Comme je le disais hier, ça fait presque deux mois maintenant que je vais à l'auto-école. Pour moi, c'était plutôt étrange de me retrouver dans cette situation après plus de dix ans sans avoir mis les pieds dans un établissement scolaire à part en tant que parent d'élève.
J'étais plutôt nerveuse à l'idée d'être la vieille de 40 ans dans le coin, la toute ridée à qui personne ne parle parce qu'associée à l'autorité, aux empêcheurs de tourner en rond, aux parents, quoi...
Si mes craintes n'avaient finalement pas du tout lieu d'être, je ne m'attendais pas à m'amuser autant sous ma casquette d'agent infiltré, d'observatrice de la jeunesse!!!!
Je ne sais pas si c'est moi qui me souviens mal ou qui n'était pas attentive à ce genre de comportement, mais je n'ai jamais vu autant de têtes chercheuses!!! Je dirais qu'au moins la moitié des élèves copient!!! Ou du moins comparent leurs réponses avec le voisin. Mes réponses ont été plagiées, ou du moins examinées de près, un nombre incalculable de fois. Je laisse, je m'en fous, je fais parfois tellement d'erreurs que c'en est plutôt comique de les partager, mais là où je suis estomaquée, c'est que ça ne sert à rien!!!! Je ne passerais pas mon examen plus vite en copiant sur les autres... je suis étonnée et je ris toute seule... dans ma tête, bien sûr, sinon je passerais non seulement pour une vieille, mais pour une vieille sénile!!!!
Et puis il y a tous les stéréotypes!!!! Les petits SMS envoyés pendant les tests; la fille toute pognée qu'on dirait Carrie; l'autre habillée en Lolita, avec ses longs cheveux blonds, son vernis à ongles impeccable et sa petite bouche d'enfant qu'elle est; le grand ado boutonneux qui étend ses jambes un peu partout; ceux qu'on voit bien que c'est papa et maman qui paient parce qu'ils ne font aucun effort et se présentent une fois par déluge; les sérieux, les rejetés de la vie, les fils à papa, les débrouillards, et j'en passe...
C'est tout un concentré de jeunesse qui se retrouve là... et tout ce qu'on peut se dire c'est que plus ça change, plus c'est pareil et tant pis pour la phrase toute faite; il y a parfois des moments où ça s'applique trop bien!!!!
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mercredi 18 avril 2012
mardi 17 avril 2012
Absurdité!!
A l'heure où on parle d'obésité infantile, de malbouffe, de forme physique en baisse... trouvez-vous normal que des enfants soient privés de sport quand ils sont trop bruyants???
Moi... ça me scie!!!
Moi... ça me scie!!!
mercredi 14 mars 2012
Pensée du jour
Un enfant malade se desséchant sur le canapé, c'est très pratique quand ça se meurt juste assez pour vous écouter déblatérer sur le code que vous étudiez. Jérémie pourra bientôt passer le sien!!!
jeudi 8 mars 2012
Bulle
Comment croire de façon réaliste pouvoir profiter de tous les plaisirs de la vie lorsque l'ensemble de ses pensées demeure, en permanence, hanté par sa finalité? A quoi sert donc la conscience sinon à contempler avec un zeste d'envie et une profonde tristesse la joie de vivre de ceux qui en sont dépourvus?
Le nuage peut prendre la forme d'un chien, d'une fleur ou d'un drapeau, il n'en reste pas moins un nuage.
Le nuage peut prendre la forme d'un chien, d'une fleur ou d'un drapeau, il n'en reste pas moins un nuage.
dimanche 5 février 2012
Cher papa...
On est sortis au restau en famille, hier soir, et on a trinqué au gin-tonic à ta mémoire, en souvenir de celui que tu étais lors de tes visites en Alsace; c'est l'ancien journaliste aux centaines d'anecdotes, celui qui nous préparait des côtelettes d'agneau et des cailles aux pommes, celui avec qui on passait de mémorables soirées que je tiens à garder là, bien au chaud dans cette partie de mon cerveau où se collectionnent les précieuses réminiscences de ce qui est révolu.
C'est à toi que je dois ce futur permis de conduire. Je t'en remercie, d'autant plus que je sais que si tu avais été là pour me conseiller, c'est ce que tu aurais voulu.
Ton souvenir est une grande motivation pour moi. Je pense beaucoup à toi en ce moment, et pourtant je vois que ma tristesse a évolué vers un autre sentiment, tellement plus positif.
En grande partie parce que j'ai l'impression qu'en ce moment, si tu me voyais... tu serais fier de moi!!!
Merci!!
C'est à toi que je dois ce futur permis de conduire. Je t'en remercie, d'autant plus que je sais que si tu avais été là pour me conseiller, c'est ce que tu aurais voulu.
Ton souvenir est une grande motivation pour moi. Je pense beaucoup à toi en ce moment, et pourtant je vois que ma tristesse a évolué vers un autre sentiment, tellement plus positif.
En grande partie parce que j'ai l'impression qu'en ce moment, si tu me voyais... tu serais fier de moi!!!
Merci!!
vendredi 20 janvier 2012
Un moment de calme
Confortablement installée sur le moelleux d'un lit, tête appuyée contre un oreiller de plumes, café chaud... les pensées s'envolent d'elles-mêmes, se faufilant parmi des souvenirs phares et retrouvant, repêchant à grands coups de moulinet, les détails, personnages et autres réminiscences d'un passé, des multiples versions de soi-même ayant tour à tour parcouru les méandres de ce monde.
Un appartement près du Jardin Botanique, promenades durant les longs après-midis ensoleillés et doux, inspirant les différents parfums composant cette nature variée et magnifique, inhalant la terre humide avec le même plaisir que les arômes capiteux de ces fleurs dont la profusion n'altère en rien le bon goût et la magie des lieux.
Un chalet près d'un lac, une plage de sable et des courses folles... un feu dans la forêt, discret, bravant l'interdiction parentale, et des dizaines de guimauves embrochées, à moitié calcinées, suintant d'une pâte blanche épaisse et coulante, sucrée à souhait et dont la saveur se mêlait agréablement avec le goût de la croûte brûlée...
Chahuts et provocations dans de petits restaus, disputes et revanches, lancers de saucisses et frondes adolescentes... terrorisme au juke-box et rires niais... gloussements de jeunes dindes en rébellion contre un monde qui ne tarderait pas à les assagir.
Soirées entre amis, longues dégustations de repas communautaires, petites et grandes cuites, jeux interminables, organisations un peu folles, souvent délectables, parfois un peu trop... folies, démesures et plaisirs, sorties, danses et musique, percings et amitiés fortes, expériences colorées et rigolotes...
On oublie, on relègue dans un passé-coffre dont on ferme la serrure à double tour... et c'est lorsqu'un déjà-vu, une odeur, un son... voire la vue d'une couleur ou d'une ondulation fait remonter un souvenir à la surface d'un conscient involontaire que l'on se rend compte de l'importance de toute cette masse de vie dans notre vécu actuel, nos décisions et nos angoisses, nos rêves et nos hésitations.
En ce moment... j'ai de très beaux souvenirs...
Un appartement près du Jardin Botanique, promenades durant les longs après-midis ensoleillés et doux, inspirant les différents parfums composant cette nature variée et magnifique, inhalant la terre humide avec le même plaisir que les arômes capiteux de ces fleurs dont la profusion n'altère en rien le bon goût et la magie des lieux.
Un chalet près d'un lac, une plage de sable et des courses folles... un feu dans la forêt, discret, bravant l'interdiction parentale, et des dizaines de guimauves embrochées, à moitié calcinées, suintant d'une pâte blanche épaisse et coulante, sucrée à souhait et dont la saveur se mêlait agréablement avec le goût de la croûte brûlée...
Chahuts et provocations dans de petits restaus, disputes et revanches, lancers de saucisses et frondes adolescentes... terrorisme au juke-box et rires niais... gloussements de jeunes dindes en rébellion contre un monde qui ne tarderait pas à les assagir.
Soirées entre amis, longues dégustations de repas communautaires, petites et grandes cuites, jeux interminables, organisations un peu folles, souvent délectables, parfois un peu trop... folies, démesures et plaisirs, sorties, danses et musique, percings et amitiés fortes, expériences colorées et rigolotes...
On oublie, on relègue dans un passé-coffre dont on ferme la serrure à double tour... et c'est lorsqu'un déjà-vu, une odeur, un son... voire la vue d'une couleur ou d'une ondulation fait remonter un souvenir à la surface d'un conscient involontaire que l'on se rend compte de l'importance de toute cette masse de vie dans notre vécu actuel, nos décisions et nos angoisses, nos rêves et nos hésitations.
En ce moment... j'ai de très beaux souvenirs...
mardi 17 janvier 2012
Psyché
Sourires et propos absurdes donnant à la vie sa dose d'humour, de légèreté; partage essentiel, exhumation de soi, de son essence tendant à travestir le quotidien en autant de moments précieux, allégeant les difficultés sous des apparences ridicules et faibles, transformant les embûches en insectes s'écrasant sous des sabots indifférents et hautains.
Cafés rigolos, cafés sous les pleurs, la recherche du pourquoi, du comment... Rires étouffés ou en cascades, sanglots mêlés de bouffées humoristiques, bien-être, reflet de l'âme, du moi, miroir vivant...
... puis angoissant...
Miroir de soi, de ses horreurs, sans fard et sans humour, miroir de haine, mais tout de même... miroir...
Réflexion de faiblesses, de travers, de haines inutiles; reflet d'insuffisances...
Les remises en question, évolutions et apprentissages ne sont souvent que le résultat de la perception de celui ou celle qui nous ressemble et qui, tel un miroir, nous envoie le spectacle que nous donnons... comme une caricature de soi...
Insupportable...
Cafés rigolos, cafés sous les pleurs, la recherche du pourquoi, du comment... Rires étouffés ou en cascades, sanglots mêlés de bouffées humoristiques, bien-être, reflet de l'âme, du moi, miroir vivant...
... puis angoissant...
Miroir de soi, de ses horreurs, sans fard et sans humour, miroir de haine, mais tout de même... miroir...
Réflexion de faiblesses, de travers, de haines inutiles; reflet d'insuffisances...
Les remises en question, évolutions et apprentissages ne sont souvent que le résultat de la perception de celui ou celle qui nous ressemble et qui, tel un miroir, nous envoie le spectacle que nous donnons... comme une caricature de soi...
Insupportable...
samedi 14 janvier 2012
Retour vers le passé
Hier midi, lorsque je suis arrivée à l'école, j'ai annoncé aux enfants que nous allions passer par un autre chemin puisque, pour aller porter un devis à une maison tout près, nous ferions un long détour.
Après avoir cherché l'adresse, puis déposé notre enveloppe, nous devions reprendre notre route, et la façon la plus simple et rapide était de passer par la maternelle, ou plutôt de suivre le chemin pris, jour après jour, durant les 4 années durant lesquelles au moins un de mes enfants y était inscrit.
- Maman, j'ai pas trop envie de passer par là...
- Pourquoi? Ca ne te fera pas plaisir de revoir le petit chemin? Ca fait longtemps!!! Et puis ça nous évite un détour!!
Nous y sommes donc allés, et les enfants ont fait quelques remarques plutôt enjouées sur ce dont ils se rappelaient, ou ce qui avait changé... c'était amusant, quoi!!
Du moins je le croyais, puisque Elana, quelques minutes après avoir rejoint la route habituelle:
- Maman, j'aime mieux qu'on ne repasse plus jamais par là!!!
- Ah bon? T'as pas aimé?
- Non, pas trop... parce qu'on dirait que je ne suis plus moi... Ca me mêle, je pense que je vais faire des cauchemars...
- Mais c'est simplement un chemin plus court...
- Je sais, mais ça me fait peur... peur de vomir... comme si j'étais plus dans mon corps...
Bien sûr, je peux comprendre le drôle de sentiment de Nana, cette émotion devant ce qui n'est plus, une ancienne vie qui nous plaisait, un peu de nostalgie, peut-être...
Cependant, sa façon de refuser de le vivre, ou de rejeter cette émotion, même en avoir peur, me laisse quelque peu perplexe...
Elana a besoin d'une route très droite, sans ambiguité. Un chemin tracé, qu'elle appréhende parfaitement et qui ne l'amènent pas dans un monde d'émotions déstabilisantes.
Intéressant!!
Personnellement, si je suis souvent sous le coup d'émotions violentes lorsque je revois des lieux ou objets venant d'un passé à demi oublié, j'aime m'y confronter. Je recherche souvent sur internet des images de telle enseigne, de telle rue sur Google Map où j'ai habité à tel âge... cette sensation de perdre pied dans le temps me plaît, comme si l'on pouvait reculer, s'y perdre, s'imaginer si... et si...
... et marcher dans les allées de mes souvenirs, remettant en perspective, rationnalisant, comprenant un peu mieux... apportant des réponses à certaines questions...
Ca ne m'était jamais venu à l'idée que l'on pouvait en souffrir...
Après avoir cherché l'adresse, puis déposé notre enveloppe, nous devions reprendre notre route, et la façon la plus simple et rapide était de passer par la maternelle, ou plutôt de suivre le chemin pris, jour après jour, durant les 4 années durant lesquelles au moins un de mes enfants y était inscrit.
- Maman, j'ai pas trop envie de passer par là...
- Pourquoi? Ca ne te fera pas plaisir de revoir le petit chemin? Ca fait longtemps!!! Et puis ça nous évite un détour!!
Nous y sommes donc allés, et les enfants ont fait quelques remarques plutôt enjouées sur ce dont ils se rappelaient, ou ce qui avait changé... c'était amusant, quoi!!
Du moins je le croyais, puisque Elana, quelques minutes après avoir rejoint la route habituelle:
- Maman, j'aime mieux qu'on ne repasse plus jamais par là!!!
- Ah bon? T'as pas aimé?
- Non, pas trop... parce qu'on dirait que je ne suis plus moi... Ca me mêle, je pense que je vais faire des cauchemars...
- Mais c'est simplement un chemin plus court...
- Je sais, mais ça me fait peur... peur de vomir... comme si j'étais plus dans mon corps...
Bien sûr, je peux comprendre le drôle de sentiment de Nana, cette émotion devant ce qui n'est plus, une ancienne vie qui nous plaisait, un peu de nostalgie, peut-être...
Cependant, sa façon de refuser de le vivre, ou de rejeter cette émotion, même en avoir peur, me laisse quelque peu perplexe...
Elana a besoin d'une route très droite, sans ambiguité. Un chemin tracé, qu'elle appréhende parfaitement et qui ne l'amènent pas dans un monde d'émotions déstabilisantes.
Intéressant!!
Personnellement, si je suis souvent sous le coup d'émotions violentes lorsque je revois des lieux ou objets venant d'un passé à demi oublié, j'aime m'y confronter. Je recherche souvent sur internet des images de telle enseigne, de telle rue sur Google Map où j'ai habité à tel âge... cette sensation de perdre pied dans le temps me plaît, comme si l'on pouvait reculer, s'y perdre, s'imaginer si... et si...
... et marcher dans les allées de mes souvenirs, remettant en perspective, rationnalisant, comprenant un peu mieux... apportant des réponses à certaines questions...
Ca ne m'était jamais venu à l'idée que l'on pouvait en souffrir...
vendredi 13 janvier 2012
L'hiver est là?
L'hiver est arrivé!! Bizarrement, j'en suis heureuse!!!
Nous n'avons pas de neige, non... en aurons-nous seulement? Personnellement je n'y tiens pas mais les enfants attendent, impatients, le moindre flocon dans lequel ils mettent toutes leurs envies de bonshommes blancs au nez en carotte, de courses, de forts, de bagarres à coups de boules de neige!!!
Le prochain flocon osant montrer le bout de son nez risque de crouler sous la responsabilité qui lui incombera d'être un hiver à lui tout seul!!
Cependant, l'hiver est arrivé!!!
Bien sûr, à 4°C on ne parle généralement pas d'un mois de janvier bien rigoureux... et le soleil illuminant tout, inondant d'une promesse de printemps le ciel bleu et les arbres n'est pas particulièrement réfrigérant...
Alors? Comment puis-je donc avoir l'audace de parler d'hiver???
Parce qu'il peut faire beau, le soleil peut briller et la température se faire plutôt clémente, il n'empêche que ça sent bon la neige et son hiver et que le vent, bien que plutôt doux, pique la peau comme celui qui hante mes souvenirs lorsque l'automne arrrive, celui qui m'angoisse mais qui, ici, à 4°C...
... n'est qu'une agréable réminiscence d'un lointain passé abitibien aux immenses bancs de neige (congères) agrémentant nos récréations, aux trottoirs recouverts d'une épaisse couche de glace de décembre à avril, aux oreilles rouge cerise lorsque, aux joues douloureuses, aux minuscules aiguilles pénétrant cruellement dans nos doigts gelés lorsque, après avoir passé trop de temps à l'extérieur, le processus de congélation avait débuté...
Finalement, le pire de l'hiver est l'annonce de sa venue... une fois qu'il est là... il ne peut que se terminer et laisser la place à la nouvelle saison.
Nous n'avons pas de neige, non... en aurons-nous seulement? Personnellement je n'y tiens pas mais les enfants attendent, impatients, le moindre flocon dans lequel ils mettent toutes leurs envies de bonshommes blancs au nez en carotte, de courses, de forts, de bagarres à coups de boules de neige!!!
Le prochain flocon osant montrer le bout de son nez risque de crouler sous la responsabilité qui lui incombera d'être un hiver à lui tout seul!!
Cependant, l'hiver est arrivé!!!
Bien sûr, à 4°C on ne parle généralement pas d'un mois de janvier bien rigoureux... et le soleil illuminant tout, inondant d'une promesse de printemps le ciel bleu et les arbres n'est pas particulièrement réfrigérant...
Alors? Comment puis-je donc avoir l'audace de parler d'hiver???
Parce qu'il peut faire beau, le soleil peut briller et la température se faire plutôt clémente, il n'empêche que ça sent bon la neige et son hiver et que le vent, bien que plutôt doux, pique la peau comme celui qui hante mes souvenirs lorsque l'automne arrrive, celui qui m'angoisse mais qui, ici, à 4°C...
... n'est qu'une agréable réminiscence d'un lointain passé abitibien aux immenses bancs de neige (congères) agrémentant nos récréations, aux trottoirs recouverts d'une épaisse couche de glace de décembre à avril, aux oreilles rouge cerise lorsque, aux joues douloureuses, aux minuscules aiguilles pénétrant cruellement dans nos doigts gelés lorsque, après avoir passé trop de temps à l'extérieur, le processus de congélation avait débuté...
Finalement, le pire de l'hiver est l'annonce de sa venue... une fois qu'il est là... il ne peut que se terminer et laisser la place à la nouvelle saison.
mercredi 4 janvier 2012
Mon bilan... et on passe à la suite!!!
Quel bilan!!!! Une année pourtant assez pauvre en rebondissements mais riche, trop riche en imprévus, angoisse, désillusions et pertes.
2011 s'est ouverte sur un bilan professionnel fortement déficitaire nous fermant les portes de toutes les occasions, nous obligeant à louvoyer entre banques et fournisseurs, et toujours à la limite, assis sur la clotûre entre "On arrête!" et "On continue!". Nous nous sommes accrochés, puisque les conseils de nos comptables et banquiers allaient en ce sens, nous assurant que cette situation pouvait s'améliorer, qu'après trois ans ce n'était pas un cas désespéré mais que nous galérerions.
Point positif: Je crois que nous avons réussi à remonter la pente, si ce n'est au complet, c'est au moins en partie, sans nous enfoncer davantage. J'ai hâte, hâte au bilan qui nous sera présenté en mars 2012 et qui, je le souhaite désespérément, nous permettra de relever la tête et de reléguer cette année de malheur dans son carcan!!!
Socialement, les pertes se sont accumulées. Le départ d'Olivier, le décès de mon père, certaines ruptures douloureuses ont été difficiles à assumer par mon émotivité de plus en plus à fleur de peau, exacerbée par les problèmes professionnels et financiers.
Cependant, j'ai eu deux merveilleuses visites du Québec!!! Ma fille d'abord, que je n'avais pas vue depuis des années, m'a gratifiée de sa présence durant deux splendides semaines de retrouvailles, de partages, d'amour et de souvenirs. Puis ma maman est arrivée pour trois belles semaines de décoration, de rénovation, de visites, de rires, de conversations interminables, de popote et de bien-être!!
Lorsque je repense à tout le côté négatif de l'année, à mes différents craquages, aux problèmes de santé de Nana, à mes réactions exagérément émotionnelles à la mort de mon père et à mon incapacité à gérer certaines déceptions, je me dis que si je n'avais pas eu ces moments de bonheur avant... franchement...
Par contre, j'ai pu constater que les moments difficiles que j'ai vécus en raison de décisions que j'ai prises, décisions importantes et dangereuses, se sont avérés nécessaires puisque avec le temps et le recul, je peux voir tout le positif qui en découle.
Sans compter le soutien que j'ai reçu d'amies, de relations, autour de cafés, lors de visites d'un weekend, et qui toutes ont compté énormément pour moi et m'ont permis de m'exprimer, de relâcher le trop-plein, de partager, de prendre un peu de bon temps avec ces personnes que j'apprécie!!!
Côté blog, j'ai pris la décision de fermer pour ouvrir ici, je ne le regrette pas, je suis heureuse d'avoir changé, pris un nouveau départ!!
Et l'année 2012...
Je la sens bien!!!
Comme je l'ai dit plus haut, je pense que le bilan professionnel nous réserve une bonne nouvelle, même si je ne crois pas que nous serons complètement sortis d'affaire, mais le tour de force de diminuer un déficit serait déjà bien, très bien accueilli.
Alex a de bonnes perspectives durant l'année, certaines sûres, d'autres en projets mais très intéressantes. Du travail en abondance, des clients pour la plupart déjà connus et avec qui le contact passe bien; c'est énorme!!!
Je serai enfin en mesure de m'inscrire à l'école de conduite pour passer mon permis, chose que je retardais constamment par peur de ne pas être capable de terminer ce que je commençais!! Je crains, j'ai hâte, je suis fébrile et heureuse de voir en perspective ce regain d'autonomie que me donnera la possibilité d'aller acheter des vêtements ou de faire les courses hebdomadaires sans attendre le retour d'Alex du boulot!!! Une grande liberté pour moi, un immense soulagement pour lui!!
Le temps des fêtes m'aura coûté 6 kilos dont la majorité sont sans doute dus à la rétention d'eau causée par l'alcool et la nourriture riche en sel que nous consommons à cette période. Le chiffre devrait se faire moins terrifiant avec le temps.
Mon but est maintenant de me rendre à Pâques en restant fidèle à WW. Prochaine fête des kilos... à -15... soit dans quelques semaines...
Pour en revenir à ce qui nous occupe, un bilan difficile pour 2011 que j'espère oublier assez rapidement et qui restera, je l'espère, la pire année de notre existence familiale!!!
2011 s'est ouverte sur un bilan professionnel fortement déficitaire nous fermant les portes de toutes les occasions, nous obligeant à louvoyer entre banques et fournisseurs, et toujours à la limite, assis sur la clotûre entre "On arrête!" et "On continue!". Nous nous sommes accrochés, puisque les conseils de nos comptables et banquiers allaient en ce sens, nous assurant que cette situation pouvait s'améliorer, qu'après trois ans ce n'était pas un cas désespéré mais que nous galérerions.
Point positif: Je crois que nous avons réussi à remonter la pente, si ce n'est au complet, c'est au moins en partie, sans nous enfoncer davantage. J'ai hâte, hâte au bilan qui nous sera présenté en mars 2012 et qui, je le souhaite désespérément, nous permettra de relever la tête et de reléguer cette année de malheur dans son carcan!!!
Socialement, les pertes se sont accumulées. Le départ d'Olivier, le décès de mon père, certaines ruptures douloureuses ont été difficiles à assumer par mon émotivité de plus en plus à fleur de peau, exacerbée par les problèmes professionnels et financiers.
Cependant, j'ai eu deux merveilleuses visites du Québec!!! Ma fille d'abord, que je n'avais pas vue depuis des années, m'a gratifiée de sa présence durant deux splendides semaines de retrouvailles, de partages, d'amour et de souvenirs. Puis ma maman est arrivée pour trois belles semaines de décoration, de rénovation, de visites, de rires, de conversations interminables, de popote et de bien-être!!
Lorsque je repense à tout le côté négatif de l'année, à mes différents craquages, aux problèmes de santé de Nana, à mes réactions exagérément émotionnelles à la mort de mon père et à mon incapacité à gérer certaines déceptions, je me dis que si je n'avais pas eu ces moments de bonheur avant... franchement...
Par contre, j'ai pu constater que les moments difficiles que j'ai vécus en raison de décisions que j'ai prises, décisions importantes et dangereuses, se sont avérés nécessaires puisque avec le temps et le recul, je peux voir tout le positif qui en découle.
Sans compter le soutien que j'ai reçu d'amies, de relations, autour de cafés, lors de visites d'un weekend, et qui toutes ont compté énormément pour moi et m'ont permis de m'exprimer, de relâcher le trop-plein, de partager, de prendre un peu de bon temps avec ces personnes que j'apprécie!!!
Côté blog, j'ai pris la décision de fermer pour ouvrir ici, je ne le regrette pas, je suis heureuse d'avoir changé, pris un nouveau départ!!
Et l'année 2012...
Je la sens bien!!!
Comme je l'ai dit plus haut, je pense que le bilan professionnel nous réserve une bonne nouvelle, même si je ne crois pas que nous serons complètement sortis d'affaire, mais le tour de force de diminuer un déficit serait déjà bien, très bien accueilli.
Alex a de bonnes perspectives durant l'année, certaines sûres, d'autres en projets mais très intéressantes. Du travail en abondance, des clients pour la plupart déjà connus et avec qui le contact passe bien; c'est énorme!!!
Je serai enfin en mesure de m'inscrire à l'école de conduite pour passer mon permis, chose que je retardais constamment par peur de ne pas être capable de terminer ce que je commençais!! Je crains, j'ai hâte, je suis fébrile et heureuse de voir en perspective ce regain d'autonomie que me donnera la possibilité d'aller acheter des vêtements ou de faire les courses hebdomadaires sans attendre le retour d'Alex du boulot!!! Une grande liberté pour moi, un immense soulagement pour lui!!
Le temps des fêtes m'aura coûté 6 kilos dont la majorité sont sans doute dus à la rétention d'eau causée par l'alcool et la nourriture riche en sel que nous consommons à cette période. Le chiffre devrait se faire moins terrifiant avec le temps.
Mon but est maintenant de me rendre à Pâques en restant fidèle à WW. Prochaine fête des kilos... à -15... soit dans quelques semaines...
Pour en revenir à ce qui nous occupe, un bilan difficile pour 2011 que j'espère oublier assez rapidement et qui restera, je l'espère, la pire année de notre existence familiale!!!
mardi 29 novembre 2011
Lâcher prise
Monter au créneau, encore et toujours, afin de défendre son opinion et son droit à l'affirmer, tenter d'expliquer, de justifier, de remettre en mémoire...
... toutes actions bien souvent inutiles... surtout avec le temps qui passe et qui nous prive, tout doucement, de beaux moments que l'on passe à essayer, à démontrer, à demander...
La vie nous montre assez rapidement la différence entre les efforts qui paient et les coups dans l'eau... et à 41 ans, je ne me prends plus la tête.
Tout ce que je n'ai pas vu passer... parce que trop occupée à repriser, raccommoder ce qui devait céder tôt ou tard par éloignement, par incompréhension, par entêtement.
Laissez-vous porter, mais ne vous accrochez pas désespérément. J'ai appris depuis quelques années que lorsque l'on commence à vous juger sans vous écouter, c'est que c'est terminé... qu'on peut passer à autre chose...
... et que s'il y a lieu, l'occasion se représentera d'elle-même, un jour...
Mais ne l'attendez pas... regardez vers l'avant!!! Ce qui ne s'est pas entretenu de lui-même est voué à l'étiolement, c'est imparable...
Aujourd'hui... je me sens bien!!! En accord avec moi-même, je me concentre sur l'essentiel!!
... toutes actions bien souvent inutiles... surtout avec le temps qui passe et qui nous prive, tout doucement, de beaux moments que l'on passe à essayer, à démontrer, à demander...
La vie nous montre assez rapidement la différence entre les efforts qui paient et les coups dans l'eau... et à 41 ans, je ne me prends plus la tête.
Tout ce que je n'ai pas vu passer... parce que trop occupée à repriser, raccommoder ce qui devait céder tôt ou tard par éloignement, par incompréhension, par entêtement.
Laissez-vous porter, mais ne vous accrochez pas désespérément. J'ai appris depuis quelques années que lorsque l'on commence à vous juger sans vous écouter, c'est que c'est terminé... qu'on peut passer à autre chose...
... et que s'il y a lieu, l'occasion se représentera d'elle-même, un jour...
Mais ne l'attendez pas... regardez vers l'avant!!! Ce qui ne s'est pas entretenu de lui-même est voué à l'étiolement, c'est imparable...
Aujourd'hui... je me sens bien!!! En accord avec moi-même, je me concentre sur l'essentiel!!
vendredi 21 octobre 2011
Bienfaisante solitude
Si être seul équivaut à un cauchemar pour certains, j'ai, pour ma part, toujours apprécié ces moments de calme, seule avec moi-même, à faire à mon propre rythme ce dont j'ai envie... pour moi!!!
Bien sûr après un long moment de solitude il me tarde de voir des gens, de partager avec des amis, de m'immiscer dans mon réseau social dont je m'extraies avec un soupir de bien-être lorsque mon besoin est assouvi...
Et c'est durant ces moments de détente mentale (parce que je travaille tout de même, faut pas croire) que je fais mes retours sur moi-même, que je réfléchis, arrive à me comprendre, ou plutôt à faire le ménage dans les émotions qui prennent possession de moi un peu trop rapidement, parfois...
... et je me retrouve souffrante, prise entre une sensibilité à fleur de peau dans un univers qui n'est pas fait pour moi, devant des gens qui ne me comprennent pas davantage que moi-même je n'arrive à déchiffrer leurs attitudes.
Je ne me renferme pas, je ne fais pas le vide autour de moi, non... et c'est là ce qui est parfois difficile à appréhender pour ceux qui sont si différents...
Je suis d'un naturel solitaire... je suis bien dans mon chez-moi, avec mon livre, mon ordinateur, mon boulot que j'accomplis dans le calme, à une cadence qui n'est imposée que par moi-même...
J'étouffe lorsque je suis perdue au milieu de mes semblables... je ne suis bien qu'en petite société, avec des amis un peu comme moi ou qui arrivent à comprendre qu'on ne peut transformer une chat en souris?
L'être humain, à la base... est-il grégaire ou solitaire?
Bien sûr après un long moment de solitude il me tarde de voir des gens, de partager avec des amis, de m'immiscer dans mon réseau social dont je m'extraies avec un soupir de bien-être lorsque mon besoin est assouvi...
Et c'est durant ces moments de détente mentale (parce que je travaille tout de même, faut pas croire) que je fais mes retours sur moi-même, que je réfléchis, arrive à me comprendre, ou plutôt à faire le ménage dans les émotions qui prennent possession de moi un peu trop rapidement, parfois...
... et je me retrouve souffrante, prise entre une sensibilité à fleur de peau dans un univers qui n'est pas fait pour moi, devant des gens qui ne me comprennent pas davantage que moi-même je n'arrive à déchiffrer leurs attitudes.
Je ne me renferme pas, je ne fais pas le vide autour de moi, non... et c'est là ce qui est parfois difficile à appréhender pour ceux qui sont si différents...
Je suis d'un naturel solitaire... je suis bien dans mon chez-moi, avec mon livre, mon ordinateur, mon boulot que j'accomplis dans le calme, à une cadence qui n'est imposée que par moi-même...
J'étouffe lorsque je suis perdue au milieu de mes semblables... je ne suis bien qu'en petite société, avec des amis un peu comme moi ou qui arrivent à comprendre qu'on ne peut transformer une chat en souris?
L'être humain, à la base... est-il grégaire ou solitaire?
jeudi 20 octobre 2011
Délirium
J'ai fermé les yeux...
Comme ça, sans plus y réfléchir, désireuse de ne plus rien voir de ce monde, de me libérer de ces entraves nées de toutes ces obligations inutiles que le genre humain nous impose sans que pourtant elles n'aient d'autre utilité que de permettre à la société qui nous domine de continuer son chemin pervers dans une évolution fatale.
Mes paupières se sont abaissées, me dissimulant le monde tel que je ne peux plus le voir, et j'ai pu ainsi laisser libre cours à mes songes, mes envies...
... et c'est ainsi qu'enfin, j'ai pu sourire pour la première fois.
Comme ça, sans plus y réfléchir, désireuse de ne plus rien voir de ce monde, de me libérer de ces entraves nées de toutes ces obligations inutiles que le genre humain nous impose sans que pourtant elles n'aient d'autre utilité que de permettre à la société qui nous domine de continuer son chemin pervers dans une évolution fatale.
Mes paupières se sont abaissées, me dissimulant le monde tel que je ne peux plus le voir, et j'ai pu ainsi laisser libre cours à mes songes, mes envies...
... et c'est ainsi qu'enfin, j'ai pu sourire pour la première fois.
lundi 17 octobre 2011
Personne ne me voit???
Vous êtes seule à la maison... et vous vous adonnez à quelques occupations tout à fait respectables, et vous chantonnez...
... distraitement...
Peut-être êtes-vous en train de fredonner un air connu que vous avez entendu à la radio, ou un jingle passé en boucle pendant que vos enfants regardaient la télévision...
... ou alors il est possible que vous alliez, dans la joie, porteuse d'une imagination honteuse et sans limites, coupant rageusement vos légumes en chantant une idiotie sortie de votre intérieur...
En l'occurrence, il se peut que les paroles se composent d'insignifiances aussi peu poétiques que "Mon p'tit minou pouloulouuuuuuu!!!!"...
... et c'est en vous entendant vous-même que vous réalisez que...
... vraiment...
... il est préférable que personne ne soit entré sans que vous l'entendiez...
... et qu'il ou elle soit en train de vous écouter...
C'est précisément lors de ces moments de vérité sur vous-même que reviennent à votre mémoire toutes ces fois où cette phrase "heureusement que personne ne me voit" a flotté dans votre tête...
... ainsi que le regard honteux de ceux que vous avez surpris dans ce genre de comportement solitaire et secret...
... et le plaisir que vous en avez retiré lorsque vous avez réalisé que nous sommes tous faits de la même façon...
... distraitement...
Peut-être êtes-vous en train de fredonner un air connu que vous avez entendu à la radio, ou un jingle passé en boucle pendant que vos enfants regardaient la télévision...
... ou alors il est possible que vous alliez, dans la joie, porteuse d'une imagination honteuse et sans limites, coupant rageusement vos légumes en chantant une idiotie sortie de votre intérieur...
En l'occurrence, il se peut que les paroles se composent d'insignifiances aussi peu poétiques que "Mon p'tit minou pouloulouuuuuuu!!!!"...
... et c'est en vous entendant vous-même que vous réalisez que...
... vraiment...
... il est préférable que personne ne soit entré sans que vous l'entendiez...
... et qu'il ou elle soit en train de vous écouter...
C'est précisément lors de ces moments de vérité sur vous-même que reviennent à votre mémoire toutes ces fois où cette phrase "heureusement que personne ne me voit" a flotté dans votre tête...
... ainsi que le regard honteux de ceux que vous avez surpris dans ce genre de comportement solitaire et secret...
... et le plaisir que vous en avez retiré lorsque vous avez réalisé que nous sommes tous faits de la même façon...
samedi 1 octobre 2011
La camarde
Aujourd'hui, j'ai vu un arbre...
... un arbre comme les autres mais en plus grand que certains, en plus petit que d'autres... ne sachant plus que faire de ces feuilles encore trop vertes ne reconnaissant un automne qu'à l'arrivée du froid, absent en ce premier octobre...
Si quelques-unes d'entre elles parsemaient bien le sol, ce n'était que les plus faibles, les plus âgées, les infirmes, les malades... et les autres s'accrochaient, se projetaient vers le rameau qui les avait vues naître... et désirait maintenant les abandonner à une mort assurée.
Et l'arbre secouait ses branches de haut en bas, puis de gauche à droite, et les lançait vers l'avant en une colère désespérée, usant ses dernières forces, sans réussir à ne faire tomber que quelques feuilles résignées, les seules, peut-être, à avoir compris que le temps était venu...
Mais le vent, sentant l'arbre complètement épuisé, s'arrêta de souffler...
... et une feuille, pas si jaune que ça, ni si racornie, ni tellement sèche mais un peu tout, se laissa choir... et s'envola...
... un arbre comme les autres mais en plus grand que certains, en plus petit que d'autres... ne sachant plus que faire de ces feuilles encore trop vertes ne reconnaissant un automne qu'à l'arrivée du froid, absent en ce premier octobre...
Si quelques-unes d'entre elles parsemaient bien le sol, ce n'était que les plus faibles, les plus âgées, les infirmes, les malades... et les autres s'accrochaient, se projetaient vers le rameau qui les avait vues naître... et désirait maintenant les abandonner à une mort assurée.
Et l'arbre secouait ses branches de haut en bas, puis de gauche à droite, et les lançait vers l'avant en une colère désespérée, usant ses dernières forces, sans réussir à ne faire tomber que quelques feuilles résignées, les seules, peut-être, à avoir compris que le temps était venu...
Mais le vent, sentant l'arbre complètement épuisé, s'arrêta de souffler...
... et une feuille, pas si jaune que ça, ni si racornie, ni tellement sèche mais un peu tout, se laissa choir... et s'envola...
vendredi 16 septembre 2011
Les petites filles, ça pense beaucoup!!!!
Tu sais, maman, les chats ne sont pas vraiment comme nous... parce que eux, déjà, ils ne parlent pas... et puis ils se lèchent les fesses pour se laver et pas nous... et quand ils ronronnent, nous on ne ronronne pas... et ils seront plus petits que nous même quand ils seront adultes et quand ils aiment bien ils ronronnent et pas nous mais nous des fois quand on aime bien on ferme les yeux mais eux des fois ils ronronnent et ils ferment les yeux aussi mais c'est pas vraiment comme nous... et puis Jack, à deux ans je pense qu'il sera adulte et pas nous... tu vois... c'est pour ça qu'ils sont pas comme nous... vraiment...
jeudi 21 avril 2011
Traverser la tempête
Parfois, la roue se met à tourner de façon trop rapide, trop déstabilisante, vous montrant des choses que vous ne voulez surtout pas voir, des gens qui ne vous voient plus de la même façon, mais si vous vous trompiez????
Comment départager le vrai du faux quand vous ne pouvez compter que sur votre intuition qui vous dit que vous mettez le pied dans un piège, que l'endroit où vous entrez n'est plus le havre de paix qu'il a déjà été, que vous devez vous protéger avant tout?
Y croyez-vous??? Vous vous dites que c'est le stress, le mal-être??? Vous êtes mal dans votre peau et vous développez des idées noires??? Vous devenez parano???
Quand tout se met à aller trop vite, les émotions sont si profondes, si fragilisantes, que l'on n'arrive plus à faire le tri, à se comprendre, ni même à se reconnaître dans cet amas de sensations, de déceptions...
La colère, la frustration dominent souvent ce qui n'est qu'incompréhension... et c'est en faisant un retour sur soi, dans le calme, loin de tout ce qui est à l'origine du malaise, que l'on peut enfin faire un tri salvateur.
Il n'est pas simple d'arriver à se voir comme on est, puisqu'il faut avant tout accepter ce qui est négatif dans son comportement, se critiquer...
Et souvent, en arriver à se rendre compte que les intuitions ne sont pas là pour rien, et qu'il faut cesser de se dire, lorsqu'on a l'impression que les choses ne sont plus ce qu'elles étaient, que l'on se trompe...
Accepter, déjà, de ne pas être aimée de tous... ce qui est plus facile pour certains que pour d'autres...
S'éloigner, se donner les moyens de vivre, de se retrouver... de réaliser ce qui, dans sa personnalité actuelle, fait vraiment partie de soi... ou développé pour pallier à un manque, à un besoin...
Je suis persuadée qu'il y a des rencontres, dans la vie, qui se font à certains moments, pour des raisons bien précises, et aident à faire des choix, ou à survivre à certaines situations trop difficiles.
Durant les dernières années, j'ai énormément évolué, j'ai appris à m'adapter à cette société alsacienne, à la considérer enfin comme mon chez-moi...
Aujourd'hui, j'entends les oiseaux chanter un printemps à l'odeur de lilas...
... et je me sens bien... reposée...
Comment départager le vrai du faux quand vous ne pouvez compter que sur votre intuition qui vous dit que vous mettez le pied dans un piège, que l'endroit où vous entrez n'est plus le havre de paix qu'il a déjà été, que vous devez vous protéger avant tout?
Y croyez-vous??? Vous vous dites que c'est le stress, le mal-être??? Vous êtes mal dans votre peau et vous développez des idées noires??? Vous devenez parano???
Quand tout se met à aller trop vite, les émotions sont si profondes, si fragilisantes, que l'on n'arrive plus à faire le tri, à se comprendre, ni même à se reconnaître dans cet amas de sensations, de déceptions...
La colère, la frustration dominent souvent ce qui n'est qu'incompréhension... et c'est en faisant un retour sur soi, dans le calme, loin de tout ce qui est à l'origine du malaise, que l'on peut enfin faire un tri salvateur.
Il n'est pas simple d'arriver à se voir comme on est, puisqu'il faut avant tout accepter ce qui est négatif dans son comportement, se critiquer...
Et souvent, en arriver à se rendre compte que les intuitions ne sont pas là pour rien, et qu'il faut cesser de se dire, lorsqu'on a l'impression que les choses ne sont plus ce qu'elles étaient, que l'on se trompe...
Accepter, déjà, de ne pas être aimée de tous... ce qui est plus facile pour certains que pour d'autres...
S'éloigner, se donner les moyens de vivre, de se retrouver... de réaliser ce qui, dans sa personnalité actuelle, fait vraiment partie de soi... ou développé pour pallier à un manque, à un besoin...
Je suis persuadée qu'il y a des rencontres, dans la vie, qui se font à certains moments, pour des raisons bien précises, et aident à faire des choix, ou à survivre à certaines situations trop difficiles.
Durant les dernières années, j'ai énormément évolué, j'ai appris à m'adapter à cette société alsacienne, à la considérer enfin comme mon chez-moi...
Aujourd'hui, j'entends les oiseaux chanter un printemps à l'odeur de lilas...
... et je me sens bien... reposée...
vendredi 1 avril 2011
Du rire aux larmes...
Qu'y a-t-il de plus beau, de plus difficile et douloureux qu'une vie passée à savourer les émotions, les sentiments et les passions, les colères, les larmes et les déceptions?
Rires et larmes d'enfants ne sont porteurs que de ce qu'ils ont l'air... Eclats, saccades de joie, de plénitude devant la surprise offerte, la fleur tenue entre des mains poisseuses; ou simplement ce grand bien-être, lorsque la recherche de la tendresse se termine entre des bras d'adulte aimant; larmes de frustration devant le biscuit refusé, les devoirs que l'on doit faire, les interdits parentaux, la perte d'un jouet...
Dans un rire d'adulte, il y a toute une vie... et plus nous avançons en âge, plus nous sommes difficiles à comprendre pour les autres, puisque que nos manifestations émotives contiennent nos soucis enfantins, nos terreurs adolescentes comme les expériences magiques de toutes ces premières fois... nos séparations, difficultés, mauvais moments, les ruptures amoureuses ou amicales que nous avons d'autant plus que nous sommes passionnés, que nous goûtons, croquons, et souffrons avec la même intensité...
Qui pourrait deviner que dans le sourire de la vieille dame de la maison de retraite se cachent des journées d'hiver ou de printemps, l'odeur de la paille ou des fruits trop mûrs dont le jus recouvre des doigts encore fermes, de multiples fêtes de famille, de Noël enluminés et de bouches grandes ouvertes sur des cris de joie, des feux d'artifice, des rubans et des premiers baisers, maladroits mais combien excitants, sur le chemin de l'âge adulte, de l'existence ponctuée d'accouchements, d'amour et de premiers mots??
Que voit-on dans une simple larme versée pour un anniversaire oublié?
Nous sommes le fruit de tout ce que nous avons vécu... et c'est ainsi que deux enfants vivront leurs déceptions au jour le jour et accumuleront, au fil du temps, tous ces petits riens ou ces grands chagrins, qui serviront, plus tard, à nourrir un ruissellement sur les joues d'une ancêtre...
... dont les enfants ne saisiront jamais l'intensité...
Et c'est ainsi qu'au fond, les liens les plus forts en arrivent à se défaire lorsque la flamme brûlant au plus profond de l'être puise son essence à des sources trop éloignées.
Je ne peux vivre qu'avec passion, et mon bagage en est d'autant plus fourni... parfois il me pèse... souvent il me pousse à avancer et m'accorde toute la richesse dont j'ai besoin.
Rires et larmes d'enfants ne sont porteurs que de ce qu'ils ont l'air... Eclats, saccades de joie, de plénitude devant la surprise offerte, la fleur tenue entre des mains poisseuses; ou simplement ce grand bien-être, lorsque la recherche de la tendresse se termine entre des bras d'adulte aimant; larmes de frustration devant le biscuit refusé, les devoirs que l'on doit faire, les interdits parentaux, la perte d'un jouet...
Dans un rire d'adulte, il y a toute une vie... et plus nous avançons en âge, plus nous sommes difficiles à comprendre pour les autres, puisque que nos manifestations émotives contiennent nos soucis enfantins, nos terreurs adolescentes comme les expériences magiques de toutes ces premières fois... nos séparations, difficultés, mauvais moments, les ruptures amoureuses ou amicales que nous avons d'autant plus que nous sommes passionnés, que nous goûtons, croquons, et souffrons avec la même intensité...
Qui pourrait deviner que dans le sourire de la vieille dame de la maison de retraite se cachent des journées d'hiver ou de printemps, l'odeur de la paille ou des fruits trop mûrs dont le jus recouvre des doigts encore fermes, de multiples fêtes de famille, de Noël enluminés et de bouches grandes ouvertes sur des cris de joie, des feux d'artifice, des rubans et des premiers baisers, maladroits mais combien excitants, sur le chemin de l'âge adulte, de l'existence ponctuée d'accouchements, d'amour et de premiers mots??
Que voit-on dans une simple larme versée pour un anniversaire oublié?
Nous sommes le fruit de tout ce que nous avons vécu... et c'est ainsi que deux enfants vivront leurs déceptions au jour le jour et accumuleront, au fil du temps, tous ces petits riens ou ces grands chagrins, qui serviront, plus tard, à nourrir un ruissellement sur les joues d'une ancêtre...
... dont les enfants ne saisiront jamais l'intensité...
Et c'est ainsi qu'au fond, les liens les plus forts en arrivent à se défaire lorsque la flamme brûlant au plus profond de l'être puise son essence à des sources trop éloignées.
Je ne peux vivre qu'avec passion, et mon bagage en est d'autant plus fourni... parfois il me pèse... souvent il me pousse à avancer et m'accorde toute la richesse dont j'ai besoin.
lundi 7 février 2011
Interlude
Toute petite, tu observes, scrutes autour de toi, fillette, tous ces gens qui discutent, interagissent, sans t'accorder un seul regard, sans avoir besoin de ta présence... Tu es là, souffrant de ton sentiment de solitude au milieu de la foule, et tu réalises que plutôt que de ne pas être vue, il est encore préférable de l'être mal...
Et tu provoques, tu multiplies les gros mots, les allusions, tu te fais remarquer comme ceux que tu admires, et qui, eux, te trouvent ridicule parce que ce n'est pas dans ta nature de faire rire, de susciter l'admiration, l'envie, l'intérêt...
Ton rôle est d'être celle qui passe inaperçue et tu ne le conçois pas, tu ne le veux surtout pas, alors tu continues en croyant que tu t'y es simplement mal prise mais tu te fourvoies encore et c'est après coup que tu comprends, que tes erreurs te sautent au visage mais il est toujours trop tard... et dans le feu de l'action tu répètes incorrigiblement, éternellement, les mêmes erreurs...
Contestataire honteuse, jouisseuse coupable... chacune de tes victoires a un goût amer, celui de l'échec puisque le but recherché n'est jamais celui que tu atteins avec un bonheur feint...
Autodestructrice et provocatrice, tu n'allumes que des incendies que tu ne sais éteindre, et les vraies joies auxquelles tu aspires, tu ne les atteindras jamais puisque ton existence n'est composée que de "j'aurais dû"... que tu as puisé, année après année, sur les yeux et les lèvres de ceux qui te regardent.
Et tu provoques, tu multiplies les gros mots, les allusions, tu te fais remarquer comme ceux que tu admires, et qui, eux, te trouvent ridicule parce que ce n'est pas dans ta nature de faire rire, de susciter l'admiration, l'envie, l'intérêt...
Ton rôle est d'être celle qui passe inaperçue et tu ne le conçois pas, tu ne le veux surtout pas, alors tu continues en croyant que tu t'y es simplement mal prise mais tu te fourvoies encore et c'est après coup que tu comprends, que tes erreurs te sautent au visage mais il est toujours trop tard... et dans le feu de l'action tu répètes incorrigiblement, éternellement, les mêmes erreurs...
Contestataire honteuse, jouisseuse coupable... chacune de tes victoires a un goût amer, celui de l'échec puisque le but recherché n'est jamais celui que tu atteins avec un bonheur feint...
Autodestructrice et provocatrice, tu n'allumes que des incendies que tu ne sais éteindre, et les vraies joies auxquelles tu aspires, tu ne les atteindras jamais puisque ton existence n'est composée que de "j'aurais dû"... que tu as puisé, année après année, sur les yeux et les lèvres de ceux qui te regardent.
vendredi 31 décembre 2010
2010: Et un petit bilan!
Et voilà l'année 2010 qui se termine enfin!!!
Une année marquée par le stress, par l'angoisse et le manque, par la crainte de tout perdre, une année passée à me replier sur moi-même, à ne rien trouver d'autre à dire sur mon blog qu'une longue suite de litanies, préférant souvent ne rien écrire plutôt que de répéter sempiternellement les mêmes jérémiades inutiles...
Je passerai sur les détails de tout ceci, je ne veux surtout pas faire revivre tous ces moments dont je me serais aisément privée allant, une année se terminant comme elle s'est déroulée, dans une atmosphère surtout pas de fêtes mais de maladie, dans un 31 décembre que nous passerons seuls tous les cinq à tenter de finir sur une note pas trop négative...
Je vais donc m'étendre sur mes vacances dans les Alpes, en famille, durant lesquelles nous avons enfin pu quitter l'Alsace et la routine pour visiter un peu mon pays d'adoption, ou plutôt quelques-unes de ses splendeurs.
Nous en avons profité pour visiter Danielle 38 et sa famille, une rencontre des plus agréables suivie immédiatement par un après-midi passé avec Aurélie à Strasbourg, autre prise de contact en réel, autre belle expérience...
Nous avons eu la joie et le bonheur de recevoir mon frère Antoine en compagnie de sa copine Marie-Jo durant quelques jours, et ma soeur m'a fait parvenir un superbe colis rempli de bonnes choses de chez moi, notamment de la sauce soya VH qui me manquait beaucoup et n'ayant rien à voir avec l'arôme Maggi, des cornichons sucrés que je n'ai pas encore savourés et quelques autres petites douceurs ou aides culinaires dont j'ai besoin très souvent!!!
Nous avons partagé un beau moment avec Marie-Constance et Guillaume qui, revenant du Canada, nous ont ramené aussi de petits souvenirs, des anecdotes et des descriptions larmoyantes (c'est moi qui larmoie) avant de nous emmener, toute la famille, au cirque Medrano où nous avons passé un excellent moment en famille...
Ajoutons à tout cela quelques soirées de couples, des cafés en toute amitié, un cirque du Soleil, quelques rencontres au fil du hasard laissant en nous un sentiment de bien-être...
Une année difficile heureusement ponctuée de beaux moments... annonçant, qui sait, une meilleure année pour 2011?
Et davantage de billets?
Je l'espère... parce que ce n'est pas en m'ennuyant penchée sur mon nombril déprimé que je vous raconterai des histoires!!!
Une année marquée par le stress, par l'angoisse et le manque, par la crainte de tout perdre, une année passée à me replier sur moi-même, à ne rien trouver d'autre à dire sur mon blog qu'une longue suite de litanies, préférant souvent ne rien écrire plutôt que de répéter sempiternellement les mêmes jérémiades inutiles...
Je passerai sur les détails de tout ceci, je ne veux surtout pas faire revivre tous ces moments dont je me serais aisément privée allant, une année se terminant comme elle s'est déroulée, dans une atmosphère surtout pas de fêtes mais de maladie, dans un 31 décembre que nous passerons seuls tous les cinq à tenter de finir sur une note pas trop négative...
Je vais donc m'étendre sur mes vacances dans les Alpes, en famille, durant lesquelles nous avons enfin pu quitter l'Alsace et la routine pour visiter un peu mon pays d'adoption, ou plutôt quelques-unes de ses splendeurs.
Nous en avons profité pour visiter Danielle 38 et sa famille, une rencontre des plus agréables suivie immédiatement par un après-midi passé avec Aurélie à Strasbourg, autre prise de contact en réel, autre belle expérience...
Nous avons eu la joie et le bonheur de recevoir mon frère Antoine en compagnie de sa copine Marie-Jo durant quelques jours, et ma soeur m'a fait parvenir un superbe colis rempli de bonnes choses de chez moi, notamment de la sauce soya VH qui me manquait beaucoup et n'ayant rien à voir avec l'arôme Maggi, des cornichons sucrés que je n'ai pas encore savourés et quelques autres petites douceurs ou aides culinaires dont j'ai besoin très souvent!!!
Nous avons partagé un beau moment avec Marie-Constance et Guillaume qui, revenant du Canada, nous ont ramené aussi de petits souvenirs, des anecdotes et des descriptions larmoyantes (c'est moi qui larmoie) avant de nous emmener, toute la famille, au cirque Medrano où nous avons passé un excellent moment en famille...
Ajoutons à tout cela quelques soirées de couples, des cafés en toute amitié, un cirque du Soleil, quelques rencontres au fil du hasard laissant en nous un sentiment de bien-être...
Une année difficile heureusement ponctuée de beaux moments... annonçant, qui sait, une meilleure année pour 2011?
Et davantage de billets?
Je l'espère... parce que ce n'est pas en m'ennuyant penchée sur mon nombril déprimé que je vous raconterai des histoires!!!
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