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samedi 17 décembre 2011

Petit ménage sur Facebook!!

Lors de mon inscription sur Facebook, je me suis lancée dans une chasse aux amis!!!! Et on y va, tous ceux que j'ai connus, y compris la famille, les amis, les anciens des écoles que j'ai fréquentées, mes voisins, ceux qui attendaient avec moi à la caisse du Métro en mars 1993, la petite fille qui mettait sa main dans sa culotte pleine de pisse avant de courir après nous en la brandissant pour nous toucher et le caissier du dépanneur!!!

Ah comme ça y allait les retrouvailles au début!!!! Qu'est-ce que t'es devenue et patati et patata!!!! Mais on s'en fiche de ce qu'on devient!!! Au fond, ce n'est que pour s'amuser, remonter un peu le temps, effacer pour un instant les nombreuses années nous séparant de notre collège, de la cour d'école ou de notre première brosse (cuite)!!! 

J'ai eu des enfants, je me suis mariée, je travaille à tel endroit, et je vis à tel autre!!! Woww!!!!! Moi aussi ça ressemble à ça!!!! Quelle coïncidence!!! Non mais comme le monde est petit!!!! Et à part ça???? Ben, rien!! 

Pourquoi? Parce qu'on n'a rien à se dire, bordel!!! 

Et toute la famille qui se croit encore autorisée à porter des jugements sur ma vie, sur mes orientations ou sur les choix que j'ai dû faire!!! T'as entendu ça? Il paraît que? Tu peux pas me dire que? Alors garde ça pour toi!!! J'ai autre chose à faire!!!!! Dis-moi, demande-moi, confronte-moi!!! Point!! En-dehors de ça, débarrasse!!!!

Il y a d'autres relations qui ne sont pas viables à distance!! Oui, quand j'étais à Montréal on était proches, mais maintenant c'est fini!! Parce qu'on est pas des écriveux, parce qu'on n'a peut-être pas tellement de choses en commun, finalement, en-dehors des fous rires et du bien-être immédiat quand on est ensemble!!


C'est la vie!!! On ne peut reprocher aux gens d'être ce qu'ils sont, ou d'avoir été ce qu'ils ont été - assez logique! - ou d'évoluer, ou de se détourner quand certaines situations deviennent lourdes ou inintéressantes!!! 


Ma vie n'a rien à voir avec mes amitiés Facebook!! Ce n'est qu'une façon pour moi de rester en contact avec ceux que je choisis!!! 


Alors j'ai pris un peu plus de 30 personnes dans mes petits bras, je les ai tous emmenés à la poubelle, même ceux qui se débattaient - peu nombreux - et j'ai bien pressé pour tous les faire entrer!!


J'ai fermé le couvercle, donné un beau grand coup de pied dans le tas, pris un profond "respir"!!!!! 


Quin toé!!!! (On pourrait traduire ça par... euh... vlan dans les dents... ou euh... dans les coucougnettes? L'un ou l'autre, quoi...)

vendredi 28 mai 2010

La culture par chez nous!

Je suis québécoise d'origine, je vis en France, plus précisément en Alsace, dans le Bas-Rhin.
 
Depuis les 8 années durant lesquelles je me suis adaptée, tant bien que mal, à la culture, à la langue, aux expressions et aux coutumes alsaciennes, mon identité culturelle s'est trouvée modifiée.
 
Pourtant, je n'ai perdu ni mon accent, ni nombre d'expressions québécoises que je refuse de perdre, parce que c'est ce qui fait ma différence à moi, la particularité de mon existence.
 
Je fais rire bien des gens quand je parle de mes pantalons (au Québec, on dit une paire de pantalons), ou que je dis "coudonc", ou la toilette, ou quand je traite mes enfants de twits, ou que je magasine, que je m'effouere sur le divan... mais ça ne me dérange pas du tout parce que je souhaite conserver un maximum de mon histoire personnelle, tant que l'on me comprend...
 
Mais ce que je préfère par-dessus tout... c'est quand je constate que mes enfants nés ici acquièrent quelques mots de ce parler maternel...
 
Jérémie s'est "pitché" sur un lit, Nana est "tannée", et comme moi ils mettent leurs pantalons, ils vont à la toilette, ont peur des bibittes, mâchent de la gomme et mangent des toasts au beurre de pinottes!!
 
En grandissant, ils perdront certainement une partie de tout ça, mais je suis sûre qu'en apprenant les "vraies" expressions françaises, ils garderont dans un coin de leur tête que c'était la différence de leur mère... comme de dîner le midi... et de souper le soir...
 
Et ça, moi, j'y tiens!!!

dimanche 7 février 2010

Lâcher prise

La blessure se fait tout d'abord fine égratignure, à peine visible, sans réelle douleur, tout juste un pincement qui s'estompe en laissant au coeur un sentiment de solitude intense... mal interprété, sûrement...

Puis des récidives... des répliques, pourrait-on dire plus exactement... Des tremblements d'impressions, peut-être fausses, peut-être pas...

Une souffrance qui perdure, une ecchymose qui reste plus longtemps; la légère estafilade ne se voit plus, camouflée par la plaie s'étendant lentement mais sûrement, le coeur et la tête ne faisant plus qu'un... les doigts, les paroles grattent et grattent la blessure, l'entretiennent, ne permettent à la croûte ni de se former ni de prendre pied afin d'amener un semblant de guérison...

Des oublis, des non-dits... et le sentiment, tout au loin, de l'abandon, du grand naufrage...

Comment se fait-il que la résignation se fasse si dure???? Pourquoi l'humain a-t-il tant de mal à accepter l'évidence?

Maudit espoir... que l'amputation se fait donc attendre...

jeudi 4 février 2010

Les plus chanceux de la famille

Le facteur, ce matin, m'a apporté une grande nouvelle!!!

Dans une belle enveloppe beige, il y avait les certificats de citoyenneté canadienne de Jérémie et Elana... les premiers de la famille à recevoir officiellement leur double nationalité!!!!

Ils pourront évoluer librement entre France et Canada, avec tous les droits et devoirs inhérents à leurs deux citoyennetés...

Quelle chance ils ont!!!!

vendredi 16 octobre 2009

La grosse déprime

Les arbres se dénudent, les trottoirs se couvrent de feuilles séchées, l'air devient de plus en plus froid et la pluie glaciale...

Les supermarchés, à l'encontre de la nature, prennent peu à peu des couleurs annonçant déjà, trois mois à l'avance, le temps des fêtes...

Et comme à chaque année, pour moi, c'est le pire moment... Les rassemblements familiaux se préparent, on fêtera avec les oncles et les tantes que l'on n'a pas vus depuis le dernier Noël et ça a peut-être son côté kitsch, et on se sent peut-être obligé d'y aller... mais moi qui ne peux plus être de la partie, moi qui ne participerai plus jamais à un repas des fêtes avec les goûts, les odeurs et les gens de mes souvenirs d'une autre époque... ça crée un grand vide à l'intérieur.

Pour tenter de compenser un peu tout ça, je cuisinerai encore des tourtières et des petits fours de chez nous, je reprendrai une partie des kilos que je suis en train de perdre, et ensuite la vie continuera...

Les odeurs se dégageant de mes petits plats m'enchanteront, et je fermerai les yeux afin de me concentrer sur ce qu'elles me rappellent... Mes paupières fermées feront office d'écrans sur lesquels je verrai se projeter une autre vie qui n'est plus la mienne.

Et à quoi ça sert de se faire du mal avec des saveurs qui n'ont rien d'autre que du goût, avec des odeurs qui ne viendront pas donner à une soirée une dimension familiale différente? A quoi ça sert de penser que ma mère aurait adoré rire avec Nana et cajoler Mimi, que mon père aurait aimé discuter avec Olivier? Ca me donne quoi de me bercer dans mes souvenirs?

Je ne sais pas... vraiment...

Cette année, je pense que ce sera particulièrement difficile... parce qu'il y a moins de contacts, moins de voyages ou de surprises... Ou alors c'est un cap... les 7 ans, comme pour un couple...

Toujours est-il que je monte facilement sur mes grands chevaux, je suis de mauvaise humeur, sur la défensive... et surtout triste...

Mais pourquoi... ça... c'est la question difficile...

mardi 7 avril 2009

La complexité des origines

Un pas après l'autre, petites chaussures brunes se suivent et volent au-dessus des trottoirs sur lesquels vivent des colonies de gendarmes occupés à assurer la satisfaction de leurs pulsions instinctives.

Chaussures déjà sales après seulement quelques semaines d'existence sautent et courent, foulant les craquelures sombres laissant passer quelques pousses de mauvaises herbes à l'allure de jolies fleurs printanières.

Pieds menus d'enfants gambadent avec insouciance... puis s'arrêtent, se posent... près d'un poteau de lampadaire sur lequel est apposé un bout de dessin coloré bleu, blanc, rouge...

Petites lèvres roses prononcent alors des mots qui touchent, des mots vivants dont la signification prend de l'importance selon les expériences...

- Fran-çais... Hein, maman??? C'est écrit français!!!
- Ca veut dire ça, oui, mais c'est pas écrit avec des lettres, c'est un dessin!
- Ah...
- ...
- Nous on est des français, hein, maman?
- Oui!! parce qu'on parle français!
- Oui, mais on est français!!!
- Oui, c'est vrai!
- Mais toi, t'es pas français!!! T'es pétéquoise! Hein, maman?

Bras d'adulte se tendent vers l'enfant pour l'attirer contre une poitrine sur lequel il s'écrase sans comprendre pourquoi de si banales paroles provoquent une telle réaction...

- Oui, tu as raison, ma chérie... mais on dit "québécoise".
- C'est parce que j'arrive pas trop à le dire, mais je le sais!!!

Petit je-sais-tout y va alors de sa version à lui, différente sans être mieux.

- Non, c'est pas comme ça, Nana!!! On dit "fréséquoise"!

De pétéquoise en fréséquoise, en passant par péquécoise, pour finir par en arriver à la bonne prononciation, les origines se mêlent... formant un tableau lointain, presque éthéré, sur lequel apparaissent toutes floues des lettres qui pourtant me précèdent partout où je vais et dont le sens me définit au plus profond de mon être...

- Maman, péquéquoise, ça commence par un P?
- Non, par un Q...
- Oooooh!!!! Un gros mot!!!!

Mais ça... quiconque me connaît... ne peut être surpris...

lundi 2 mars 2009

Le métro de Mourial

Ce soir, alors qu'Alex regardait les infos et plus particulièrement une capsule concernant les trains de banlieue parisiens, je me suis prise à penser, avec nostalgie, au petit monsieur qui conduisait le métro de Montréal et qui annonçait, en roulant bien ses "r":

- Prrochaine station: Saint-Laurrent

Après une nuit de travail de 12 heures, je partais prendre le métro De l'Eglise jusqu'à Honoré-Beaugrand, terminus de la ligne verte... et j'avais la joie d'entendre ce monsieur, qui devait changer, c'est comme rien, c'était sûrement pas toujours le même mais dans ces micros-là qui datent des années 70... toutes les voix sonnaient la cacanne!!!

Je m'endormais d'ailleurs 3 matins sur 5 et me suis fait secouer l'épaule à quelques reprises par un employé ou un usager charitable... Je remettais péniblement mes yeux en face des trous et me levais, puis trottais jusqu'à l'autobus qui m'amenait finalement chez moi.

On se fatigue vite du métro lorsqu'il devient notre moyen de transport quotidien... à cause de l'attente, des correspondances, de l'invariable face de six pieds de long des gens que l'on croise et qui pensent probablement la même chose de nous... Mais en même temps c'est la vie, ça bouge, ça respire...

Parfois, quand j'en ai marre de ne voir que des petites madames parfaites qui se regardent, se comparent et se trouvent donc belles et donc bonnes... je me dis que c'est bien pour ça, les grandes villes... Chacun fait sa petite affaire en se foutant bien de la façon dont les autres sont habillés, de leur façon de parler, de se coiffer, de sourire ou de juste revendiquer le droit d'être simple, et naïf...

J'aime bien la vie de petite ville, limite campagnarde... mais la liberté que permet l'anonymat des métropoles me manque beaucoup!!!

lundi 29 décembre 2008

Mon bilan de l'année 2008... Positif? Euh... oui!!

L'année qui s'achève a été peuplée d'événements... innombrables... Bons ou mauvais, positifs ou non, ils sont incontournables parce que mon quotidien en a été fortement influencé.

Afin de ne pas tout mêler, et de finir sur une note positive, je commencerai par les deux grands événements négatifs de cette année. Le premier a été la perte d'une lectrice à laquelle je tenais beaucoup; je n'ai jamais su exactement la raison de sa soudaine volte-face, je n'ai pu qu'extrapoler au vu de certains indices avec l'aide d'Alex et nous avons compris, lorsqu'elle a laissé échapper qu'il y avait un tiers dans l'histoire, qu'il y avait quelque chose de malsain... que de toute façon sa confiance ne nous était pas acquise et qu'il valait mieux laisser tomber.

Peu de temps après, pour avoir dit ce que je pensais des agissements d'une personne dont je ne citais ni le nom, ni le lieu de résidence, ni celui de son emploi, j'ai été accusée de diffamation. Comme je ne donnais aucun indice valable, il fallait bien que l'individu s'étant octroyé le droit d'attirer l'attention de la personne visée sur mon blog me connaisse... et très bien, même... J'ai dû faire face à l'évidence que des gens faisant partie de mon entourage avaient tenté de nous faire du mal... Le fait que des amis d'enfance de mon mari traînaient dans cette fange infecte n'a pas amorti le choc... et loin de là...

Muselée, je n'ai pu m'exprimer à l'époque que par métaphore...

Suite à ces deux histoires, je me suis rendue compte que j'étais loin d'être aussi forte que je le croyais... J'y pensais constamment, et même encore ça me hante par moments... Et ce n'est pas le rejet, ou l'événement ponctuel qui est en cause... Je me suis bien remise de tout ça. C'est, en fait, l'inconnu qui me terrorise. Ne pas savoir pourquoi... ne pas savoir qui... Ces deux questions s'entrechoquent encore souvent dans mon cerveau et sont devenus un frein réel à mon intégration dans cette ville. Je me demande toujours derrière quel sourire se cache la fourberie...

Heureusement, pour contrebalancer ces horreurs dont je me débarrasse d'ores et déjà, il y a eu, premièrement, mon amitié avec Véro. Beau temps, mauvais temps, elle m'a accompagnée et n'a jamais douté de mon honnêteté.

Puis les amis d'ici... tous ceux que nous croisons avec bonheur, régulièrement ou non... mais toujours avec un sourire chaleureux.

Par deux fois, j'ai été rencontrer Marie-Constance, à laquelle je me suis beaucoup attachée. Elle est fraîche et douce, comme un rayon de miel, tout en étant assez forte pour entreprendre mille et une expériences et toujours rester zen!!!

J'ai eu le bonheur de reprendre un café avec Frédérique, de faire la connaissance d'une lectrice Isabelle, de boire un latte machiato chez Cel la chipie, de manger un très bon repas plein de rires et d'émotions en compagnie de Murielle, de rencontrer enfin Emilie durant un week-end à la québécoise mémorable et d'aller passer quelques jours merveilleux en Suède puisque, malgré le dénouement infiniment triste de cette aventure, notre séjour là-bas, nos conversations, l'accueil et le sourire... tout était beau!

L'entreprise d'Alex a passé un cap difficile... il en reste encore bien d'autres avant de pouvoir souffler, mais les talents de gestionnaire de mon mari se sont montré le bout du nez, enfin!!! Il arrive à être à jour dans ses contrats, ses factures et ses devis. Il a davantage confiance en lui et sa camionnette est à présent toute décorée et porte le nom de sa compagnie... mais pas celui de mon blog, malheureusement!!!

Il y a eu l'article dans Femme Actuelle qui m'a fait vivre une très belle expérience et mise en contact avec certaines personnes vivant le même genre d'histoire...

... puis une chercheuse en sciences sociales m'a offert un délicieux café dans le salon de ses parents afin de discuter avec moi de mon blog... tout en dégustant de petits gâteaux de Noël... Je lui en ai laissé quelques-uns... quand même... Tu m'en donneras encore, hein??? Dis??? En tous cas, elle était sympathique et j'espère bien la revoir!

Puis une jolie surprise de fin d'année... lorsque ma bibliothécaire préférée nous a fait cadeau de beaux livres pour Noël... postés à mon adresse avec la complicité de la coquine Shandara!!! C'était inattendu et ça a bien réchauffé mon coeur d'expatriée!!!

Et même... ce n'est pas tout!! Samelya, ma copine que je n'ai jamais vue, ma québécoise à moi... quitte Paris  en février pour venir habiter à une heure de chez moi... bon... une heure et quelques, mettons... et j'ai très hâte!!!

Ma résolution de l'année... sera de cesser de me triturer les méninges avec ces histoires que je ne peux effacer d'un coup de baguette magique!!! Elles sont arrivées, elles ont fait beaucoup de mal et maintenant c'est terminé!

Danielle, relève la tête!!! Et fais-toi une beauté!! Y a 2009 qui t'attend!!!!

jeudi 4 décembre 2008

Ah, pauvre de petite moi!!!

Et voilà...

Le temps des fêtes arrive, les enfants parlent de St-Nicolas, nous irons voir pour le sapin d'ici quelques jours, et je compte bien passer quelques journées devant mes fourneaux, histoire de bien souligner le côté festif de ce début d'hiver.

Cependant, alors que j'avais sauté à pieds joints dans l'atmosphère magique du dernier Noël, cette année est marquée plus que jamais par la nostalgie des fêtes de chez moi... Avant mon arrivée en France, je n'avais jamais connu ça, une période de Noël où il ne se passe rien, où on ne reçoit aucune invitation, où le maximum de gens réunis pour le réveillon se compte sur les doigts des deux mains!

Les occupations d'Alex faisant en sorte que nous ne l'avons plus que rarement à la maison, et souvent pour seulement quelques minutes, ou pour le repas, mais pressé, sur le pouce... il est vrai que je ne sais pas trop comment seront les fêtes cette année.

En fait, si je laissais sortir le cri que je retiens, je pense que je me roulerais sur le sol en pleurant pendant une bonne heure, et qu'ensuite je me relèverais, et que je me sentirais mieux.

Je m'apitoie? Oui... Oui, pour ces quelques minutes, je me donne ce droit!!! Parce que j'ai besoin de le dire... une fois!!! Besoin de me défouler, de sortir le méchant, de me regarder le nombril jusqu'à finir par le trouver sympathique et de réaliser qu'il y a plein de choses dedans!!!!

La solution? Il faut que je me lève, que je me donne un bon gros coup de pied au derrière, que je relève mes manches et que je me mette au travail afin d'organiser, moi, notre Noël à nous... pour que ça ne soit pas raté, pour que les enfants puissent s'amuser et se coucher au petit matin en jouant avec leurs nouveaux jouets... et qu'il y ait des gâteries, et de la déco, et de la musique!!!

Allez, Danielle!!! Au boulot!!!

Maintenant que t'as bien pleurniché, mouche-toi et fais des bons biscuits, des tartes et des tourtières!!!

mercredi 27 août 2008

L'imbroglio canadien

- Danielle, j'ai essayé de mettre de l'argent dans ton compte, à Montréal, et j'ai pas pu...
- Ah bon!!! Pourquoi?
- Ils disent que ton compte est bloqué par le gouvernement et que tu ne peux plus rien faire avec!

Ca, c'est ma mère qui me téléphone, peu après mon anniversaire. Les yeux au ciel, je me dis que c'est encore une autre histoire!!!

Dans la foulée, mon père, ayant également l'intention de me déposer un cadeau, m'adresse par courriel la même remarque!!

Sachant que j'ai effectivement une dette de prestations fiscales pour enfants payées en trop, je ne m'en fais pas trop!!! Il me reste 700 dollars à débourser, soit moins de 500 euros...

Je trouve juste le gouvernement un peu cheap de bloquer mon compte pour cette somme, mais bon...

Je cherche le numéro de ma caisse populaire et demande à parler à une personne responsable et compétente; sous-entendant bien sûr "intelligente".

- Bonjour, je vous appelle au sujet de mon compte que le gouvernement a supposément bloqué et sur lequel j'aimerais bien déposer l'argent me permettant de mettre fin à cette situation.
- Oui, il y a effectivement un avis de saisie sur votre compte... Nous ne pouvons rien faire, il faudrait que vous preniez une entente avec le gouvernement.
- Si je fais un virement de mon compte français à mon compte montréalais, comme je le fais normalement, est-ce qu'il sera accepté?
- Non, vous ne pouvez pas.
- D'accord, mais convenez avec moi que saisir un compte signifie entrer en possession de tout montant déposé sur ce dernier...
- Oui, mais je ne peux pas vous répondre, il faut que...
- D'accord, mais pourquoi je ne peux pas déposer d'argent?
- Je ne peux pas vous répondre je suis là pour appliquer la décision...

La dame m'ayant fort bien expliqué et surtout démontré qu'elle n'était pas payée pour penser mais pour appliquer des directives, je prends la décision de remonter à la source du problème; soit le gouvernement!

Je cherche les derniers courriers reçus concernant ces paiements et constate sans surprise mais avec déception qu'il n'y a encore aucun courriel sur les papiers gouvernementaux canadiens!!! Rien!! Dinosaure jusqu'aux bout des ongles, le Canada n'a pas encore compris qu'il est parfois plus simple pour tout le monde de permettre cette façon de communiquer... mais bon, qu'à cela ne tienne, je décide de composer le numéro de téléphone inscrit après la phrase "si vous désirez de plus amples informations"... puisque je désire de plus amples informations...

Je tombe sur une anglophone très gentille et je me crois sauvée!! Quelqu'un pourra enfin me renseigner et me donner de plus amples informations!!! Youppiiiiiii!

- Euh... oui, oui, je vois... vous avez effectivement une dette de 700 dollars.
- Oui...
- Qu'est-ce que vous voulez savoir?
- Je veux de plus amples informations!
- Mais encore?
- Je veux savoir de quelle façon je puis payer ma dette puisque vous ne m'autorisez plus à déposer de l'argent dans le compte avec lequel je vous rembourse!!!
- Ah... je ne vois pas... tout ce que je peux faire, c'est vous confirmer l'existence de la dette...
- Vous êtes bien gentille, mais je le savais déjà!

La dame vraiment très aimable me suggère alors d'appeler un autre numéro me permettant sûrement alors d'obtenir de plus amples informations.

Je compose...

On répond... et on me branche sur la même maudite musique d'ascenseur platte d'il y a vingt ans... aucune évolution...

En attendant, je m'imagine des bureaux aux sols recouverts de tapis brun caca élimé, constellé de brûlures de cigarettes; des employés aux cheveux gras, aux lunettes épaisses, aux ronds de sueur s'étirant aux aisselles... aux coupes de cheveux des années soixante...

Le temps passe... 20 minutes... 30... Puis au moment où il me prend des envies de plus en plus incontrôlables de m'ouvrir les veines à coups de dents ou d'assomer à l'aide de mon téléphone un fonctionnaire trisomique et dégénéré...

- Yessss...

Une voix lente, d'une grande douceur de fumeur de marijuana à barbiche me répond...

Je lui réexplique tout ça, tant bien que mal, d'un anglais que je ne pratique plus depuis 6 ans...

- Attends une minute, please...

Déjà, le bougre me tutoie gros comme le bras; et en plus, il ne me laisse même pas terminer ma phrase. Pire, il me fait encore attendre 10 minutes supplémentaires!!!

- Euh....... euuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuhhhh...
- Oui?
- Euuuuuh... je sais paaaaas...
- Est-ce que vous comprenez ce que je vous dis?
- Oui... j'comprends, j'comprends...

J'ai l'impression d'être victime d'une caméra cachée!!!

- Je vas te donner un autre numéro pour un agent francophone.

Ca, il arrive à le dire puisque c'est sûrement une phrase type qu'il prononce souvent.

Découragée, j'ai envie de tous les envoyer paître quand je me rappelle que je n'ai aucun courriel et que si je veux parler à quelqu'un, je vais bien devoir rappeler... de toutes façons, je n'ai pas le choix!!

Après une attente d'une quinzaine de minutes, un autre agent anglophone me répond, qui ne peut m'aider non plus... Je fulmine!!! Il est donc impossible de s'adresser à quelqu'un parlant la deuxième langue du pays, mais en plus aucun ne semble avoir la compétence requise pour me donner de plus amples informations, ce qu'on m'avait pourtant promis sur le courrier!!!!

L'homme préhistorique me donne encore un numéro de téléphone et m'explique que je dois laisser un message à la boîte vocale qui me répondra, et que l'on me rappellera!

Ce que je fais... il y a de ça maintenant près d'un mois et je n'ai jamais reçu un seul appel de la personne à qui j'ai laissé mes coordonnées!!!

Vous vous rendez compte!!

Vous nous devez de l'argent, alors on bloque votre compte!!! Mais pas seulement les retraits, tout!!! Même les dépôts!!! Hi hi hi hi hi hi!!!! On vous a eue!!

Bravo!! Quelle intelligence!!!! J'aimerais bien connaître la moyenne de quotient intellectuel de ceux qui sont assez "compétents" pour prendre ce genre de décision...

J'aimerais avoir de plus amples informations... allez, soyez pas vaches, dites-moi quel soubresaut intestinal vous donne de telles idées???

jeudi 3 juillet 2008

Encore un peu de nostalgie

Les reliefs du petit-déjeuner traînent encore sur la table... je termine mon café, tranquille, pendant qu'Olivier se prépare pour la dernière journée d'école avant les vacances d'été...

Les deux plus jeunes profitent de ces quelques minutes pour jouer, et Jérémie décide d'allumer la télévision... qui s'ouvre justement sur les informations de Radio-Canada et sur Bernard Derome présentant un mini-reportage sur le 400ième de la ville de Québec.

Je me lève... je regarde attentivement... la larme à l'oeil tout d'abord, puis un sanglot... enfin un flot de larmes me déchire pendant que les images se succèdent à l'écran, présentant le déroulement des festivités, la préparation de la fête, un peu de l'histoire de cette belle ville dans laquelle je suis née et où j'ai passé quelques années bien remplies durant mon enfance et mon adolescence...

En 1984, lors du 375ième anniversaire de la fondation de Québec, j'y étais... Emerveillée par l'atmosphère, j'avais 14 ans... A l'époque, j'aurais bien rigolé si on m'avait dit qu'en 2008 je serais une expatriée... et que je pleurerais à m'en étouffer devant un téléviseur...

Il y a des moments où le déracinement devient lourd... trop lourd...

Je me suis vue déambulant sur la promenade en bois du port de Québec... prendre une bière sur une terrasse de la Grande Allée... marcher sur les plaines d'Abraham...

Il y a huit ans que je n'y ai pas mis les pieds... puisque mon séjour de l'été dernier avait été trop court, trop plein d'endroits à faire visiter à mon homme, de personnes à voir...

Heureusement, lors de ces crises de nostalgie où le corps abdique et laisse libre cours à sa douleur... Alex me prend dans ses bras et pleure avec moi... Je ne suis pas seule!!!

mercredi 4 juin 2008

A tous ceux qui m'entourent

C'est dans les moments où l'atmosphère devient irrespirable, chargée à bloc... que l'on apprécie à leur juste valeur la confiance, l'amitié et l'amour que nous portent les seules personnes qui nous connaissent vraiment...

Je ne suis pas au ban de la société, ne vous en faites pas!!! Cependant, les récents événements perturbent mon quotidien, et me mettent encore devant ma naïveté de croire que les gens qui m'entourent sont tous gentils!!!!

J'ai la chance d'avoir des amis fidèles et je l'apprécie énormément... Des amis qui m'ont aidée à sortir de la tristesse dans laquelle m'avait plongée le refus invariable qu'opposaient mes nouveaux contemporains à faire ma connaissance. Des amis qui m'ont prouvé que je me trompais en généralisant et qu'il existait des personnes chaleureuses ne levant pas le nez sur un être humain parce qu'il n'est pas propriétaire, ou parce qu'il est étranger, ou parce qu'il est "mère au foyer". Des amis qui ont eu envie de me connaître, d'échanger avec moi, et avec qui j'ai eu du plaisir à partager ma cuisine, ma culture, mes souvenirs... et à apprendre des leurs...

J'ai également le bonheur d'avoir un mari exceptionnel... qui me soutient inconditionnellement et à qui je le rends bien.

Après avoir stressé de longues journées au sujet des ses difficultés de statut d'entreprise... après avoir fait des pieds et des mains pour donner une forme à tous ces grands projets, il a tout de même pris la peine, hier soir, de s'allonger contre moi afin de m'assurer de son amour, de me dire de ne pas trop m'en faire, et qu'il ne voyait pas ce que j'avais fait de si épouvantable...

Alex, t'es ma vie, mon rêve, mon homme... T'es la source de mon énergie, celui qui, par son exemple, me pousse à continuer, toujours, sans jamais laisser tomber... même si parfois c'est tellement tentant!!!

A mon homme, à tous ces amis qui se connaissent et se reconnaissent...

... je vous remercie d'être là, avec un sourire, un baiser ou une simple poignée de mains...

... mais toujours avec cette chaleur et cette gentillesse dans le regard qui m'ont prouvé que je pouvais, ici aussi, me creuser mon petit coin douillet.

mardi 6 mai 2008

Montréal

En ces jours où le soleil se fait velours et le chant des oiseaux sérénade, où les coeurs se veulent comblés et les yeux éblouis...

... Montréal me manque...

... 16 ans de vie, deux enfants...

Montréal me manque...

Arpenter la rue St-Denis en attendant les festivals de l'été, manger une glace au Vieux-Port chez Ben and Jerry's, partager un énorme pichet de bière bien fraîche avec des amis, de la famille...

... passer au marché Jean-Talon où l'on traverse les frontières en ne faisant qu'avancer entre les étals des vendeurs, goûter les fruits et légumes proposés, les tomates épicées, les fraises sucrées...

... traverser le parc Lafontaine, avec son plan d'eau, ses pédalos, et ses amoureux se minouchant dans l'herbe verte, étendus à même le sol...

... assister aux spectacles extérieurs, participer aux jeux des amuseurs publics, observer les enfants applaudir aux facéties des clowns et des fakirs...

Montréal me manque...

Montréal et ses musées et ses théâtres et ses cinémas et ses restos et ses habitants...

... la rue St-Laurent, le quartier chinois, l'accès à tout, à tous, à une ville que je reverrai...

... visiteuse nostalgique, profitant de chaque moment, de chaque rayon de soleil, de chaque sourire...

Montréal me manque...

... l'été!

mardi 25 mars 2008

Le grand chambardement!

Il faut parfois prendre des risques pour espérer avancer vers quelque chose de plus grand, de plus fort, de plus beau...

Nous avons laissé tomber ce beau projet québécois, il est maintenant temps de nous investir dans notre avenir français!

Un avenir plein d'espoir, de travail, de passion et d'incertitudes se dessine à nous... nous sommes enthousiastes!!

Notre couple est scellé par une profonde complicité, une immense solidarité...

Il suffit de foncer, de voler à ces belles années qui se profilent notre dose de rêve, de réussite, d'audace et de créativité...

J'ai une grande envie de construire, de m'épanouir... et un projet comme celui qui nous anime me donne des ailes capables de planer au-dessus de nombre de tracasseries et d'ennuis...

Allez, on fonce!!!

On verra après!

dimanche 27 janvier 2008

Toi... tu me manques...

J'ai parcouru tes sentiers recouverts d'aiguilles d'épinettes ou de sapins... enjambé l'enchevêtrement de tes racines; grimpé sur tes rochers, tes montagnes sableuses... tes bancs de neige blanche entassée par les déneigeuses...

J'ai respiré ton air d'hiver si glacial qu'il me brûlait les poumons; j'ai goûté la neige froide et rafraîchissante, expiré la buée tiède que je regardais s'envoler...

J'ai attendu, les matins de froid infernal, la voix de l'animateur radio annonçant que les écoles étaient fermées... croisant les doigts, espérant avec fougue ne pas avoir à affronter ce vent dont la caresse brûle les joues et craquelle les lèvres...

J'ai mordu dans des bâtonnets de tire sur la neige, capturant de ma langue les mille subtilités de la saveur d'érable et de fin d'hiver... j'ai goûté la sève de l'arbre, à même le seau... une grande lampée de nectar sucré laissant sur les lèvres un goût de printemps...

J'ai arpenté tes routes de gravelle au coeur de l'Abitibi; chemins campagnards en pleine nature fleurant bon les fleurs des champs foisonnant sur leurs rives; bruissant du mouvement des milliers d'ailes d'insectes qui m'effrayaient et me faisaient hurler...

J'ai marché le long de tes rivages, plongé mes pieds dans le sable moite de tes plages humides, trempé mon corps dans l'eau fraîche de tes lacs aux noms évoquant leur histoire, leurs occupants...

Lac Simon, lac Beauchamp, lac Dudemaine, lac Abitibi...

J'ai goûté tes paysages d'immensité... observé les Appalaches aux courbes élégantes; fait le tour de l'île aux Coudres, visité Charlevoix et tes villages aux noms si vivants et caractéristiques de l'histoire québécoise...

La Sarre, Senneterre, Landrienne nommés en hommage aux bataillons envoyés par la France... St-Jean-Port-Joli, Ste-Marthe-sur-le-Lac, Ste-Agathe-des-Monts rappelant la place importante tenue par la religion dans ton passé... Macamic, Maniwaki, Rimouski et Shawinigan soulignant tes origines amérindiennes...

J'ai observé tes aurores boréales; longs rubans colorés s'enroulant et se déroulant dans la nuit étoilée; j'ai appris les constellations dans l'herbe de St-Jean-des-Piles, les oreilles pleines du coassement des grenouilles vivant leurs aventures batraciennes...

Souvenirs d'un autre temps... révolu, irréel... dont ne subsistent que les images évocatrices d'un passé vécu si loin d'ici...

Une symphonie de sensations que je ne peux revivre pleinement qu'en fermant les yeux... en m'y croyant encore... le temps d'un rêve, d'un soupir, d'une larme ou d'un sourire...

samedi 12 janvier 2008

Une dernière, svp, juste une!!!

Il y a déjà quelques semaines, j'ai mis dans ma bouche le dernier morceau de gomme (chewing-gum) à la cannelle en ma possession depuis mon retour du Québec...

Ce fut un grand moment... j'ai mâché, goûté les saveurs corrosives; cette brulûre glacée lorsque la gomme demeure trop longtemps au même endroit, cette douceur sauvage!!! J'ai eu du mal à la jeter... la regardant, sachant que derrière cette vulgaire apparence de pâte à modeler mâchouillée se cachait la fin d'un plaisir un jour retrouvé et qui repart, après nous avoir suffisamment alléchés et mis en son pouvoir pour que la séparation soit d'autant plus difficile...

Après avoir argumenté dans ma propre cervelle que vraiment, c'était pas génial de s'en faire autant pour ça, j'ai fini par la garrocher dans la poubelle la plus proche; sans remords, sans regrets...

... jusqu'à...

Jusqu'à ce que, mercredi, alors que je déplaçais l'écran de l'ordinateur, je tombe soudainement sur un paquet de gomme à la cannelle!!!!

Le coeur, la tête, la bouche en feu, je criai merci à la providence qui avait eu pitié de ma situation...

... et je m'aperçus qu'il était vide...

Bien vide!!!

Et de dépit, je l'envoyai valdinguer dans la même poubelle que sa petite soeur, jadis, avait visité...

Maudite providence!!!

mardi 13 novembre 2007

Québécoise et alsacienne...

Aujourd'hui, j'ai une annonce à vous faire...

Une annonce qui me coûte beaucoup mais qui apporte une grande paix dans ma vie et dans mon foyer...

Attendu que...

... les démarches d'immigration, les billets d'avion, un déménagement vers le Québec nous coûteraient énormément d'argent et que nous n'en avons pas de côté;

... dans le dédale bureaucratique français, je n'arrive pas à obtenir la moitié de ce que je demande;

... je prends conscience de risquer l'avenir et le bien-être de mes enfants pour quelque chose de peu sûr afin de satisfaire un rêve complètement fou;

... des événements difficiles ont suivi notre voyage au Québec et ont éclairci certains points;

... je sais que j'ai 95% des chances d'avoir un emploi intéressant d'ici quelques mois...

... j'ai pris la décision, appuyée par Alex... de cesser tous mes efforts visant à repartir vers le Québec.

J'ai réalisé que depuis mon arrivée, je suis restée isolée à me morfondre sur ce que je n'avais plus et j'ai décidé d'aller de l'avant, vers une vie dans laquelle je mettrai tout mon coeur et toutes mes énergies... moi qui ai fait depuis trop longtemps un pas en avant pour deux par derrière...

Je serai une alsacienne d'origine québécoise et peut-être que j'arriverai à aller par moi-même passer quelques temps à profiter pleinement de ce qui me manque le plus de mon pays.

Je demande pardon à ma soeur Anne qui nous attendait avec beaucoup d'impatience et de bonheur... à mes parents, frères et soeur... amis et autres liens familiaux... Tous ceux qui ont oeuvré de près ou de loin dans le but de nous aider à réaliser ce projet.

Je demande pardon surtout à ma grande fille, qui espérait tellement retrouver une vie plus proche de sa mère... et à mon grand Olivier, qui aurait pu se rapprocher de son papa...

Tous, autant que vous êtes, êtes toujours les bienvenus chez moi, pour le temps qu'il vous plaira...

Ma décision n'est pas que de la résignation; elle est très positive puisque j'ai choisi de m'intégrer à cette communauté en apportant ma différence à moi... et en prenant ce qu'elle a de bien... du moins qui me convienne.

Nous allons pouvoir enfin commencer à investir réellement dans notre vie... J'ai fini par comprendre mon cauchemar... et sa signification.

J'ai fait le ménage dans ce bordel émotionnel... J'en suis heureuse et satisfaite et bien que je pleure ce que je n'aurai plus, je suis soulagée que les choses soient claires.

Je continuerai à accrocher mon drapeau le 24 juin; je continuerai à écouter Plume, Offenback et Michel Rivard; je continuerai à faire de la tourtière et des fèves au lard; du sucre à la crème et des biscuits au beurre de pinottes!

Et j'attendrai des tonnes de cassonade et autres choses de votre part... Et moi, j'aurai de la choucroute pour fêter votre arrivée!

Bienvenue en Alsace!

jeudi 30 août 2007

Mon Montréal

Mon Montréal est composé de toutes ces photographies qui me font penser à cette ville que j'aime tant...
Les buildings du centre-ville
Le Vieux-Montréal et surtout le Ben and Jerry!
Le quartier chinois
La bonne bière en terrasse intérieure
Les quais du métro
La Biosphère, aujourd'hui Musée de l'environnement; anciennement pavillon des Etats-Unis à l'Expo 67. 
Le circuit Gilles-Villeneuve
Le stade olympique
Le belvédère du Mont-Royal
Le hockey et Maurice Richard
Le pont Jacques-Cartier
La rue Saint-Denis et surtout la Brûlerie Saint-Denis, là où j'ai emmené mon mec le premier novembre 2002 après l'avoir rencontré à notre rendez-vous.
L'Auberge, rue Saint-Denis, où nous avons dormi ensemble pour la première fois!

Montréal, aussi laide que belle... parcourir tes rues m'a fait revivre... Comme si je n'étais jamais partie, je me suis sentie à l'aise avec toi dès les premiers instants!

Tu me manques déjà!!!

lundi 25 juin 2007

Je suis une star de la télé!!!

Je suis passée à la télé!!!

Ce midi, à France 3 Alsace, dans le journal régional!

Le reportage sur internet s'ouvre d'ailleurs sur mon charmant profil... on y annonce que j'ai rencontré mon mari virtuellement et que je suis venue le rejoindre...

Mais!!!!!!!

On dit que mon mari s'appelle Virgile! Mais voyons donc!!! Je n'aurais jamais quitté le Québec pour un Virgile... aussi beau garçon soit-il!!! Ca cache quelque chose, un nom pareil!

Et on voit s'afficher le visage de mon cher et tendre sur notre parasol, tout près de moi... Quel belle image!

Mon mari, ne faisant ni une ni deux, est allé arracher notre parasol en hurlant "Qui c'est ce Virgile?" Il a fallu toute ma douceur et ma persuasion pour lui expliquer que sans doute les journalistes l'avaient trouvé on ne peut plus mâle, et comme Virgile rime avec viril, ils ont été égarés par leurs émotions!

Cela dit, mon homme se prénomme Alexandre... et bien qu'il me soit arrivé de voir apparaître son reflet dans notre grille-pain... bon, j'arrête!

En fait... la vérité, c'est que j'ai rencontré Virgile par internet, mais entretemps je me suis mariée avec Alexandre. Frères jumeaux, ils ne savaient ni l'un ni l'autre que je me partageais leurs talents... J'ai gardé Virgile comme amant et un jour où j'étais avec lui, Alexandre est arrivé... J'ai donc enfermé Virgile dans le parasol où il est mort étouffé et il lui arrive d'apparaître à l'occasion afin de me rappeler ma culpabilité. Alexandre, lui, n'est pas au courant et mène gentiment sa vie de mari modèle!

Et voilà!

Démasquée par France 3...


samedi 23 juin 2007

Choc des cultures intra-familial

Au Québec, nous avons des expressions qui nous sont chères et personnelles... Il y en a beaucoup, mais une en particulier dont je veux parler ici...

Il s'agit du fait qu'un grand nombre de québécois, pour marquer leur appréciation, dira de l'objet de leur attention:

- C'est écoeurant!!!

Ecoeurant étant synonyme en ce cas précis de "génial", "sensationnel", "délicieux"...

Ma fille Nana, 2 ans, a fait aujourd'hui un gâteau avec ses bols et moules en plastique... vides, bien entendu... et nous a demandé de goûter le produit de son labeur... Il fallait faire preuve de beaucoup d'imagination en portant à nos lèvres la fourchette sur laquelle tout le monde marchait il y a dix minutes afin d'arriver à simuler la dégustation d'un délicieux dessert...

Mais mon frère Antoine y est arrivé. Il a dit:

- Mmmm... C'est écoeurant!!!

Et Nana, souriant de contentement:

- Oui, c'est dégueulasse!

J'ai du boulot si je veux les garder en partie québécois, ces enfants!