mauvais.
Encore tremblants, nous terminâmes notre repas bien refroidi... et Alex saisit encore une fois l'occasion de me ridiculiser...
J'aurais donc dû prendre une photo...
mercredi 13 mai 2009
La générosité paie... parfois...
Mardi matin, j'ouvrai les yeux et me levai comme mue par un ressort... Je savais que je devais aller faire des courses, mais ça ne me faisait rien, j'étais forte, j'étais une guerrière et rien ne pouvait m'atteindre!!!!!!!!
Forte de ce sentiment de puissance, je me mis à sourire quand un bruit me remit vite fait les idées en place... Un crépitement d'abord bien distinct, puis des détonations si rapprochées que l'on n'arrivait plus à distinguer chaque impact et mon volet s'éleva en laissant apercevoir un rideau, une avalanche de pluie molle et abondante se laissant tomber lourdement sur les fenêtres, la route, la pelouse... s'affairant à détremper terre, crottes de chien et autres immondices gluants parsemant le chemin menant à l'école.
D'un spasme neuronal, je rangeai rapidement l'idée même du besoin que j'avais de m'approvisionner en denrées alimentaires dans un des nombreux tiroirs de mon cerveau et fermai complètement mon esprit, mes yeux et mes oreilles en passant devant le frigo... Celui-ci, peu habitué à cette indifférence volontaire, émit quelques grognements, puis des gargouillis... et lorsque je ne pus plus différer l'ouverture de sa porte, trembla du tiroir à légumes tout comme la lèvre de Nana quand elle sent que la dispute arrive à grands pas...
Je me servis, puis détournai la tête, bien décidée à ne pas faire de courses, à rester froide à la détresse de cet appareil qui avait pris, il faut bien le reconnaître, de mauvais plis en étant sans cesse chouchouté.
La matinée passa... puis c'est au repas du midi que je finis par céder... le pauvre menaçant de se laisser couler...
Je partis donc à l'école en traînant mon cabas, sous la pluie, attirant les regards compatissants des passants, des larmes sur les joues, affligés par la vue que j'offrais, ployant sous le poids de mon parapluie...
Lorsque j'entrai enfin dans le supermarché, m'attendant à une petite fête, des félicitations pour avoir bravé le mauvais temps... je n'eus rien... rien du tout... qu'un coup d'oeil torve du gérant du magasin, la lèvre tressautant légèrement, faisant poindre une canine luisante de la pointe de laquelle perlait une goutte d'un liquide transparent que je pris avec raison pour de la salive...
Je lui fis part de ma déception, du fait que j'avais marché sous cette tempête monstrueuse rien que pour venir faire mes courses et que je n'avais droit à rien... Sur ce, à ma grande surprise, il retrouva un sourire, esquissa quelques pas de danse formant une chorégraphie si recherchée que je le soupçonnai de l'avoir créée spécialement en vue de cette occasion, entonnant quelques essais sur des notes et dans une langue que je ne connaissais pas...
Je lui jetai un regard méfiant, l'observant du coin de l'oeil afin de parer à une possible agression, puis visitai les rayons, réussissant à accomplir la moitié seulement de ma mission, puisque les patates emplissaient bien mon cabas et je disséminai quelques autres affaires sur les côtés...
Arrivée à la caisse, le même responsable, en grande conversation avec un individu louche, passa mes aliments devant son petit bip et ne cessa de bavarder que pour me susurrer entre ses dents salivantes qu'il attendait de moi la somme de 35 euros!!!!!!!!
Me tournant vers Carine qui attendait son tour derrière moi, je lui jetai:
- Tu te rends compte qu'après tout ce que nous avons fait pour eux, ils nous font encore payer???
- Ah oui, t'as raison... c'est dégueulasse, me dit-elle!!!
- Monsieur, je suis outrée!!!!!! J'ai tout laissé en plan chez moi, mes enfants, ma vaisselle, je suis partie sans même me changer ou me mettre du dessous de bras, j'ai couru, je suis tombée, j'ai reniflé de la boue et des vers de terre dans le seul but de vous divertir parce que vous vous rendez compte que si nous n'étions pas venues vous visiter vous seriez tous restés là à vous emmerder tristement!!!!!!
- Euh, dit l'homme.
Je jetai un oeil à Carine...
- Combien ça coûte, faire venir des gens pour pas s'ennuyer?
- Ben... je sais pas...
- Tu paierais combien, toi?
- Euh... au moins 35 euros!
Me tournant vers le desperado tout à coup tout petit, je lui jetai:
- Et voilà!!!! Alors je te paie et tu me paies ou on fait moitié-moitié?
Forte de ce sentiment de puissance, je me mis à sourire quand un bruit me remit vite fait les idées en place... Un crépitement d'abord bien distinct, puis des détonations si rapprochées que l'on n'arrivait plus à distinguer chaque impact et mon volet s'éleva en laissant apercevoir un rideau, une avalanche de pluie molle et abondante se laissant tomber lourdement sur les fenêtres, la route, la pelouse... s'affairant à détremper terre, crottes de chien et autres immondices gluants parsemant le chemin menant à l'école.
D'un spasme neuronal, je rangeai rapidement l'idée même du besoin que j'avais de m'approvisionner en denrées alimentaires dans un des nombreux tiroirs de mon cerveau et fermai complètement mon esprit, mes yeux et mes oreilles en passant devant le frigo... Celui-ci, peu habitué à cette indifférence volontaire, émit quelques grognements, puis des gargouillis... et lorsque je ne pus plus différer l'ouverture de sa porte, trembla du tiroir à légumes tout comme la lèvre de Nana quand elle sent que la dispute arrive à grands pas...
Je me servis, puis détournai la tête, bien décidée à ne pas faire de courses, à rester froide à la détresse de cet appareil qui avait pris, il faut bien le reconnaître, de mauvais plis en étant sans cesse chouchouté.
La matinée passa... puis c'est au repas du midi que je finis par céder... le pauvre menaçant de se laisser couler...
Je partis donc à l'école en traînant mon cabas, sous la pluie, attirant les regards compatissants des passants, des larmes sur les joues, affligés par la vue que j'offrais, ployant sous le poids de mon parapluie...
Lorsque j'entrai enfin dans le supermarché, m'attendant à une petite fête, des félicitations pour avoir bravé le mauvais temps... je n'eus rien... rien du tout... qu'un coup d'oeil torve du gérant du magasin, la lèvre tressautant légèrement, faisant poindre une canine luisante de la pointe de laquelle perlait une goutte d'un liquide transparent que je pris avec raison pour de la salive...
Je lui fis part de ma déception, du fait que j'avais marché sous cette tempête monstrueuse rien que pour venir faire mes courses et que je n'avais droit à rien... Sur ce, à ma grande surprise, il retrouva un sourire, esquissa quelques pas de danse formant une chorégraphie si recherchée que je le soupçonnai de l'avoir créée spécialement en vue de cette occasion, entonnant quelques essais sur des notes et dans une langue que je ne connaissais pas...
Je lui jetai un regard méfiant, l'observant du coin de l'oeil afin de parer à une possible agression, puis visitai les rayons, réussissant à accomplir la moitié seulement de ma mission, puisque les patates emplissaient bien mon cabas et je disséminai quelques autres affaires sur les côtés...
Arrivée à la caisse, le même responsable, en grande conversation avec un individu louche, passa mes aliments devant son petit bip et ne cessa de bavarder que pour me susurrer entre ses dents salivantes qu'il attendait de moi la somme de 35 euros!!!!!!!!
Me tournant vers Carine qui attendait son tour derrière moi, je lui jetai:
- Tu te rends compte qu'après tout ce que nous avons fait pour eux, ils nous font encore payer???
- Ah oui, t'as raison... c'est dégueulasse, me dit-elle!!!
- Monsieur, je suis outrée!!!!!! J'ai tout laissé en plan chez moi, mes enfants, ma vaisselle, je suis partie sans même me changer ou me mettre du dessous de bras, j'ai couru, je suis tombée, j'ai reniflé de la boue et des vers de terre dans le seul but de vous divertir parce que vous vous rendez compte que si nous n'étions pas venues vous visiter vous seriez tous restés là à vous emmerder tristement!!!!!!
- Euh, dit l'homme.
Je jetai un oeil à Carine...
- Combien ça coûte, faire venir des gens pour pas s'ennuyer?
- Ben... je sais pas...
- Tu paierais combien, toi?
- Euh... au moins 35 euros!
Me tournant vers le desperado tout à coup tout petit, je lui jetai:
- Et voilà!!!! Alors je te paie et tu me paies ou on fait moitié-moitié?
Inscription à :
Articles (Atom)